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La cigarette Anti Incendie

A partir du 17 novembre 2011, les fumeurs de l’Union Européenne achèterons des cigarettes qui s’éteignent d’elles même. Un procédé censé permettre d’éviter des brasiers parfois mortels (source le Figaro/minute buzzz)

Chaque année la cigarette est responsable de plus de 30 000 incendie, faisant un millier de victimes et plus de 4000 blessés (U.E). Pour prévenir ces accidents, l’ensemble des cigarettes commercialisées dans l’U.E doivent, depuis le 17 novembre 2011, être conforme aux normes Européennes de sécurité incendie. Les fabricants de cigarettes ont désormais l’obligation de produire des cigarettes « LIP » dite à faible propension à l’inflammation ( Lower Ignition Propensity).

Pour s’adapter à cette nouvelle règlementation, les industriels ont dû revoir leur copie. Les cigarettes misent sur le marché font dorénavant l’objet d’un procédé de fabrication novateur: un anneau de papier plus épais a été insérer à 2 ou 3 endroits du cylindre de tabac. Dans ces zones, le papier est moins micro perforé ce qui freine la circulation de l’air.  Ainsi, quand la cigarette n’est plus utilisée par le fumeur, elle s’éteint alors d’elle même en atteignant l’un de ces anneaux au lieu de se consumer.(principe de la combustion, voir le sujet « notion sur l’incendie » sur ce blog)

Une technique qui pourrait empêcher une cigarette, par exemple mal éteinte et jetée à la poubelle ou encore oubliée sur le matelas, posée sur un meuble ou autre matériaux inflammables de constituer une menace. « Cette nouvelle règle pourrait protéger des centaines de citoyens contre le risque d’incendie » assure le commissaire européen.

Si l’initiative peut faire sourire en France, ces mesures de sécurité sont déjà en vigueur aux Etats Unis, au Canada, en Australie ainsi qu’en Finlande depuis avril 2010. Dans ce pays le nombre de victimes à cause de la cigarette a reculé de 43%. Un exemple à suivre pour la Commission Européenne qui estime que quelques 500 vies pourraient être sauvées tous les ans dans l’U.E grâce à ces cigarette anti-incendie.

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Bonne idée que voilà, cependant et toutefois, la meilleure façon d’éviter un sinistre dont la cigarette en serait l’origine c’est d’arrêter de fumer…!!! En attendant la France comble son retard dans le domaine de  la culture du risque et cette mesure y contribue sans aucun doute. (pour info la 1ère journée incendie domestique aux Etats Unis a eu lieu en……1922…!!!!)

Bruno

Connaître le GAZ, c’est le domestiquer….

Le gaz naturel et les gaz de pétrole liquéfiés (GPL: butane et propane) sont des énergies parfaitement adaptées à l’usage domestique moderne, car elles sont non toxiques. Mais il faut en connaître les propriétés pour prévenir tout danger…. (Source vigilance)

AUCUN RISQUE D’INTOXICATION: Moins de 5% ou plus de 15% de gaz naturel dans l’air (pour le butane et le propane, c’est valeurs sont de 2 et 9%) : peu de risque d’explosion. Selon la quantité de gaz échappée, 3 situations se présentent. Un mélange d’air contenant moins de 5% de gaz ne peut ni brûler, ni exploser. Entre 5 et 15%, une combustion ou une explosion peut se produire, à la moindre étincelle. Au-delà de 15%, le mélange air/gaz ne permet plus ni la combustion ni l’explosion, mais il peut entraîner l’anoxie, c’est à dire qu’il n’y a plus suffisamment d’oxygène dans l’air pour pouvoir respirer. Les valeurs de 5% et 15% sont appelées limites inférieur et supérieure d’explosivité.

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GAZ NATUREL ou LIQUEFIE. LA BONNE CONDUITE: Raccordez bien les appareils. Par tuyaux rigides en cuivre ou en acier pour les appareils de chauffage ou de production d’eau chaude sanitaire (chaudières, chauffe-bains, ou radiateurs) et par tuyaux flexibles en élastomère (caoutchouc) qui portent une date limite d’utilisation, mais préférez les flexibles en tube d’inox qui n’a pas de date limite d’utilisation.

PROTEGEZ VOS INSTALLATIONS: En particulier celles situées dans la maison et donc « après compteur ». Elles font partie de votre installation intérieure et vous en êtes responsable. Veillez à ce qu’elles ne soient pas exposées aux coups…et interdisez aux enfants d’y accrocher leurs vélos ou autres objets.

STOCKEZ LES BOUTEILLES DE GPL DEBOUT: Manipulez avec précaution la bouteille de butane ou de propane qui alimente vos appareils. Toujours en position debout (son contenu est liquide). Ne l’entreposez pas dans un sous-sol car ce gaz est plus lourd que l’air. Ne l’exposez jamais à la chaleur, elle pourrait éclater. Le gaz contenu à l’intérieur se dilaterait et ferait céder la paroi de la bouteille. Il en ait de même avec les bouteilles vides qui peuvent encore contenir un peu de gaz et donc constituer un danger en cas d’incendie.

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PLUS LEGER ou PLUS LOURD QUE L’AIR ???

NAISSANCE D’UNE FUITE DE GAZ: Robinet laissé ouvert accidentellement, tuyau souple détaché à l’arrière de la cuisinière ou périmé, brûleur mal réglé ou flamme qui s’éteint….Un moment d’inattention, un défaut d’entretien peuvent avoir de graves conséquences pour votre santé et votre sécurité.

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DU SOL AU PLAFOND: Le gaz qui s’échappe engendre des risques différents en fonction de ses propriétés physiques. Le gaz naturel que distribue GDF est un hydrocarbure gazeux provenant de gisements souterrains et composé presque exclusivement de méthane, il est plus léger que l’air. Il a donc tendance à monter et a stagner sous le plafond du local. Les gaz de pétrole liquéfiés, tels que le propane ou le butane, sont contenus sous pression à l’état de liquide dans des bouteilles ou des citernes à l’état gazeux à 15% C à la pression atmosphérique. Ils sont donc plus lourds que l’air et, en cas de fuite, ils ont tendance à stagner au niveau du sol. En fait ils se mélangent souvent rapidement à l’air ambiant de façon homogène. 

ODEUR DE GAZ ? DU SANG FROID, PAS DE PANIQUE.!!

Le gaz naturel, inodore lorsqu’il est extrait du sous-sol, est soigneusement odorisé pour faciliter la détection des fuites.

Si vous sentez une odeur de gaz: Ne provoquez ni flamme, ni étincelle, ni contact électrique. Evitez d’appeler l’ascenseur, d’utiliser un téléphone portable (même portable) d’appuyer sur un interrupteur électrique ou de manipuler une lampe de poche..!! Pour prévenir les voisins, tapez à la porte, mais n’appuyer pas sur la sonnette..!! Ouvrez la fenêtre et sortez téléphoner aux sapeurs-pompiers (18) ou à GDF.

