Page d'archive 3

Chutes, noyades, incendie….18.500 morts par an..!!

Ces « accidents de la vie courante » tuent plus que la route et, pourtant, ils sont sous estimés par l’opinion et les experts (OF du 28/02/11).

Des chutes, des intoxications provoquées par l’ingestion de produits toxiques, des accidents de bricolages, des noyades, des incendies…..On déplore chaque année 11 500 morts qui surviennent à la maison et 7 000 qui se produisent à l’école ou pendant des activités de sports, de loisirs.

Les chutes provoquent la moitié des décès, devant les suffocations (15%). Les deux tiers des morts d’AcVC (Accident de la Vie Courante) sont âgés de plus de 75 ans. En 2006, date de la dernière étude nationale sur ce sujet, on déplorait 266 décès chez les enfants et adolescents de moins de 15 ans.

Pour mémoire, le nombre de tués sur la route s’élève à un peu plus de 4 000. On en parle beaucoup. Mais pourquoi l’opinion et les experts sous-estiment-ils ou se désintéressent-ils des AcVC, s’est interrogée une sociologue Toulousaine ?? Michèle Lalanne avance une première raison: « Le fait qu’ils se déroulent dans la sphère privée explique un déficit d’explication sociale. On parle de hasard, d’évènement stupide ou imprévisible« . Elle dit par exemple que, seuls, les pompiers seraient capables de croiser ces décès avec la qualité de l’habitat des victimes. Deuxième raison: «  La culpabilité. Ce type d’accident est souvent peu glorieux, signe d’une maladresse ou d’une incapacité. Ou parfois d’un défaut de surveillance, quand des enfants sont concerné« . La sociologue déplore qu’en terme de prévention, il n’existe « aucune action coordonnée » qui lierait les fabricants de matériel, les services de secours, l’Education Nationale, etc….

Pour ma part,  mon blog va totalement dans le sens de l’esprit « prévention » et donc du « développement de la culture du risque » dont c’est le fil conducteur. Je rejoins complètement les propos de cette sociologue qui fait un triste constat de notre société. Pourtant il serait si simple de coordonner nos actions afin de permettre à tout citoyen d’identifier le risque et de pouvoir ainsi le maîtriser.

Bruno   

 

Réserves communales de Sécurité Civile

Bonjour,

Dans cette rubrique vous trouverez un lien sur lequel je vous conseille d’aller. Ce lien vous permettra de vous connecter à un blog relatif aux réserves communales de sécurité civile.

En effet, la Loi de modernisation de la sécurité civile du 13 août 2004 a créé un nouvel outil de mobilisation civique: « Les réserves communales de sécurité civile » qui ont pour but d’apporter un élément de réponse aux difficultés de mobilisation des personnels nécessaires à la gestion des crises et au traitement de leurs effets.

Alors n’hésitez pas…..tout le monde est concerné par le développement de la culture du risque.

Bruno
http://reserves-communales.blogspost.com/

Les Commissions de sécurité………Comment ça marche ????

Bonjour,

Vous trouverez ici une  rubrique  consacrée à la « commission de sécurité ». Sans rapport direct avec l’incendie certes mais, directement liée à la prévention qui est principalement l’objet de ce blog dans le but de développer une certaine culture du risque auprès de vous chers concitoyens. Je vais donc faire au plus simple pour vous expliquer à quoi sert la commission de sécurité et comment fonctionne t-elle.

Tout d’abord, et chose importante, la commission de sécurité est compétente uniquement dans les Etablissements Recevant du Public (ERP dans la suite du texte). Toute autre intervention, en dehors des ERP, est sans fondement. Juridiquement parlant cette commission a fait l’objet d’un décret  en date du 8 mars 1995 et d’une circulaire d’application en date du 22 juin 1995, fixant les dispositions de sa composition, de ses compétences, de son fonctionnement, des procédures et de ses modalités de mise en œuvre. Enfin autre point important, la commission de sécurité n’émet qu’un avis CONSULTATIF. Ceci étant dit commençons d’abord par définir ce qu’est un ERP.

Définition d’un Etablissement Recevant du Public : « Constituent des ERP tous bâtiments, locaux ou enceintes dans lesquels des personnes sont admises soit librement, soit moyennent une rétribution ou une participation quelconque, ou dans lesquels sont tenus des réunions ouvertes à tout venant ou sur invitation, payantes ou non. Cela peut être un établissement public ou privé. Sont considérées comme faisant partie du public toutes les personnes admises dans l’établissement à quelque titre que se soit en plus du personnel » (article R-123-2 du C.C.H) Ceci étant établit passons à la suite.

LES ACTEURS DE LA SECURITE INCENDIE ET LEUR RÔLE

L’exploitant-Maître d’ouvrage: La sécurité de l’établissement incombe en 1er lieu au maître d’ouvrage et à l’exploitant. Ils sont responsables de la sauvegarde du public admis et donc, de l’application des règles précisées par le Code de la Construction et de l’Habitation (C.C.H) L’existence d’un dispositif de contrôle par la commission de sécurité ne diminue en rien cette responsabilité. Après l’ouverture de l’établissement, l’exploitant DOIT tenir celui-ci en conformité avec la règlementation.

Le Maire: Le Maire en tant qu’autorité de police est chargé de veiller au respect des mesures de protection contre les risques d’incendie et de panique dans les établissements implantés dans sa commune. Tout E.R.P qui reçoit du public doit, au préalable, avoir l’autorisation du Maire. Pour l’exercice de son pouvoir de police dans les E.R.P, le Maire consulte la commission de sécurité. Puis il notifie le procès-verbal portant avis de la commission de sécurité et de sa décision à l’exploitant. Ce n’est donc jamais l’avis de la commission de sécurité qui s’impose à l’exploitant, mais la décision du Maire.

Le Préfet-le Sous-Préfet: Le Préfet (ou Sous-Préfet) est le représentant de l’Etat, il est Président de la commission de sécurité. 

Le sapeur-pompier préventionniste: Il a pour mission d’apporter les conseils nécessaires aux concepteurs, constructeurs, architectes, maitres d’ouvrage, etc…. d’étudier tout projets relatif aux E.R.P (Permis de construire, visite de sécurité) afin de constater le respect, ou non, des règles de sécurité par rapport aux textes règlementaires. Il est le rapporteur des dossiers en séance plénière de la commission de sécurité.