Fermez les robinets d’arrivée de gaz de chaque appareil ainsi que le robinet d’arrivée générale qui se situe avant le compteur ou sur celui-ci. En logement collectif, vous aurez au préalable repéré votre compteur parmi tous ceux de l’immeuble. Avant de le rouvrir, vérifiez que les robinets d’arrivée de gaz de tous les appareils sont bien fermés.

QUELQUES TUYAUX….POUR PLUS DE SECURITE

Le choix et l’installation d’un appareil au gaz doivent impérativement prendre en compte la sécurité, outre le confort, l’esthétique et le coût. La règlementation en la matière est de plus en plus stricte afin de renforcer la protection des utilisateurs.

PAS DE FLAMME, PAS DE GAZ: Le dispositif de sécurité coupant automatiquement l’arrivée du gaz quand la flamme s’éteint est obligatoire depuis longtemps sur tous les appareils de chauffage ou de production d’eau chaude sanitaire. Tous les chauffe-bains, chaudière, accumulateurs, radiateurs, voire petits chauffe-eau, en sont équipés. Depuis quelques années, tous les fours à gaz des cuisinières en sont également munis. Ils ne sont cependant pas forcément obligatoires sur les brûleurs des dessus de cuisinières et des tables de cuisson. Il est de votre intérêt de choisir des appareils qui en sont équipés. Il s’agit d’un thermocouple, placé sous le chapeau de brûleur ou près de celui-ci, qui détecte l’absence de flamme. Si votre casserole déborde, si la flamme s’éteint ou si votre enfant ouvre le bouton d’un brûleur accidentellement, l’arrivée du gaz est coupée automatiquement.

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CE QU’IL FAUT SAVOIR:

Les appareils neufs fonctionnant au gaz naturel doivent obligatoirement présenter le marquage CE et pour certains appareils de cuisson de haut de gamme, la marque NF.

Le volume minimal pour une pièce doit être de 8m² lorsque l’on utilise un appareil de cuisson, et de 15m² avec un petit chauffe-eau. Les chauffe-eau ne doivent pas être installés dans une salle de bains ou de douche, une chambre à coucher ou une salle de séjour.

Il est vivement conseillé de fermer le robinet d’arrivée du gaz aux appareils dont on ne sert pas et tout particulièrement celui de la cuisinière ou de la table de cuisson.

Souscrivez un contrat d’entretien annuel pour votre chaudière auprès d’une entreprise spécialisé. Tout contrat d’entretien doit comporter les services suivants: nettoyage du corps de chauffe, du brûleur, de la veilleuse et de l’extracteur, la vérification de la pompe, le réglage des organes de régulation, la vérification des dispositifs de sécurité et de la VMC, le réglage des débits de gaz.

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Le raccordement des appareils de cuisson doit être régulièrement contrôlé. Le tube souple, comme le tuyau flexible en élastomère, est à changer avant la date de péremption indiquée sur le tube. Mais il peut aussi se détériorer prématurément s’il est tordu, pincé ou installé à proximité d’une source de chaleur. Si vous constatez qu’il est craquelé ou écrasé, ou présente un quelconque défaut…..changez le immédiatement….!!!!

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Obturez par un bouchon vissé tout robinet d’arrivée que ne dessert aucun appareil.

Pensez à nettoyer les brûleurs de la cuisinière afin d’assurer  leur bon fonctionnement et le maintien d’une flamme stable et régulière. Vous pouvez les brosser dans une eau de vaisselle, puis les rincer et les essuyer soigneusement. Contrôlez l’aspect des flammes; s’il se modifie, débouchez les trous qui auraient subi un débordement ou faites régler vos brûleurs à nouveau.

En tant qu’utilisateur, vous êtes responsable de l’utilisation et de l’entretien courant de votre installation intérieure. Celle-ci commence après votre compteur et va jusqu’au conduit qui sert à l’évacuation des gaz brûlés. Elle comprend la tuyauterie, les robinets, les aérations, les appareils avec leurs éléments de raccordement et leurs systèmes d’évacuation.

En tant que propriétaire, vous êtes responsable de la réalisation et du maintien en bon état général de l’installation et des appareils fixes.

Suivez ces quelques conseils et vous limiterez sensiblement le risque de fuite, d’explosion et d’incendie dans votre habitat. N’hésitez pas à consultez les autres rubriques relatives, entre autre, aux brûlures et intoxication, etc……ça peut servir et éviter ce qui suit dans la vidéo ci-après.

Bruno

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Pour ne pas s’électrocuter.

Dans la salle de bain, le chauffage d’appoint

Il faut des radiateurs bien isolés et installés loin du lavabo et de la baignoire.

1. Respecter les distances:Un chauffage d’appoint électrique ne doit pas être installé n’importe où dans la salle de bain. Il ne doit jamais être branché à proximité de la baignoire ni du bac à douche. Seuls les appareils dits de classe II peuvent être utilisés dans un rayon de 60 cm. Au-delà et jusqu’à 3 m, les appareils de classe I sont encore obligatoires. Au-delà de 3 m, il n’y a plus de danger.

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 A EVITER…!!!!

2. Bien choisir son radiateur: Les radiateurs électriques de classe I, équipés d’une prise de terre, disposent d’une protection contre les projections et les chutes d’eau. Les appareils de classe II ont un double isolement et ne nécessitent pas de prise de terre. Ils sont aussi équipés contre les projections d’eau. Vérifier que le l’installation électrique est capable de supporter la puissance des appareils.

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3. Ne rien poser dessus: Il ne faut poser ni serviettes ni vêtements ni journaux sur un chauffage électrique soufflant ou à bain d’huile. Eviter aussi de placer celui-ci près des rideaux ou de toutes matières inflammable (voir le sujet sur  « notion sur l’incendie »). Pour sécher les serviettes de bain, il faut utiliser les radiateurs conçus pour cet usage. Placer aussi hors de portée des enfants les radiateurs à infra-rouge qui peuvent les brûler.

Un disjoncteur dans la salle de bains: Pour éviter l’électrocution, il faut couper le courant le plus tôt possible au moindre danger. Il est donc recommandé d’installer un disjoncteur différentiel à haute sensibilité, propre à la salle de bains, pour protéger ses circuits électriques. Ce dispositif coupe le courant dans la pièce au moindre incident. Dans tous les cas, l’installation doit être conforme aux normes de sécurité. 

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Le risque électrique est présent partout dans votre habitation. Suivez ces quelques conseils pour vous éviter les pires désagréments………

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Consultez également la rubrique « le risque électrique de novembre 2010″…….très instructif.

Bruno

Septembre 2011….. Never Forget.

La date du 11 septembre restera à jamais gravée dans la mémoire des sapeurs-pompiers du monde entier suite aux attentats du World Trade Center. Gardons en mémoire  toutes les victimes de cette triste journée, dont 343 Sapeurs Pompiers.

Une date que  je n’oublierai jamais………

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A consulter également « archives septembre 2010″……..merci pour eux.

Les Feux d’Artifices…..Mode D’emploi.

Vous êtes nombreux à allumer quelques fusées pour célébrer la Fête Nationale. Les règles à respecter…. (S. Jensonny.O.F du 7/07/11)

Du simple pétard à la fusée en passant par le petit feu automatique, chacun peut s’improviser artificier le soir du 14 juillet. « A condition de respecter le mode d’emploi et les distances de sécurité tout en s’assurant que toutes les mesures de précaution sont prises« .

Ces articles festifs ne sont pas sans danger et une mauvaise manipulation peut entraîner de vilaines brûlures voire un incendie..!!! La vente aux particuliers est donc règlementée.

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Le danger gradué : Selon la quantité de poudre explosive, les articles pyrotechniques sont classées en quatre catégories. La moins dangereuse, la catégorie F 1 (pétards, cierges magiques,….) ne peut pas être vendue aux moins de 12 ans. Les catégories F 2  (petits jets, compacts….) et F 3 (chandelles….) sont plus puissantes et ne peuvent être vendues qu’aux personnes majeures. Enfin, la 4ème catégorie est réservée aux professionnels qualifiés.

Des démarches administratives ? : La déclaration en préfecture n’est pas obligatoire si vous utilisez des articles vendus aux particuliers à condition que le poids total des matières explosives soit inférieur à 35 Kg. Cette information apparaît sur la notice de chaque artifice. L’autorisation du Maire n’est pas nécessaire (sauf si le tir se déroule sur le domaine public), mais il est préférable de l’en informer. Si vous habitez au bord de la mer, prévenez le Cross, le Centre régional opérationnel de surveillance et de sauvetage, afin d’éviter toute confusion entre un feu d’artifice et les fusées de détresse et les fusées des bateaux.

La sécurité avant tout : Une fusée qui atterrit  chez le voisin ou dans un arbre…… les risques d’incendie sont nombreux, surtout en pleine période de sécheresse. « N’hésitez pas à prévenir les sapeurs-pompiers qui sauront où intervenir en cas de problème » précise la direction de la sécurité civile. Lorsque le tir a lieu dans un champ, mieux vaut couper et ramasser l’herbe, avoir un moyen d’extinction et surveiller la zone une trentaine de minutes après le tir afin d’éviter tout départ de feu tardif. Si c’est dans votre jardin, renseignez-vous auprès de votre assurance car les multirisques habitations couvrent rarement ce type de sinistre.

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Attention au bruit : Prévenez vos voisins. Les plaintes pour nuisances sonores à cause des pétards et autres feux d’artifices sont fréquentes. En cas de poursuite vous êtes passible d’une amende maximale de 450 €. Dans les faits, les forces de l’ordre se montrent plus clémentes le soir du 14 juillet ou de la Saint- Sylvestre que les autres jours.

Prudence donc sur l’utilisation de ces pétards et autres feux d’artifices qui peuvent devenir dangereux si l’on ne prend pas assez de précautions qui, si on résume, répondent tout simplement à une bonne dose de logique.

Bruno

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Le Citoyen, un acteur indispensable de la Prévention.

Comme dans de nombreux domaines liés à la sécurité civile, la culture du risque incendie des Français est encore très peu développée. Les détecteurs de fumées, principaux moyens d’alerte destinés aux particuliers et dont l’installation sera obligatoire en 2015, peinent encore à s’implanter dans les habitations. Un important travail de sensibilisation est désormais nécessaire pour réduire considérablement ce risque. (Allo Dix Huit mai 2011)

Changer les comportements. La première chose à faire pour ne pas être victime d’un incendie est d’éviter qu’il ne survienne. Or, il semble que les départs de feu soient souvent d’origine humaine. Une cigarette mal éteinte, une installation électrique défectueuse, une casserole laissée sur le feu….Autrement dit, l’imprudence ou la négligence sont responsables d’une grande majorité de ces sinistres. Autres facteurs à prendre en compte, la connaissance du comportement à adopter face à un incendie. Un exemple flagrant de cette méconnaissance: le dramatique incendie survenu en 2005 à l’Haÿ-les-Roses. Ce jour -à, un feu prend dans le hall d’une tour d’habitation. Les occupants, pris de panique, tentent de sortir de l’immeuble, malgré les fumées qui emplissent les circulations. 18 victimes périssent asphyxiées. Or, si les habitants étaient restés confinés à l’intérieur de leur appartement en attendant les pompiers à leur fenêtre, le bilan aurait été moins lourd. Le risque peut donc diminuer, mais il doit passer par des changements d’habitude et d’attitudes. Les résultats obtenus grâce aux mesures mises en oeuvre contre l’insécurité routière en sont la preuve. En 10 ans, le nombre de morts sur les routes a presque diminué de moitié. Et ce, grâce à une forte implication des pouvoirs publics.

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Un retard en terme de prévention. L’implication des citoyens dans la prévention incendie est une chose relativement récente dans l’Hexagone. Dans les pays anglo-saxons, la culture du risque est ancrée dans les esprits depuis longtemps. La première semaine de la prévention des incendies a eu lieu en 1922 aux Etats-Unis, et en 1923 au Canada.!!! la volonté de la France de rattraper son retard dans ce domaine a été marqué, en 2010, par l’adoption de la Loi Morange et Meslot visant à rendre obligatoire les détecteurs de fumées (D.A.A.F) dans tous les foyers dès 2015.Le taux d’équipement des foyers français pourvus de détecteurs de fumées, encore en dessous de la barre des 10%, progresse lentement. Malgré les « bonnes volontés », les « bonnes habitudes » de sécurité peinent encore à être adoptées par les citoyens; Près de 40% des D.A.A.F seraient mal placés, par exemple dans les cuisines ou les salles de bains, où leur efficacité reste limitée. Ils trouvent en effet leur pleine utilité près des chambres, afin que le signal sonore soit entendu par les occupants lorsqu’ils sont endormis. Une mauvaise utilisation de ces dispositifs de prévention peut en effet créer un faux sentiment de sécurité. Parallèlement à ces obligations, un vrai travail de sensibilisation doit donc être effectué.

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Renforcer l’information. Suite à l’adoption de la Loi sur les D.A.A.F, une grande campagne de prévention a été lancée en 2009, puis poursuivie en 2010. Ce genre d’action mise sur un fort impact émotionnel et reste une solution efficace. Cependant, il ne s’agit que d’évènements ponctuels, onéreux, et, dans la prévention, la clé du succès réside dans la répétition du message. D’autres vecteurs de communication doivent donc être explorés. Beaucoup s’interrogent sur le rôle des sapeurs-pompiers, ils bénéficient d’une image positive auprès de la population, pouvant dès lors faciliter la transmission de ce genre de massage. Des initiatives naissent dans certains S.D.I.S, mais aucun cadre ni aucun moyen n’est actuellement prévu pour étendre la mission des pompiers à ces fonctions de communication. 