Les organismes de contrôles: Ils procèdent aux contrôles techniques et constructifs des installations de construction.

Les commissions de sécurité: Comme indiqué auparavant, elles ont un rôle consultatif, leur avis ne sont que des mesures préparatoires aux décisions des autorités de police. Leur avis est soit FAVORABLE ou DEFAVORABLE.

FONCTIONNEMENT 

Phase de Permis de construire: 

  1. L’exploitant fait une demande de PC ou d’autorisation de travaux
  2. Le Maire consulte la commission de sécurité pour avis
  3. La commission étudie sur dossier et sur plan, puis rend son avis » favorable » ou « défavorable »
  4. Le Maire délivre, ou non, le PC (ou AT) et notifie son avis à l’exploitant par arrêté municipal

Phase d’ouverture de l’E.R.P:

  1. L’exploitant fait une demande d’autorisation d’ouverture de son établissement au Maire
  2. Le Maire saisie la commission de sécurité pour une visite avant ouverture
  3. La commission visite l’établissement et rend un avis CONSULTATIF favorable ou défavorable à l’ouverture de l’E.R.P
  4. Le Maire autorise, ou non, l’ouverture et notifie son avis à l’exploitant par arrêté municipal

Phase d’exploitation de l’E.R.P:

  1. 1er cas: Le Préfet et le Maire peuvent saisir la commission de sécurité à tout moment pour faire effectuer une visite
  2. 2ème cas: L’établissement fait l’objet de visites périodiques prévues par la règlementation
  3. Procédure: la commission rend un avis favorable ou défavorable de poursuite d’activité d’exploitation
  4. Le Maire notifie son avis à l’exploitant par arrêté municipal autorisant, ou non, la poursuite d’activité  de l’établissement assorti des délais de réalisation des prescriptions émises par la commission de sécurité
  5. Le Maire s’assure de la réalisation des prescriptions dans les délais prononcés

Voilà donc résumé (très simplement) le rôle et le fonctionnement des commissions de sécurité. Si vous souhaitez plus d’informations à ce sujet, faites part de votre demande par des commentaires et j’y répondrais très volontiers……le sujet est assez vaste.

Bruno

 

Conseils pour éviter les brûlures….et l’incendie

Pour prévenir les risques d’accident, il faut d’abord respecter des règles simples et s’équiper d’un appareil de cuisson bien isolé. Vous lirez ici 6 conseils pour éviter des brûlures et par la même occasion, de déclencher un début d’incendie. (source AGPM prévention)        

Des plaques de cuisson inaccessibles aux enfants: Même lorsqu’elles sont éteintes, les plaques de cuisson électriques restent chaudes longtemps. Pour ne pas s’y brûler, il faut les recouvrir de protège-plaques isolants. Se méfier aussi des tables de cuisson en vitrocéramique, qui restent chaude même lorsque le bouton régulateur est sur « OFF ». Seules les tables de cuisson à induction ne chauffent que s’il y a contact avec un récipient, ce qui supprime tout risque de brûlure. Dans tous les cas, il est facile d’installer une barrière de protection amovible pour empêcher les enfants d’atteindre les plaques.

491.jpg

Une protection isolante pour a porte du four: La porte du four est souvent chaude, voir brûlante, lorsque celui-ci est allumé. Pour qu’un enfant ne s’y brule pas les mains en y prenant appui, il est possible d’équiper cette porte de protection isolante, qui permet tout de même de voir ce qui cuit dans le four. Certaines cuisinières sont également directement conçues avec porte isotherme, ce qui donne la possibilité de cuisiner en toute sécurité (la même précaution de protection est à appliquer pour les cheminées dotées d’un insert)

Les manches des casseroles vers l’intérieur: Un enfant peut être tenté d’attraper une poêle ou une casserole, surtout s’il a faim et que le manche « lui tend les bras ».! Pour éviter tout risque de brûlure, prendre l’habitude d’orienter les queues des récipients posées sur les plaques de cuisson vers l’intérieur de la cuisinière. Vérifier également que les manches de vos récipients sont bien fixés. S’ils devaient lâcher, on risquerait d’ébouillanter quelqu’un.

Respecter le mode d’emploi des micro-ondes: Ne pas faire cuire d’œufs avec leurs coquilles, d’escargots ou de contenants hermétiques (bouteilles fermées) dans un micro-ondes, ils exploseraient dans le four. Petits pots et biberons doivent être ouverts avant d’être réchauffés. Utiliser des récipients ou des emballages adaptés (plastiques, « spécial micro-ondes », verre, vitrocéramique) Les plats métalliques peuvent être employés dans certains fours récents (suivre la notice). En revanche, il faut tester la réaction des vaisselles poreuses (porcelaine, céramique, poterie,…..)

499.jpg

Nettoyer la hotte aspirante: Quotidiennement, les graisses projetées depuis la cuisinière s’accumulent sur la hotte aspirante. Une flamme un peu forte peut alors y mettre le feu et provoquer un incendie par propagation de la chaleur (voir la rubrique notion de l’incendie) Le risque devient inexistant si l’on nettoie régulièrement la hotte.

535.jpg

Des tuyaux d’alimentation de sécurité: Sur les cuisinières à gaz, il est plus sûr d’installer un système « vissogaz ». Un tuyau flexible en inox, sans limite de durée de vie, est vissé à une extrémité sur l’appareil et à l’autre sur un robinet de sécurité. Ce dernier coupe automatiquement le gaz si le tuyau se désolidarise.

Que faire en cas de brûlures ? Visionner la vidéo ci-après pour connaitre la conduite à tenir en cas de brûlure.

Image de prévisualisation YouTube

Suivez ces quelques conseils et vous éviterez ainsi de vous retrouver dans des situations dramatiques. Je rappelle également la nécessité de se procurer un extincteur……..au cas ou.

Bruno

Les dix commandements

 

lefeubruledesvies.jpg L’INCENDIE 

                                    DOMESTIQUE                                                              

PAS DE PANIQUE… !!

En France, un incendie domestique survient toutes les 2minutes et provoquent 10 000 victimes, dont près de 800 décès, par ans. La température d’une pièce en feu atteint 600 °C en 3 minutes.

70% des incendies mortels ont lieu la nuit, la fumée surprenant les habitants dans leur sommeil. L’intoxication par les fumées, et non les flammes, est la première cause de décès et 1 incendie sur 4 est dû à une  installation électrique défectueuse.

Afin de vous prémunir au mieux contre le risque d’incendie pour que vos biens ne partent pas en fumée adoptez les mesures associées aux quelques conseils suivants :

Comment être averti à temps ?

Il est conseillé d’équiper sa maison ou son appartement avec des Détecteurs Autonomes Avertisseurs de Fumées (certifié CE 14-604. Installés à chaque étage, de préférence près des chambres, ils vous réveilleront dès les premières fumées.

Ces détecteurs sont disponibles dans les magasins de bricolage ou les hypermarchés et fonctionnent avec une pile de 9 volts, ils sont donc faciles à installer car aucun branchement n’est nécessaire.

Dans les pays Nordiques, où quasiment toutes les habitations sont équipées de détecteurs de fumées, le nombre de victimes a été réduit de 50%.

Que faire en cas d’incendie ?

1er cas :     SI l’incendie se déclare chez vous.

       Faites sortir tout le monde et fermez les portes.

       Une fois dehors appelez les Sapeurs Pompiers en composant le 18 ou le 112.

2ème cas :   SI l’incendie se déclare à l’étage inférieur ou sur votre palier.

       Restez sur place.

       Fermez les portes.

       Arrosez la porte palière.

       Attendez les secours en vous manifestant à une fenêtre.

      En cas fumées dans la pièce, baissez-vous vers le sol et couvrez-vous  le nez ou la bouche avec un linge humide.

3ème cas :   SI l’incendie se déclare à l’étage supérieur.

       Sortez par l’issue la plus proche.

  

casque1.jpgLes 10 commandements du pompiercasque1.jpg

 1 – Connaître les numéros d’appel d’urgence. (18 ; 15 ; 17 ; 112)

2 - Il est recommandé à tout particulier de s’équiper d’un extincteur.

3 - La pose de détecteurs autonomes avertisseurs de fumées est indispensable.

4 - Faîtes vérifier vos installations techniques (électricité ; gaz ; conduit de cheminée) par des professionnels une fois par an.

5 - Ne pas surcharger les prises électriques.                 

6 - Ne pas fumer au lit.

7 - Tenir briquets et allumettes hors de portée des enfants.

8 - Ne rien laisser sur le feu sans surveillance.

9 – Ne pas mettre de produits inflammables à proximité d’une source de chaleur tel que : radiateur ; ampoules ; plaques chauffantes ; etc…..

10 – Ne pas laisser les appareils électriques en veille.               

  

            « A LA MAISON, UN REFLEXE EN PLUS

                                                          C’EST UN RISQUE EN MOINS »

 Image de prévisualisation YouTube

daaf2011.png

 

 

 

 


Spot France……Spot Etrangers

Une campagne de sensibilisation sur les risques est parfois diffusée sur les chaînes Françaises. Si le sujet est intéressant, comme d’habitude cela reste….gentillet avec même parfois une petite touche d’humour. La culture de risque est pourtant un sujet sérieux et la sensibilisation qui en est faite mériterait un peu plus de sérieux. A titre d’information, je vous laisse comparer les campagnes de sensibilisation effectuée ailleurs et notamment au QUEBEC par rapport à la méthode Française………..ça laisse rêveur.

Bruno

Image de prévisualisation YouTube

Image de prévisualisation YouTube

Image de prévisualisation YouTube

Celui-ci compare le détecteur à la présence un pompier dans une habitation

Image de prévisualisation YouTube

Les  spots suivants, certains sont commenter par une victime d’un incendie de cuisson……..sans commentaires..!!

Image de prévisualisation YouTube

Image de prévisualisation YouTube

Image de prévisualisation YouTube

Image de prévisualisation YouTube

Celui-ci montre à quel point la prévention fait partie intégrante de la vie quotidienne outre Atlantique et…..avec une pointe d’humour. A quand la même chose en France .. ???

Image de prévisualisation YouTube

Numéros Utiles

15….17….18…..112 Quel numéro choisir ??

Plusieurs entités sont à votre écoute 24h/24 pour répondre au mieux à vos besoin, mais connaissez-vous le rôle de chacune d’entre elles ? Savoir choisir le bon numéro est souvent un temps précieux gagné pour répondre aux mieux à votre requête et parfois même de sauver une vie. Votre appel vers le service concerné et approprié prend alors une toute autre dimension.

Le 15. Le Service d’Aide Médicale d’Urgence: Le SAMU, outre la possibilité d’obtenir un conseil auprès d’un médecin, est le numéro à composer pour:

  • Problème à caractère médical à domicile.
  • Visite d’un médecin à domicile.
  • Ingestion de produits toxiques ou de médicaments.
  • Problèmes de traitement médical en l’absence de votre médecin.

 

smur01.gif

Le 17. La Police ou la Gendarmerie: Selon votre lieu d’appel en province, en ville, ou hors agglomération un de ces 2 services intervient pour:

  • Troubles de l’ordre public.
  • Ebriété sur la voie publique.
  • Accident matériel de la circulation.
  • Différent entre personnes.
  • Vol ou agression.
  • Tapage ou problème de voisinage.
  • Stationnement.
  • Recherches de personnes.

 

gendarmerie22985861902.jpg

Le 18. Les Sapeurs-Pompiers: Leurs missions sont la protection des personnes et des biens mais uniquement en cas d’urgence, ou si une situation implique obligatoirement une évacuation vers une structure vers une structure durgence hospitalière; c’est le numéro à composer pour:

  • Feux.
  • Explosions.
  • Blessés ou malaise sur voie publique.
  • Incident météorologique grave (tempête, inondation….)
  • Accident de la circulation avec blessés.
  • Détresse vitale ressentie (cœur, respiration, conscience)
  • Gaz (conduite arrachée, fuite importante, odeur suspecte,…)

bdpompiers.jpg

Le 112. Numéro d’urgence de la communauté Européenne répond à toutes demandes de secours. Il aboutit soit dans un centre 15, 17 ou 18 soit dans une plate-forme d’appels groupés. Il est joignable d’un portable sans carte SIM, sans unité (carte prépayée) et sans déverrouiller votre clavier. En cas de doute sur le choix du numéro à composer utiliser le 112, un opérateur saura vous orienter vers le service concerné.