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Du chemin reste à parcourir dans le domaine de la communication en effet et pour ma part, il est évident que les sapeurs-pompiers ont un rôle à jouer. Je vous invite d’ailleurs à consulter les autres thèmes développés sur ce blog en matière de messages réalisés à l’étranger…….sans commentaires.

En ce qui me concerne ce blog est là pour vous guider pour tout ce qui vient d’être dit ci-avant.

Bonne lecture,

Bruno

Quelle place pour L’.I.S.I ??…..

Quelle place pour l’I.S.I dans la prévention Française ??

Plus scientifique que l’approche préventive actuelle, l’ingénierie de la sécurité incendie (I.S.I) fait débat chez les professionnels du risque incendie depuis quelques années. Faisant appel à des outils technologiques très poussés, elle est parfois présentée comme la  solution idéale pour équiper au mieux un bâtiment contre les sinistres. En France, elle n’en est qu’à ses balbutiements. (Allo Dix Huit mai 2011).

L’I.S.I, en tant que méthode autoporteuse, est une manière de concevoir la prévention incendie qui nous vient de l’étranger. Cette discipline est utilisée depuis des années dans les pays tels que les Etats-Unis, l’Angleterre, le Canada, l’Australie, le Japon ou encore la Nouvelle-Zélande. Cette- ci a pu se développer grâce à l’incendie et à leur exploitation du fait de l’évolution des techniques de modélisation informatique. « Actuellement en France, la prévention est empirique, globale et descriptive: la réglementation incendie a évoluée au fil des sinistres et des études menées en la matière », explique le Dt Joël Kruppa, ingénieur au centre technique industriel de la construction métallique et co-animateur au P.N.I.S.I (Programme National Ingénieurie Sécurité Incendie). La prévention est aujourd’hui fondée sur une obligation de moyens: selon son activité, ses caractéristiques ou encore le nombre de personnes qu’il peut recevoir, un bâtiment est soumis à un certain nombre de textes auxquels il doit se conformer. « L ‘I.S.I n’a pas la vocation de remplacer la réglementation actuelle, elle viendra l’appuyer », commente Mr Bernardini, délégué général de l’Institut pour la recherche appliquée et l’expérimentation en génie civil.  » Elle est surtout destinée aux projets de construction pour des bâtiments de grande envergure ou pour la remise aux normes de bâtiments existants ». Le docteur Kruppa de poursuivre: « Le niveau de sécurité atteint par la réglementation actuelle est en effet satisfaisant pour la plupart des bâtiments. Celle-ci est cependant lourde et volumineuse, imprécise, mal adaptée et coûteuse pour le traitement des cas rares comme des constructions spéciales, et même parfois inadaptées, voire inutilisables, pour la mise en sécurité de construction existantes ».

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Une méthode plus flexible. Dans le cas de l ‘I.S.I, on parle plutôt d’obligation de résultat. Dans l’absolu, il s’agit d’une méthode qui s’adapte à n’importe quel type de bâtiment et n’impose pas ou peu de techniques prédéterminées. Elle peut donc représenter une solution pour la mise en sécurité des ouvrages complexes, anciens ou à architecture originale. Son champ d’application pourrait également s’étendre aux installations industrielles générant des risques particuliers (industries pétrolières, chimiques, nucléaire,…..). L’ingénierie propose alors une mise en sécurité « personnalisée », propre au bâtiment étudié, et donc mieux adaptée. L’adéquation entre le risque encouru par les personnes, les installations ou plus génériquement les biens, et les mesures de sécurité appliquées est plus appropriée. Dans certains cas, « l’ingénierie permettrait de démontrer qu’on peut atteindre un niveau de sécurité acceptable sans forcément répondre à toutes les contraintes de la réglementation actuelle », indique le Lt-Colonel Poilverd, chef du bureau prévention de la B.S.P.P. Le coté visuel et didactique des simulations d’incendie peut également permettre aux exploitants de mieux appréhender les effets d’un sinistre potentiel sur leurs ouvrages, et donc de prendre davantage en compte la sécurité incendie

Science, technologie et prévention. La méthode proposée par l’ I.S.I est en fait une analyse de risques structurés. Lorsqu’on débute une étude d’ingénierie sur un bâtiment, on commence par déterminer le périmètre du projet. Celui-ci peut concerner l’ensemble de la sécurité préventive du bâtiment ou s’intéresser uniquement à quelques domaines (désenfumage, stabilité au feu, etc……). Des objectifs de sécurité et des performances en termes de protection contre l’incendie sont ensuite fixés, et les moyens pour les atteindre sont proposés. A travers l’étude de scénarii d’incendies, des outils d’évaluation offrent la capacité de savoir si les solutions présentées sont adaptées. Parmi ces outils: des logiciels permettent de simuler le développement des flammes et l’envahissement des locaux par les fumées ou le comportement au feu des ouvrages. Des outils simulant l’évacuation du public sont également à l’étude.

Actuellement, en France, le recours à ce type de méthode existe dans certains cas particuliers. Il s’agit bien souvent de bâtiments dans lesquels la réglementation actuelle est difficilement applicable. Pour promouvoir, encadrer et favoriser l’application de cette discipline, un Projet National Ingénierie de la Sécurité Incendie (P.N.I.S.I) a été lancé en 2005. Des groupes de travail regroupant les principaux acteurs publics et privés du domaine de la sécurité incendie, dont la B.S.P.P, ont été constitués à cette occasion.

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Quel avenir pour l’ I.S.I ??. « L’avenir de  l’ I.S.I en France, en tant que solution alternative complète de l’instruction d’un dossier de sécurité, reste encore à écrire » explique le Lt-Colonel Poilverd. « Aucune méthodologie générale, applicable dans les futures études d’ingénierie, n’existe actuellement ». L’un des objectifs du P.N.I.S.I est d’en développer une. Pour pouvoir appliquer cette méthode, il faudra ensuite disposer d’un vivier d’ingénieurs formés à cette discipline; Le P.N.I.S.I se penche également sur le contenu des formations en ingénierie de la sécurité incendie. L’Ecole Nationale Supérieurs des Officiers de Sapeurs-Pompiers (E.N.S.O.S.P) dispense des formations dans ce domaine pour les sapeurs-pompiers, et certaines universités ont déjà diplômé les premiers ingénieurs spécialisés en I.S.I. Mais, actuellement, « nous n’avons  pas encore de textes réglementaires qui nous permettent d’aborder sereinement un projet I.S.I, depuis la phase des avant-projets jusqu’à la livraison de la construction, puis pendant son exploitation », insiste le Lt-Colonel Poilverd. Le P.N.I.S.I vise donc également à créer des ouvertures réglementaires.  » Seuls deux arrêtés autorisent une approche partielle, l’un concerne le désenfumage et l’autre la résistance au feu des structures. Cependant, grâce à une doctrine provisoire mise en place au sein du bureau prévention de la B.S.P.P, nous instruisons déjà des projets complets sous une approche quasiment globale ».