Ascenseur: Pour une personne bloquée dans une cabine d’ascenseur et non blessé, il vous faut composer le numéro affiché dans l’ascenseur (et non pas les pompiers), un technicien viendra vous délivrer.

Sur autoroute: Sachez que sur votre trajet il faut utiliser les bornes d’appels S.O.S. Elles permettent aux services de secours de vous localiser très rapidement. Ces numéros d’appel d’urgence sont gratuits et fonctionnent 24h/24 depuis n’importe quel appareil fixe ou portable, mais aussi depuis les cabines publiques (même sans carte)

Sachez utilisez le bon numéro quand le besoin s’en fait sentir. Ne pas utiliser le bon, c’est autant de temps perdu pour permettre aux services de secours d’intervenir rapidement et utilement.

Bruno

bau.jpgVous tombez en panne sur l’autoroute…..(O.F du 4/02/11)bau.jpg

La panne sur l’autoroute n’est pas sans danger. Après avoir mis toute sa petite famille à l’abri derrière la barrière de sécurité (la sortie du véhicule se fait toujours côté opposé à la circulation), dirigez-vous, gilet fluorescent sur le dos, vers l’une des bornes d’urgence orange installées tous les 2 kilomètres environ.

S.O.S Dépannage: Un dépannage sur autoroute ne peut être effectué qu’à partir de ces bornes d’urgence (jamais à partir d’un téléphone portable). Vous serez mis en relation avec la gendarmerie, la police ou encore la société d’autoroute qui se chargera de vous envoyer un dépanneur. Indiquez avec précision où se trouve le véhicule (aidez-vous des bornes hectométriques situées sur le bord des voies), sa marque et sa couleur et, si possible, la nature de la panne. Les délais d’intervention sont généralement de 30 à 45 minutes.

Des dépanneurs agrées: Pour des raisons de sécurité, le dépannage sur les autoroutes et les voies express est confié à des garagistes agrées par les pouvoirs publics. Pour obtenir cet agrément, les dépanneurs sont tenus de respecter un cahier des charges contraignant. Ils doivent assurer une permanence téléphonique 24H/24, disposer d’un garage à proximité de la sortie d’autoroute et pouvoir accueillir et orienter l’automobiliste dans de bonnes conditions.

Des prix règlementés: Les tarifs ne sont pas fixés à la tête du client mais par arrêté du Ministère de l’Economie. La dernière révision date du 9 sept 2010. Pour une voiture de moins de 1.8 tonne, comptez 114,50 € pour un dépannage sur place et 141,50 € pour un remorquage. Ces tarifs sont majorés entre 18 H et 8 H du matin, ainsi que le samedi, le dimanche et les jours fériés (171,50 € sur place et 212,25 € avec remorquage). Si l’intervention doit durer plus de 30 mn, le garagiste doit évacuer le véhicule soit vers l’aire de repos la plus proche, soit vers l’atelier du garagiste, ou à la demande de l’automobiliste, vers un lieu situé à moins de 5 Km de la sortie de l’autoroute.

Tout n’est pas inclus: Ces tarifs forfaitaires comprennent le déplacement de la dépanneuse (aller-retour) et éventuellement le remorquage. Certains services sont facturés en plus comme les pièces auto pour la réparation, la main d’œuvre  au-delà de 30 mn ou encore le remorquage au-delà de 5 Km après la sortie de l’autoroute. A noter que pour faire jouer la garantie assistance de son assurance auto, il faut généralement se faire remorquer jusqu’à la sortie la plus proche.

                                          bornedappeldurgencebornegsm208899jpg.gif

 

 

Le BLEVE

Les causes et les circonstances de ce type d’accident sont fort heureusement connues. Sans le savoir, on met en pratique le principe qui peut causer un phénomène de BLEVE au quotidien en utilisant une cocotte-minute, en mettant les aliments sous pression pour accélérer leur cuisson. La flamme située sous l’appareil transforme l’eau contenue dans les aliments en vapeur (1 litre d’eau = 1 000 litres de vapeur à 100 °C). Cette vapeur, ne pouvant se libérer, fait augmenter la pression interne du récipient qui devient nettement supérieure à la pression atmosphérique. Il est alors à ce moment-là impossible d’ouvrir la cocotte. Pour l’ouvrir à nouveau, il faut supprimer la flamme, appelée « énergie d’activation », pour figer l’augmentation de la pression à l’intérieur, puis ouvrir le clapet, la soupape, permettant à la vapeur de s’échapper et ainsi à la pression interne de redevenir égale à la pression atmosphérique, soit 1 bar.

Le principe est le même pour des camions-citernes en feu. S’il est impossible de supprimer rapidement le feu qui fait augmenter la pression à l’intérieur, l’enveloppe finit par se déformer et risque de se déchirer. Par exemple, un réservoir de GPL d’une voiture peut supporter jusqu’à 52 bars sans soupape. Au-delà c’est l’explosion.

Quand la pression est trop forte…

Il n’est pas nécessaire que le produit contenu soit inflammable pour parler de phénomène de BLEVE. N’importe quel liquide chauffé sous pression et transformé en vapeur peut propager une onde de surpression due à sa décompression soudaine dans l’atmosphère (comme les bâtiments soufflés que l’on voit sur la photo).

feudagneuxseulepv.jpg

Ensuite, soit le récipient éclate et projette des fragments à des distances très lointaines, soit il se déchire et se transforme en projectile.

Cependant, le caractère inflammable du liquide aggrave le danger en formant une boule de feu au contact de l’énergie d’activation et de l’air (comburant) dont le rayonnement thermique peut propager l’incendie à son environnement (comme les feux d’entrepôts). Les projectiles sont eux aussi enflammés et propagent le feu.

Image de prévisualisation YouTube

(PS: La vidéo n’est pas en version Française mais c’est la mieux que j’ai trouvé expliquant bien le phénomène du BLEVE. De plus les images sont explicites)

Pour stopper le phénomène, il convient d’agir sur les composantes du triangle du feu : 1 – figer le risque en supprimant l’énergie d’activation (éteindre les flammes), 2 – refroidir l’enveloppe pour faire chuter la pression interne, 3 – libérer la vapeur emprisonnée si une soupape existe pour faire chuter la pression, en l’absence de soupape, mettre délicatement le récipient dans l’eau.

Pour info, les bouteilles de gaz que chacun peut posséder chez soi peuvent reproduire ce phénomène si elles sont soumises à une forte chaleur. Cela dit, il faut savoir que ce type de récipient sous l’action d’un feu ne s’enflamme pas mais, se déchire sous la pression puissante du gaz.

Bruno

Le risque électrique

Plus d’un feu sur trois est d’origine électrique

Vieilles installations, branchements multiples sur la même prise, l’électricité peut être un véritable danger.

Comment l’électricité peut-elle déclencher un incendie ?

Même s’il est invisible, le courant électrique est un phénomène physique: Des électrons circulent dans un fil appelé « conducteur ».  Si le diamètre du conducteur est trop petit,  il y a surintensité et échauffement. Dans 9 cas sur 10, le feu d’origine électrique vient d’un échauffement.

Comment ces feux prennent-ils ?

Quand l’échauffement se produit près d’un tissu ou d’un papier peint inflammable, il peut provoquer un départ de feu. L’électricité, c’est l’amorce du feu et tout va très vite (constitution du triangle du feu, voir la page « notion sur l’incendie ») Il faut  entre 50 et 60 secondes pour que le feu éclose et 3 minutes pour que l’ensemble de la pièce s’embrase d’un coup (flash-over)

Comment éviter ces  échauffements ?

La précaution la plus simple est de ne pas multiplier les appareils sur une même prise de courant. Il n’est pas rare de voir des multiprises sur des multiprises..!!! Ce qu’il ne faut jamais faire. Le branchement,  sur une même prise,  de plusieurs appareils favorise cet effet d’échauffement  (radiateur, fer à repasser, ordinateur, grille-pain, lave-linge,…)

En quoi une installation ancienne est-elle dangereuse ?

Un câble électrique vieillit naturellement comme tout autre matériel. Il n’est plus donc aussi performant et ne remplit plus son rôle d’isolant. Les installations d’il y a 30 ans ne sont plus du tout adaptées au nombre d’appareils utilisés aujourd’hui, notamment l’équipement informatique.

Quelles sont les autres causes d’incendie ?

Les appareils de chauffage au gaz  et au charbon sont également des dangers potentiels et il est impératif de na pas obstruer les évacuations d’air haute et basse (voir la rubrique « le monoxyde de carbone ») Enfin, il ne faut pas oublier la maladresse en tous genres comme: la tartine de pain qui bloque le grille-pain, l’utilisation de produits inflammables à proximité d’une flamme, la cigarette allumée posée dans un cendrier que l’on oublie,……

Que dit la loi ?

La Loi Meslot-Morange rend les détecteurs de fumées obligatoires dans les habitations. Il est important de veiller à acheter le bon détecteur conforme aux normes, gare aux arnaques (voir la page « l’incendie domestique »). C’est souvent pendant la nuit que  les risques sont grands. Les fumées sont très toxiques et asphyxient les occupants endormis. En ce qui concerne l’électricité, la loi oblige juste un diagnostic de l’installation au moment de la vente.

Faîtes très attention avec l’énergie électrique elle est souvent à l’origine des incendies. Un conseil, maintes fois répété, procédez à la vérification et à l’entretien de votre installation par un technicien compétent, 1 fois par an.

Bruno

Protéger son installation électrique contre les risques électriques

Des équipements électriques dangereux sont aujourd’hui vendus et installés en France et en Europe, exposant ainsi toute la famille à des risques d’incendie ou d’électrocution. A savoir, il y a chaque année en France 80 000 incendies domestiques d’origine électrique. C’est pourquoi l’association Promotelec, en collaboration avec l’ASEC (Association Sécurité Électrique et Conformité), rappelle les consignes à suivre pour éviter ces incidents.

-Pour prévenir ces risques, l’installation électrique doit comporter des dispositifs de protection (disjoncteurs et interrupteurs différentiels) afin d’éviter une surintensité ou une fuite de courant sur l’installation électrique.

- Une installation électrique vieillit et la qualité, ainsi que la sécurité, dépendent donc de la seule attention que lui porte l’occupant du logement.

7,3 millions de logements construits avant 1974 ne répondent pas aux règles de sécurité et 300 000 installations se rajoutent à ce chiffre chaque année

-Pour s’assurer de la conformité d’un produit électrique, repérez les marquages CE et NF. Le marquage CE, marquage européen obligatoire, indique que le produit respecte les questions de sécurité, de santé publique et de protection des consommateurs. La norme NF, certification de qualité volontaire, vise à répondre à l’attente globale de qualité des utilisateurs et garantit la fiabilité et la sécurité du matériel.

- Lors de l’achat, soyez vigilant sur les produits à bas prix et notamment sur ceux vendus sur internet ; adressez-vous à des fournisseurs reconnus.

- Lors de travaux, faites toujours appel à des professionnels qualifiés.

Rappel des 6 règles de base de mise en sécurité de son installation électrique :

 1)      Présence d’un appareil général de commande et de protection, facilement accessible

2)      Présence à l’origine de l’installation, d’au moins un dispositif différentiel de sensibilité approprié aux conditions de mise à la terre

3)      Présence sur chaque circuit d’un dispositif de protection contre les surintensités adapté à la section des conducteurs

4)      Présence d’une liaison équipotentielle et respect des règles liées aux zones de sécurité dans les locaux contenant une baignoire ou une douche

5)      Absence de matériels électriques vétustes inadaptés à l’usage ou présentant des risques de contacts directs avec des éléments sous tension

6)      Absence de conducteurs non protégés mécaniquement

 Pour en savoir plus sur ce dossier, rendez-vous sur promotelec.com.