La  fin du projet National approchant, les travaux réalisés par les groupes de travail devraient être publiés prochainement. Nous saurons alors l’importance que prendra cette discipline dans la prévention française.

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Cette méthode, appelée I.S.I, est très prometteuse en effet et permettra une approche plus réelle de la prévention contre l’incendie dans n’importe quel domaine que ce soit. Quelques bureaux prévention de S.D.I.S la pratique également, suivant une doctrine « provisoire »……..à la grande satisfaction des acteurs de la construction.

Bruno

Prévention des incendies domestiques…l’inventivité des jeunes.

L’inventivité des jeunes récompensée

« Le rappeur pompier », « pépère et mère », « bête comme un départ de feu », « les allumeuses », « les multiprises multirisques », « deux numéros à retenir »,…..Voici les titres des vidéos primées à la Macif Prévention dans le cadre de son concours C-Nario 2010. Sa 7ème édition intitulée « pas de fumée sans feu » proposait au grand public de réaliser des vidéos et des affiches visant à sensibiliser le grand public aux origines possibles d’un feu, au rôle du détecteur de fumée, aux consignes de sécurité, au comportement à adopter en cas d’incendie…….

Organisé autour de deux catégories « origine et détection du feu » et « comment se protéger en cas d’incendie ? », cet appel à création a été conduit en partenariat avec une plateforme communautaire web 2.0. Sur les 216 réalisations proposées (75 vidéos et 141 affiches) toutes plus imaginatives les unes que les autres, 3 ont été primées dans chaque catégorie. Les projets gagnants sont en ligne sur le site C-Nario: http//c-narion.macif.fr

Le sujet de l’édition 2011 a d’ores et déjà été arrêté: Le concours portera sur le port du casque de vélo.

Excellente initiative que voilà et bravo les jeunes..!!!!

Bruno

Sécurité des briquets: Sujets brûlants.

D’après un sondage réalisé en février 2011 par une agence d’étude d’opinion (Apco) pour le compte du fabricant de briquet BIC, 85% des Européens s’inquiètent de la dangerosité des briquets de poche disponibles sur le marché. Les chiffres publiés par la Commission Européenne justifient cette préoccupation: la manipulation de briquets par de jeunes enfants, qui les considèrent comme des jouets, est à l’origine en Europe, de 1.500 à 1.900 blessés et de 34 à 40 décès par an.

Les briquets sont des produits intrinsèquement dangereux: ils produisent une flamme et de la chaleur grâce au combustible qu’ils contiennent. Le risque s’aggrave lorsqu’ils sont manipulés par de jeunes enfants. C’est généralement le cas pour les briquets jetables, considérés comme des objets de peu de valeur. Dans les mains d’un enfant, ils peuvent causer des blessures graves ou déclencher des incendies.

Qu’ils soient jetables, en plastique ou métalliques, les briquets doivent respecter la norme ISO 9994. Celle-ci définit notamment la hauteur de flamme maximale, la résistance à ses vacillements, le taux de remplissage de gaz et de la résistance du briquet à une chute d’une hauteur de 1,5 mètre. Cette norme est complétée par la norme « sécurité enfant » EN 13869/2002.

Cette  dernière impose qu’un briquet « sécurité enfant » subisse un test prouvant qu’au moins 85% des enfants de moins de 51 mois (4 ans et 3 mois) ne peuvent l’allumer. Par ailleurs, la décision Européenne adoptée le 13 février 2007, et entrée en vigueur le 11 mars 2008, interdit de vendre aux consommateurs des briquets dépourvus de cette norme et des briquets fantaisie (ayant la forme de personnages de dessins animés, de voiture, d’aliments, jouant de la musique……) particulièrement attrayants pour les jeunes. La mise sur le marché et l’importance de ces produits étaient déjà interdits depuis le 11 mars 2007, mais les entreprises ont disposé d’un délai de 1 an pour écouler leurs stocks.

Malgré ces obligations, de nombreux contrôles ont montré que les produits ne répondent pas aux normes de sécurité. Par exemple, les contrôles effectués entre 2007 et 2009 par le Forum Européen pour le respect de la sécurité des produits (Prosafe) ont montré que, sur 5.500 inspections de modèles importés, 500 se sont révélés dangereux et ont fait l’objet d’un retrait du marché.

Aussi, dans ce contexte, la commission de la sécurité des consommateurs recommande-t-elle aux consommateurs d’être particulièrement vigilants lorsqu’ils achètent et utilisent un briquet.

CQFD

Bruno

Accessibilité Handicapée

 OBLIGATIONS CONCERNANT LES E.R.P et I.O.P

Pour info, sachez que tout établissement devra être accessible aux personnes handicapées, quel que soit son handicap. L’obligation d’accessibilité porte sur les parties extérieures et intérieures des établissements et installations et concerne les circulations, une partie des places de stationnement automobiles, les ascenseurs, les locaux et leurs équipements. L’ensemble des prestations doit pouvoir être fourni dans une partie du bâtiment accessible aux personnes handicapées avant le 1er janvier 2015.

 OBLIGATIONS CONCERNANT LE CODE du TRAVAIL

Un décret du 7 novembre 2011 relatif à l’évacuation des personnes handicapées des lieux de travail en cas d’incendie est paru au J.O du 9 novembre 2011.  Le présent décret prévoit que les nouveaux bâtiments relavant du code du travail devront disposer d’un lieu protégé (espaces d’attente sécurisés ou espaces équivalents) permettant, en cas d’incendie, l’évacuation en 2 temps des personnes handicapées dont l’évacuation directe et rapide n’est pas possible. Ces personnes seront ainsi déplacées dans un premier temps vers le lieu protégé puis dans un le second temps vers l’extérieur du bâtiment. Le décret adapte par ailleurs Les informations et la formations délivrées aux travailleurs sur ce sujet.

Entrée en vigueur: le décret est applicable aux opérations de construction de bâtiments:

- Pour celles soumisse à permis de construire ou déclaration préalable lorsque les demandes ou déclarations ont été déposées plus de six mois après la date de publication du présent décret.

-  Pour les autres opérations, lorsque le début des travaux est postérieur de plus de six mois à la date de cette même publication.

Public concerné: Maîtres d’ouvrage aménageant des lieux de travail dans des bâtiments neufs ou dans les parties neuves de ces bâtiments; employeurs et salariés.

Afin de connaître les éventuels travaux à effectuer au sein de votre établissement ou entreprise, je vous recommande de consulter le site suivant:

www.accessadvice.fr

 

Témoignages…

 

Cette rubrique est consacrée aux  « retours d’expérience » suite à des sinistres réels.  La plupart des témoins ont eu « chaud » voir « très chaud » mais ils en sont sortis. Par leur vécu, bien involontaire, ils apportent à travers leur témoignage leur contribution au développement de la culture du risque et,……….à convaincre ceux qui doutent encore.