 Preuves à l’appui

multiprise.jpg    prisedecourant.jpg    prisesecurisee.jpg    machinealaver.jpg

luminaires.jpg    interrupteur.jpg    fusibles.jpg    filselectriques.jpg

dominos.jpg    disjoncteur.jpg    appliquemetallique.jpg

Vidéos, Cas Concrets et Textes

Bonjour à toutes et à tous,

Dans cette rubrique vous trouverez différentes vidéos et films relatifs à  des situations, démontrant que l’incendie est vite arrivé si on ne connaît pas les bons gestes permettant de se sortir d’une situation délicate . D’autres, vous montrerons ce que font d’autres pays dans le domaine de la culture du risque et notamment l’incendie domestique. De même, décrets,  lois ou autres, agrémenterons cette rubrique également.

Ces vidéos et textes s’accompagnent d’un commentaire dit de « point de vue« . A votre tour, vous pouvez aussi commenter ce que vous pensez de ces situations et des démarches engagées par ces pays dans le développement de la culture du risque…….dont certains sont des voisins très proches. Bon visionnage.

Bruno

//////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////

//////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////
Image de prévisualisation YouTube

Ces vidéos prouvent que l’eau et l’huile en feu ne font pas bon ménage. Alors 2 solutions pour éviter ce genre de situation. Soit vous maîtrisez parfaitement la conduite à tenir en pareille situation et là je dis bravo, soit………préférer les nouilles aux frites. 

Bruno

///////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////

Cette vidéo montre la conduite à tenir en cas d’incendie sur une friteuse. Ce spot est effectué à la demande du gouvernement Canadien et commenté par une femme qui n’a pas su faire ce qu’il fallait. Cela se passe dans un pays où  la culture du risque fait partie intégrante de la société………toute une éducation.

////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////

Cette vidéo montre comment est intégré l’utilité de la pose des détecteurs dans les habitations. Cela se passe de commentaires……….Et la France dans tout ça où en sommes-nous…?? Et bien lisez la suite.

Bruno
Pas d’extincteur dans les habitations:  Après les détecteurs incendie (les D.A.A.F) pourquoi ne pas proposer les extincteurs ? C’est en substance la réflexion et la question écrite que le député des Vosges, François Vannson, avait adressée le 28 juin dernier au gouvernement. La réponse, publiée au J.O le 29 juin dernier, vient de lui parvenir, c’est NON.!! Le Ministère du Logement et de l’Urbanisme y est opposé pour les motifs suivants: « Pour intervenir efficacement sur un début d’incendie, la manipulation d’un extincteur impose le respect de règles de sécurité inhérentes à son utilisation. Or, la majorité des occupants des logements n’est pas formé à l’usage de ce type de matériel. Chaque type d’extincteur correspond à un type de feu et s’utilise différemment (direction du jet et distance par rapport aux flammes) De plus, un extincteur ne constitue un moyen efficace de lutte contre l’incendie que pour des feux naissants. En conséquence, la pose d’un extincteur dans chaque logement ne constitue pas une mesure que le gouvernement souhaite privilégier dans le cadre de la prévention des risques d’incendie dans les bâtiments d’habitation. L’amélioration de la sécurité repose avant tout sur la sensibilisation des personnes aux risques d’incendie« 

Voilà donc la position de la France en matière de culture du risque, il y ‘a encore du boulot à faire..!!!!! Je rappellerai juste que,

  • Si le code du travail était respecté, TOUT LE MONDE saurait se servir d’un extincteur..!!! (voir les textes du code du travail dans la page « ‘incendie en entreprise »)
  • D’autres pays ont mis cet appareil dans les logements et..ça marche,
  • La sensibilisation évoquée dans la réponse n’est pas mise en place (dans les collèges notamment)
  • Que le Ministère du Logement et de L’Urbanisme n’a toujours pas procédé à la modification des textes de sécurité dans l’habitation au regard des normes Européennes.
  • Que c’est nous prendre pour des imbéciles de nous dire de penser à diriger le jet vers les flammes.

Bref, il est déplorable de constater à quel point nos dirigeants sont déconnecté de la réalité.

Bruno

Pour les fêtes de fin d’année, voici la rapidité à laquelle un sapin de Noël prend feu, vidéos en temps réel..!!!!

Image de prévisualisation YouTube

Image de prévisualisation YouTube

Bakdraft et Flashover, quand les fumées brûlent…..DANGER..!!!!

Image de prévisualisation YouTube

Très bon film vidéo réalisé par le SDIS 35 de l’Ile et Vilaine sur le bon comportement à adopter lors d’un incendie domestique.

Image de prévisualisation YouTube

La Cheminée

BIEN SE PROTEGER DU FEU

 

flamme026.gif

L’installation d’un insert doit respecter des normes précises d’installation afin que les matières inflammables environnantes ne prennent pas feu. L’insert dégage des fumées d’une température très supérieure à celle d’une cheminée ouverte.

Manipulez avec précaution la porte de l’insert lorsqu’on ajoute du combustible. Elle peut être très chaude. Eloigner les enfants pour qu’ils ne se brûlent pas les mains.

Avec une cheminée ouverte, se méfier des projections de braises, qui peuvent toucher les personnes ou les tissus qui sont à proximité (consultez l’inflammabilité des canapés dans la page incendie domestique et vous comprendrez) Munissez-vous d’un pare feu.

Evitez les combustibles qui encrassent la cheminée. Les bois résineux ou mouillés produisent beaucoup de résidus, qui se fixent dans les conduits et peuvent prendre feu. L’idéal est d’utiliser des bois séchés pendant 2 à 3 ans. Ne pas jeter dans la cheminée de matière plastique qui dégage des fumées toxiques dans le foyer, ni même s’en servir comme poubelle..!!!.

feudechemineejpg.jpg

Un ramonage annuel avec un hérisson:

Les conduits d’évacuation des cheminées, ouvertes ou équipées d’un insert, doivent être ramonés une fois par an de façon mécanique c’est à dire avec « un hérisson ». Cela permet de retirer les suies, les goudrons et des nids. Et, ainsi, de se préserver des risques d’incendie et des émanations de gaz asphyxiants. Le ramonage par aspiration ou par produits chimiques est insuffisant.

Image de prévisualisation YouTube

La cheminée est très conviviale mais pas sans risque. Gardez ces quelques conseils « au chaud » et vous profiterez des bons moments au coin du feu. Une dernière chose, évitez de laisser la cheminée brûler la nuit……ou au moins munissez-vous d’un détecteur. Bonne soirée.