Le détecteur de fumée sauve une famille entière (O.F du 14/02/11)

Une famille entière a eu la vie sauve grâce à son détecteur de fumée, à LEGE  (Loire Atlantique). Le lave-vaisselle de ce pavillon a pris feu dans la nuit vers 3h25. Dès les premières fumées, l’appareil s’est déclenché, réveillant aussitôt les 5 membres de la famille. Ils ont tous eu le temps de sortir de la maison et d’appeler les pompiers avant qu’il ne soit trop tard. Les sapeurs-pompiers ont réussi à éteindre le feu rapidement. Les parents et leurs enfants n’ont pas été blessés et ont pu réintégrer leur maison peu de temps après.

Sans commentaire……..

Bruno

Depuis l’incendie, on voit la vie autrement (O.F)

« On s’est retrouvés dehors pieds nus… » Il a suffi de quelques minutes pour que la maison s’embrase « Un vrai feu de paille, nos enfants ont été sauvés c’était l’essentiel….dans le camion de pompiers, je suis restée sans voix tout le trajet en direction de l’hôpital ». Dans l’incendie, leur maison et celle des voisins ont été détruites. « L’urgence c’était de retrouver un toit ». Le couple a trouvé refuge 2 semaines chez des proches, les enfants chez des copains. La commune a aussi proposé son aide, le soir de l’incendie. Mais la famille s’est vite aperçue qu’ils ne pouvaient pas grand -chose pour eux : » Il fallait constituer un dossier, avec nos bulletins de salaires et toutes sortes de papiers….mais nous, on n’avait plus rien..!!! » Décourageant. La famille se débrouillera finalement toute seule.

La nouvelle location dégotée en urgence semble un peu vide. « On campe, on n’a plus rien alors on apprend à vivre avec seulement l’essentiel ». Sur les conseils de leur assurance, une société a entièrement vidé la maison. « Ils ont fait le tri dans nos affaires et les ont nettoyées, pour l’instant on n’a sauvé qu’une table et des chaises ». La solidarité a fait le reste et on cherche encore comment  remercier les voisins et les proches qui ont volé à notre secours. La famille a partagé avec les voisins, eux aussi privés de tout. Depuis l’incendie on voit la vie autrement. En temps normal, un été pluvieux nous aurait fait râler. Là, ça nous parait anecdotique, on profite juste d’être ensemble. Les premiers jours nous avons eu du mal à accepter de porter les vêtements des autres. Maintenant, je relativise: quelle importance ? Je ne suis même pas retournée faire les magasins ».

L’essentiel est ailleurs. « Notre maison sera bientôt démolie. Elle est inhabitable ». Pas question de tourner la page pour autant: « Ma maison est là-bas, pas ici. On la reconstruira au même endroit ». Et à l’identique, comme le stipule  les assurances. A l’identique ou presque: « On y ajoutera des détecteurs de fumées. Si ça s’était passé la nuit, on ne serait sans doute plus là.!! »

Un incendie est toujours traumatisant et il ne reste rien après un tel sinistre dans la majorité des cas. Le détecteur de fumée est sans nul doute une arme pour prévenir le risque et avertir les occupants du logement à temps. Cependant et toutefois, le comportement humain à toute sa place dans la prévention des risques contre l’incendie. Voir l’article sur ce sujet dans « le citoyen acteur indispensable de la Prévention »

Bruno

Réveillé par l’alarme incendie (O.F du 28/11/11)

« L’alarme incendie les a réveillés » témoigne un élu municipal de la commune. Vers 4h30, ce dimanche matin, les cinq membres de l’habitation alertent les secours: les flammes ont pris dans les combles. « Les parties de la maison occupées le jour ont été détruites » témoigne un des vingt pompiers présents sur place. La famille, indemne, a été relogée par la municipalité. L’origine de l’incendie serait liée à un feu de cheminée.

Une fois de plus, le détecteur de fumé (DAAF) a fait preuve icide toute son efficacité. Sans lui, l’incendie aurait fait de nouvelles victimes. Je ne le dirais jamais assez, équiper votre habitation en DAAF (Détecteur Autonome Avertisseur de Fumée) normalisé NF 14-604. En outre prudence avec les cheminées (voir le sujet sur ce blog)

Bruno

Un ado sauvé par un détecteur de fumée (O.F du 3/11/14)

C’est sans doute un détecteur de fumé qui a sauvé cet adolescent de 14 ans. La maison familiale a pris feu dans la nuit de samedi à dimanche. Alors que d’épaisses volutes noires commençaient à gagner l’étage, le jeune garçon a d’abord tenté de descendre au rez-de-chaussée, avant de se résigner à sauter depuis la fenêtre de sa chambre, au 1er étage, pieds nus. il a ensuite pris le temps d’appeler les pompiers et de se réfugier chez les voisins. Les secours n’ont pas tardé à arriver pour éteindre les flammes, mais elles ont eu le temps de dévorer l’intérieur de l’habitation. Le jeune homme, légèrement intoxiqué, a été transporté à l’hôpital pour des examens. Ce matin-là, exceptionnellement, ses parents étaient absents. L’un travaillait, l’autre passait le week-end chez des membres de la famille. Le feu serait parti du branchement électrique de la télévision, au rez-de-chaussée. Plusieurs propositions de relogement ont été faites à la famille.

Merci au détecteur de fumées, le fameux D.A.A.F, qui, il est vrai, a permis de sauver cet ado et l’alarme précoce de cet appareil a permis de gagner un temps précieux sur l’alerte des secours. Quoi qu’il en soit, équipez votre habitation de D.A.A.F et utiliser à bon escient votre installation électrique. Eviter les surcharges des prises et entretenez votre installation (Voir archive novembre 2010 sur le risque électrique)

Bruno

Une famille sauvée par le détecteur

Publié le 8 janvier 2015 à 16 h 25 
Auteur : Stéphane Tremblay

Une famille de Témiscouata-sur-le-Lac se retrouve à la rue après que leur maison ait été ravagée par les flammes cette nuit. Un incendie qui démontre toute l’importance de vérifier régulièrement les détecteurs de fumée.

Dure réalité pour la famille Dumas.

 ‘’On est tous là`’, livre la mère en pleur avec ses filles. 

Ce sont des années de souvenirs qui sont parties en fumée pour ces  parents et leurs trois filles de 14, 13 et 11 ans.

‘’Sont pas revenus ici depuis qu’ils sont sorties cette nuit à minuit 30, sorties in extremis. Il y avait de la fumée partout’’, ajoute Claudine Saint-Pierre.

Un lendemain difficile, mais qui aurait pu être tragique.

‘’C’est le détecteur qui nous a sauvé. C’était le temps que je l’entende vraiment, vraiment’’, raconte celle qui est enseignante.

‘’10 minutes de plus on y passait, la fumée beaucoup avancée au rez-de-chaussée’’, souligne le père François Dumas, bouleversé.

Le chef pompier est catégorique : c’est l’avertisseur de fumée qui a sauvé tout le monde

‘’S’il n’y avait pas eu d’avertisseur de fumée aujourd’hui, on pourrait peut-être dire qu’il y aurait eu certains morts’’, explique le chef du Service incendie de Témiscouata-sur-le-Lac, Gérald Dubé. 

‘’Changez pas seulement les piles, changez aussi les avertisseurs aux 5 ans, un avertisseur neuf, ça sauve des vies’’, souhaite le père de famille, la gorge nouée par l’émotion.

Si la boîte aux lettres est demeurée debout, la maison centenaire de trois étages, elle, a brûlé rapidement.

 ‘’Pas facile -35. Obligé de faire des relais au niveau des hommes », mentionne le chef pompier, qui ajoute que de la glace s’est même formée dans les tuyaux en raison du froid. 

 »Ce sont plusieurs années de travaux. On l’a acheté abandonné. On a tout restauré. Une grande maison chaleureuse. Il restera à voir qu’est qu’on va faire maintenant’’, livre la mère de famille. 

Même si la maison était assurée et que les parents occupent un bon emploi, ils ont reçu de nombreux messages d’encouragement.

‘’On est bien entouré une chance. C’est dans des épreuves comme ça qu’on a besoin d’être bien entouré qu’on réalise tous les gens qu’on a autour de nous , c’est précieux’’, remercie Claudine Saint-Pierre.

La décision finale n’est pas encore prise, mais les Dumas souhaitent reconstruire au même endroit. Toute la famille était tombée en amour avec ce coin de pays.

Image de prévisualisation YouTube

Là encore aucun doute, le détecteur a parfaitement rempli son rôle. Certes la maison a brûlé mais TOUS ont été sauvé et une maison se reconstruit……pas une vie.

Bruno

Chutes, noyades, incendie….18.500 morts par an..!!

Ces « accidents de la vie courante » tuent plus que la route et, pourtant, ils sont sous estimés par l’opinion et les experts (OF du 28/02/11).

Des chutes, des intoxications provoquées par l’ingestion de produits toxiques, des accidents de bricolages, des noyades, des incendies…..On déplore chaque année 11 500 morts qui surviennent à la maison et 7 000 qui se produisent à l’école ou pendant des activités de sports, de loisirs.

Les chutes provoquent la moitié des décès, devant les suffocations (15%). Les deux tiers des morts d’AcVC (Accident de la Vie Courante) sont âgés de plus de 75 ans. En 2006, date de la dernière étude nationale sur ce sujet, on déplorait 266 décès chez les enfants et adolescents de moins de 15 ans.

Pour mémoire, le nombre de tués sur la route s’élève à un peu plus de 4 000. On en parle beaucoup. Mais pourquoi l’opinion et les experts sous-estiment-ils ou se désintéressent-ils des AcVC, s’est interrogée une sociologue Toulousaine ?? Michèle Lalanne avance une première raison: « Le fait qu’ils se déroulent dans la sphère privée explique un déficit d’explication sociale. On parle de hasard, d’évènement stupide ou imprévisible« . Elle dit par exemple que, seuls, les pompiers seraient capables de croiser ces décès avec la qualité de l’habitat des victimes. Deuxième raison: «  La culpabilité. Ce type d’accident est souvent peu glorieux, signe d’une maladresse ou d’une incapacité. Ou parfois d’un défaut de surveillance, quand des enfants sont concerné« . La sociologue déplore qu’en terme de prévention, il n’existe « aucune action coordonnée » qui lierait les fabricants de matériel, les services de secours, l’Education Nationale, etc….

Pour ma part,  mon blog va totalement dans le sens de l’esprit « prévention » et donc du « développement de la culture du risque » dont c’est le fil conducteur. Je rejoins complètement les propos de cette sociologue qui fait un triste constat de notre société. Pourtant il serait si simple de coordonner nos actions afin de permettre à tout citoyen d’identifier le risque et de pouvoir ainsi le maîtriser.

Bruno   

 

Réserves communales de Sécurité Civile

Bonjour,

Dans cette rubrique vous trouverez un lien sur lequel je vous conseille d’aller. Ce lien vous permettra de vous connecter à un blog relatif aux réserves communales de sécurité civile.

En effet, la Loi de modernisation de la sécurité civile du 13 août 2004 a créé un nouvel outil de mobilisation civique: « Les réserves communales de sécurité civile » qui ont pour but d’apporter un élément de réponse aux difficultés de mobilisation des personnels nécessaires à la gestion des crises et au traitement de leurs effets.

Alors n’hésitez pas…..tout le monde est concerné par le développement de la culture du risque.

Bruno
http://reserves-communales.blogspost.com/

Les Commissions de sécurité………Comment ça marche ????

Bonjour,

Vous trouverez ici une  rubrique  consacrée à la « commission de sécurité ». Sans rapport direct avec l’incendie certes mais, directement liée à la prévention qui est principalement l’objet de ce blog dans le but de développer une certaine culture du risque auprès de vous chers concitoyens. Je vais donc faire au plus simple pour vous expliquer à quoi sert la commission de sécurité et comment fonctionne t-elle.

Tout d’abord, et chose importante, la commission de sécurité est compétente uniquement dans les Etablissements Recevant du Public (ERP dans la suite du texte). Toute autre intervention, en dehors des ERP, est sans fondement. Juridiquement parlant cette commission a fait l’objet d’un décret  en date du 8 mars 1995 et d’une circulaire d’application en date du 22 juin 1995, fixant les dispositions de sa composition, de ses compétences, de son fonctionnement, des procédures et de ses modalités de mise en œuvre. Enfin autre point important, la commission de sécurité n’émet qu’un avis CONSULTATIF. Ceci étant dit commençons d’abord par définir ce qu’est un ERP.

Définition d’un Etablissement Recevant du Public : « Constituent des ERP tous bâtiments, locaux ou enceintes dans lesquels des personnes sont admises soit librement, soit moyennent une rétribution ou une participation quelconque, ou dans lesquels sont tenus des réunions ouvertes à tout venant ou sur invitation, payantes ou non. Cela peut être un établissement public ou privé. Sont considérées comme faisant partie du public toutes les personnes admises dans l’établissement à quelque titre que se soit en plus du personnel » (article R-123-2 du C.C.H) Ceci étant établit passons à la suite.

LES ACTEURS DE LA SECURITE INCENDIE ET LEUR RÔLE

L’exploitant-Maître d’ouvrage: La sécurité de l’établissement incombe en 1er lieu au maître d’ouvrage et à l’exploitant. Ils sont responsables de la sauvegarde du public admis et donc, de l’application des règles précisées par le Code de la Construction et de l’Habitation (C.C.H) L’existence d’un dispositif de contrôle par la commission de sécurité ne diminue en rien cette responsabilité. Après l’ouverture de l’établissement, l’exploitant DOIT tenir celui-ci en conformité avec la règlementation.