Bruno

chemine2.jpg

Monoxyde de carbone

Attention au risque d’intoxication au monoxyde de carbone

intoxicationmonoxydedecarbone.jpg

A l’approche de l’hiver et des fêtes de fins d’année voici quelques conseils pour éviter que la fête ne se termine en drame

Le monoxyde de carbone un gaz incolore, inodore mais mortel.

Que provoque-t-il ?

  • Une intoxication subite et aiguë, entraînant des maux de tête, des vertiges, des nausées des pertes de conscience.
  • Une intoxication insidieuse et permanente, qui se manifeste par des maux de tête, des épuisements, des nausées.

intoxco.gif

Les bons réflexes en cas d’intoxication

  • Ouvrir les fenêtres et aérer,
  • Quitter les lieux immédiatement,
  • Appeler les secours (18 pour les pompiers et 15 pour le SAMU)
  • Ne pas réintégrer votre logement sans faire appel à un professionnel qualifié.

Votre habitation doit respirer

Vos aérations sont-elles dégagées ?

Dégagez vos aérations et ne les bouchez en aucun cas. Lorsque vos appareils fonctionnent mais sont privés d’air, ils produisent du monoxyde de carbone. Assurez-vous que votre logement dispose de grilles ou de bouches d’aération pour que l’air circule.

Quelle est la date  du dernier ramonage ?

Faites ramonez  votre conduit de cheminée tous les ans. L’encrassement ou l’obstruction des conduits empêchent l’évacuation des gaz brûlés. Issu de cette mauvaise combustion, le monoxyde de carbone risque de refouler à l’intérieur de votre logement. Les professionnels délivrent des certificats de ramonage.

Vos appareils doivent être entretenus et correctement utilisés

 Quelle est la date du dernier contrôle ? Vos appareils sont-ils en bon état ?

Chaque année, faites  contrôler et entretenir vos appareils de chauffage, chauffe-eau,… par un professionnel qualifié. Un appareil encrassé ou mal réglé produit du monoxyde de carbone lors de son fonctionnement.

Comment utilisez-vous votre chauffage d’appoint ?

Respectez bien les indications du fabricant. Par exemple, pas d’utilisation prolongée des panneaux radiant à gaz, poêle à pétrole,… et n’utilisez jamais votre cuisinière, barbecue, brasero comme chauffage de secours car ce n’est par leur usage initial. La mauvaise combustion du bois, charbon, gaz naturel, gaz butane, propane, fioul, pétrole, essence ou gazole utilisés pour des moteurs (groupe électrogène par exemple) produit du monoxyde de carbone qui doit être évacué.

Vous êtes responsable de votre sécurité

En tant qu’utilisateur, vous êtes responsable de l’usage, de l’entretien et du bon fonctionnement de l’ensemble de votre installation (appareils, raccordement, ventilation,….)

Image de prévisualisation YouTube

Adoptez les bons gestes pour éviter l’asphyxie. Pensez à faire entretenir vos installations techniques et profitez pleinement des fêtes de fins d’année. Rappelez-vous cela n’arrive pas qu’aux autres et munissez-vous des équipements de sécurité évoqués dans les autres articles.

Bruno

MONOXYDE: DETECTEURS DANS LES LYCEES (O.F du 4/02/11)

La région Pays de la Loire veut éviter que ne se reproduise l’intoxication au monoxyde de carbone  survenue le 20 janvier dernier à Laval (53). Ce jour-là, 7 élèves et leur professeur ont été intoxiqués par ce gaz. Sans la présence d’esprit de leur professeur et de l’infirmière, qui a immédiatement alerté les secours, les conséquences de cet empoisonnement auraient pu être dramatiques. La décision a donc été prise d’équiper les ateliers des lycées et des centre de formation d’apprentis où il y a des appareils à gaz. « La loi ne nous y oblige pas » explique le Vice-Président de la Région en charge de l’éducation.  » Nous avons tiré les conclusions de cet incident très sérieux. On ne veut prendre aucun risque » Un détecteur de monoxyde de carbone coûte un cinquantaine d’euros.

Sage précaution que voilà. Il aura fallu attendre l’incident, fort heureusement sans conséquence, pour prendre une décision qui va dans le sens de la sécurité…..un exemple à suivre.

Bruno

Hommage du 11 septembre et aux Sapeurs pompiers

Pour les sapeurs-pompiers le 11 septembre 2001 est devenu une date que l’on n’oubliera jamais, alors hommage à tous ceux qui sont disparus……..on n’oubliera pas.

Merci à jujukakou………
Image de prévisualisation YouTube

Le métier de sapeur-pompier pas dangereux….?? Et en plus, très peu de reconnaissance.

Merci à pinouleke …..
Image de prévisualisation YouTube

C’est sûr dont never forget….

Image de prévisualisation YouTube

 

Code du Travail

Salutations,

Vous trouverez ici les articles du Code du Travail en matière de santé et sécurité. De façon plus synthétique, des parties concernant la sécurité et la formation sont également consultables dans la page « Le risque en entreprise ». Que vous soyez employeur ou salarié le sujet vous concerne, pour vous éviter de  passer du  Code du Travail…………au Code Pénal ou………de vous éviter çà..!!

Image de prévisualisation YouTube

Bonne lecture et,…………..profitez de prendre des notes ou laissez des commentaires.