Le Maire: Le Maire en tant qu’autorité de police est chargé de veiller au respect des mesures de protection contre les risques d’incendie et de panique dans les établissements implantés dans sa commune. Tout E.R.P qui reçoit du public doit, au préalable, avoir l’autorisation du Maire. Pour l’exercice de son pouvoir de police dans les E.R.P, le Maire consulte la commission de sécurité. Puis il notifie le procès-verbal portant avis de la commission de sécurité et de sa décision à l’exploitant. Ce n’est donc jamais l’avis de la commission de sécurité qui s’impose à l’exploitant, mais la décision du Maire.

Le Préfet-le Sous-Préfet: Le Préfet (ou Sous-Préfet) est le représentant de l’Etat, il est Président de la commission de sécurité. 

Le sapeur-pompier préventionniste: Il a pour mission d’apporter les conseils nécessaires aux concepteurs, constructeurs, architectes, maitres d’ouvrage, etc…. d’étudier tout projets relatif aux E.R.P (Permis de construire, visite de sécurité) afin de constater le respect, ou non, des règles de sécurité par rapport aux textes règlementaires. Il est le rapporteur des dossiers en séance plénière de la commission de sécurité.

Les organismes de contrôles: Ils procèdent aux contrôles techniques et constructifs des installations de construction.

Les commissions de sécurité: Comme indiqué auparavant, elles ont un rôle consultatif, leur avis ne sont que des mesures préparatoires aux décisions des autorités de police. Leur avis est soit FAVORABLE ou DEFAVORABLE.

FONCTIONNEMENT 

Phase de Permis de construire: 

  1. L’exploitant fait une demande de PC ou d’autorisation de travaux
  2. Le Maire consulte la commission de sécurité pour avis
  3. La commission étudie sur dossier et sur plan, puis rend son avis » favorable » ou « défavorable »
  4. Le Maire délivre, ou non, le PC (ou AT) et notifie son avis à l’exploitant par arrêté municipal

Phase d’ouverture de l’E.R.P:

  1. L’exploitant fait une demande d’autorisation d’ouverture de son établissement au Maire
  2. Le Maire saisie la commission de sécurité pour une visite avant ouverture
  3. La commission visite l’établissement et rend un avis CONSULTATIF favorable ou défavorable à l’ouverture de l’E.R.P
  4. Le Maire autorise, ou non, l’ouverture et notifie son avis à l’exploitant par arrêté municipal

Phase d’exploitation de l’E.R.P:

  1. 1er cas: Le Préfet et le Maire peuvent saisir la commission de sécurité à tout moment pour faire effectuer une visite
  2. 2ème cas: L’établissement fait l’objet de visites périodiques prévues par la règlementation
  3. Procédure: la commission rend un avis favorable ou défavorable de poursuite d’activité d’exploitation
  4. Le Maire notifie son avis à l’exploitant par arrêté municipal autorisant, ou non, la poursuite d’activité  de l’établissement assorti des délais de réalisation des prescriptions émises par la commission de sécurité
  5. Le Maire s’assure de la réalisation des prescriptions dans les délais prononcés

Voilà donc résumé (très simplement) le rôle et le fonctionnement des commissions de sécurité. Si vous souhaitez plus d’informations à ce sujet, faites part de votre demande par des commentaires et j’y répondrais très volontiers……le sujet est assez vaste.

Bruno

 

Conseils pour éviter les brûlures….et l’incendie

Pour prévenir les risques d’accident, il faut d’abord respecter des règles simples et s’équiper d’un appareil de cuisson bien isolé. Vous lirez ici 6 conseils pour éviter des brûlures et par la même occasion, de déclencher un début d’incendie. (source AGPM prévention)        

Des plaques de cuisson inaccessibles aux enfants: Même lorsqu’elles sont éteintes, les plaques de cuisson électriques restent chaudes longtemps. Pour ne pas s’y brûler, il faut les recouvrir de protège-plaques isolants. Se méfier aussi des tables de cuisson en vitrocéramique, qui restent chaude même lorsque le bouton régulateur est sur « OFF ». Seules les tables de cuisson à induction ne chauffent que s’il y a contact avec un récipient, ce qui supprime tout risque de brûlure. Dans tous les cas, il est facile d’installer une barrière de protection amovible pour empêcher les enfants d’atteindre les plaques.

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Une protection isolante pour a porte du four: La porte du four est souvent chaude, voir brûlante, lorsque celui-ci est allumé. Pour qu’un enfant ne s’y brule pas les mains en y prenant appui, il est possible d’équiper cette porte de protection isolante, qui permet tout de même de voir ce qui cuit dans le four. Certaines cuisinières sont également directement conçues avec porte isotherme, ce qui donne la possibilité de cuisiner en toute sécurité (la même précaution de protection est à appliquer pour les cheminées dotées d’un insert)

Les manches des casseroles vers l’intérieur: Un enfant peut être tenté d’attraper une poêle ou une casserole, surtout s’il a faim et que le manche « lui tend les bras ».! Pour éviter tout risque de brûlure, prendre l’habitude d’orienter les queues des récipients posées sur les plaques de cuisson vers l’intérieur de la cuisinière. Vérifier également que les manches de vos récipients sont bien fixés. S’ils devaient lâcher, on risquerait d’ébouillanter quelqu’un.

Respecter le mode d’emploi des micro-ondes: Ne pas faire cuire d’œufs avec leurs coquilles, d’escargots ou de contenants hermétiques (bouteilles fermées) dans un micro-ondes, ils exploseraient dans le four. Petits pots et biberons doivent être ouverts avant d’être réchauffés. Utiliser des récipients ou des emballages adaptés (plastiques, « spécial micro-ondes », verre, vitrocéramique) Les plats métalliques peuvent être employés dans certains fours récents (suivre la notice). En revanche, il faut tester la réaction des vaisselles poreuses (porcelaine, céramique, poterie,…..)

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Nettoyer la hotte aspirante: Quotidiennement, les graisses projetées depuis la cuisinière s’accumulent sur la hotte aspirante. Une flamme un peu forte peut alors y mettre le feu et provoquer un incendie par propagation de la chaleur (voir la rubrique notion de l’incendie) Le risque devient inexistant si l’on nettoie régulièrement la hotte.

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Des tuyaux d’alimentation de sécurité: Sur les cuisinières à gaz, il est plus sûr d’installer un système « vissogaz ». Un tuyau flexible en inox, sans limite de durée de vie, est vissé à une extrémité sur l’appareil et à l’autre sur un robinet de sécurité. Ce dernier coupe automatiquement le gaz si le tuyau se désolidarise.

Que faire en cas de brûlures ? Visionner la vidéo ci-après pour connaitre la conduite à tenir en cas de brûlure.

Image de prévisualisation YouTube

Suivez ces quelques conseils et vous éviterez ainsi de vous retrouver dans des situations dramatiques. Je rappelle également la nécessité de se procurer un extincteur……..au cas ou.

Bruno


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