Bruno

 

CODE DU TRAVAIL

 SANTE ET SECURITE

 AU TRAVAIL

(extraits)

 

 Partie législative

 QUATRIÈME PARTIE : SANTÉ ET SÉCURITÉ AU TRAVAIL

LIVRE Ier : DISPOSITIONS GÉNÉRALES

TITRE Ier : CHAMP ET DISPOSITIONS D’APPLICATION

Chapitre unique

Section 1 : Champ d’application. (Articles L4111-1 à L4111-5)

Section 2 : Dispositions d’application. (Article L4111-6)

TITRE II : PRINCIPES GÉNÉRAUX DE PRÉVENTION

Chapitre Ier : Obligations de l’employeur. (Articles L4121-1 à L4121-5)

                             Obligations des travailleurs. (Articles L4122-1 à L4122-2)

TITRE III : DROITS D’ALERTE ET DE RETRAIT

Chapitre Ier : Principes. (Articles L4131-1 à L4131-4)

Chapitre II : Conditions d’exercice des droits d’alerte et de retrait. (Articles L4132-1 à L4132-5)

TITRE IV : INFORMATION ET FORMATION DES TRAVAILLEURS

Chapitre Ier : Obligation générale d’information et de formation. (Articles L4141-1 à L4141-4)

Chapitre II : Formations et mesures d’adaptation particulières. (Articles L4142-1 à L4142-4)

Chapitre III : Consultation des représentants du personnel. (Article L4143-1)

TITRE V : DISPOSITIONS PARTICULIÈRES À CERTAINES CATÉGORIES DE TRAVAILLEURS

Chapitre Ier : Champ d’application. (Article L4151-1)

Chapitre II : Femmes enceintes, venant d’accoucher ou allaitant. (Articles L4152-1 à L4152-2)

Chapitre III : Jeunes travailleurs

Section 1 : Age d’admission. (Articles L4153-1 à L4153-7)

Section 2 : Travaux interdits. (Article L4153-8)

Section 3 : Travaux réglementés. (Article L4153-9)

Chapitre IV : Salariés titulaires d’un contrat de travail à durée déterminée et salariés temporaires

Section 1 : Travaux interdits. (Article L4154-1)

Section 2 : Obligations particulières d’information et de formation. (Articles L4154-2 à L4154-4)

LIVRE II : DISPOSITIONS APPLICABLES AUX LIEUX DE TRAVAIL

TITRE Ier : OBLIGATIONS DU MAÎTRE D’OUVRAGE POUR LA CONCEPTION DES LIEUX DE TRAVAIL

Chapitre Ier : Principes généraux. (Articles L4211-1 à L4211-2)

Chapitre II : Aération et assainissement.

Le présent chapitre ne comprend pas de dispositions législatives

Chapitre III : Eclairage, insonorisation et ambiance thermique.

Le présent chapitre ne comprend pas de dispositions législatives

Chapitre IV : Sécurité des lieux de travail.

Le présent chapitre ne comprend pas de dispositions législatives

Chapitre V : Installations électriques.

Le présent chapitre ne comprend pas de dispositions législatives

Chapitre VI : Risques d’incendies et d’explosions et évacuation.

Le présent chapitre ne comprend pas de dispositions législatives

Chapitre VII : Installations sanitaires, restauration.

Le présent chapitre ne comprend pas de dispositions législatives

TITRE II : OBLIGATIONS DE L’EMPLOYEUR POUR L’UTILISATION DES LIEUX DE TRAVAIL

Chapitre Ier : Principes généraux. (Article L4221-1)

Chapitre II : Aération, assainissement.

Le présent chapitre ne comprend pas de dispositions législatives

Chapitre III : Eclairage, ambiance thermique.

Le présent chapitre ne comprend pas de dispositions législatives

Chapitre IV : Sécurité des lieux de travail.

Le présent chapitre ne comprend pas de dispositions législatives

Chapitre V : Aménagement des postes de travail.

Le présent chapitre ne comprend pas de dispositions législatives

Chapitre VI : Installations électriques.

Le présent chapitre ne comprend pas de dispositions législatives

Chapitre VII : Risques d’incendies et d’explosions et évacuation.

Le présent chapitre ne comprend pas de dispositions législatives

Chapitre VIII : Installations sanitaires, restauration et hébergement.

Le présent chapitre ne comprend pas de dispositions législatives

 Partie réglementaire (extraits)

LIVRE 1er : DISPOSITIONS GENERALES

TITRE 1er : CHAMP ET DISPOSITIONS D’APPLICATION

Le présent titre ne comporte pas de dispositions réglementaires.

TITRE II : PRINCIPES GENERAUX DE PREVENTION

Chapitre 1er : Obligations de l’employeur (articles R4121-1 à R4121-4)

Chapitre II : Obligations des travailleurs

Le présent chapitre ne comporte pas de dispositions réglementaires.

TITRE IV : INFORMATION ET FORMATION DES TRAVAILLEURS

Chapitre 1er : Obligations générales d’information et de formation.

Section 1 : Objet et organisation de l’information et de la formation à la sécurité (articles R4141-1 à R4141-10)

Section 2 : Conditions de circulation (articles R4141-11 à R4141-12)

Section 3 : Condition d’exécution du travail (articles R4141-13 à r4141-16)

Section 4 : Conduite à tenir en cas d’accident ou de sinistre (articles R4141-17 à R4141-20)

TITRE V : DISPOSITIONS PARTICULIERES A CERTAINES CATEGORIES DE TRAVAILLEURS

(Femmes enceintes, venant d’accoucher ou allaitant et jeunes travailleurs)

LIVRE II : DISPOSITIONS APPLICABLES AUX LIEUX DE TRAVAIL

TITRE Ier : OBLIGATIONS DU MAÎTRE D’OUVRAGE POUR LA CONCEPTION DES LIEUX DE TRAVAIL

Chapitre Ier : Principes généraux

Section 1 : Champ d’application et définitions (Articles R4211-1 à R4211-2)

Section 2 : Dossier de maintenance (Articles R4211-3 à R4211-5)

Chapitre II : Aération et assainissement (Articles R4212-1 à R4212-7)

Chapitre III : Eclairage, insonorisation et ambiance thermique

Section 1 : Éclairage (Articles R4213-1 à R4213-4)

Section 2 : Insonorisation (Articles R4213-5 à R4213-6)

Section 3 : Ambiance thermique (Articles R4213-7 à R4213-9)

Chapitre IV : Sécurité des lieux de travail

Section 1 : Caractéristiques des bâtiments (Articles R4214-1 à R4214-8)

Section 2 : Voies de circulation et accès (Articles R4214-9 à R4214-17)

Section 3 : Quais et rampes de chargement (Articles R4214-18 à R4214-21)

Section 4 : Aménagement des lieux et postes de travail (Articles R4214-22 à R4214-25)

Section 5 : Accessibilité des lieux de travail aux travailleurs handicapés (Articles R4214-26 à R4214-28)

Chapitre V : Installations électriques (Articles R4215-1 à R4215-3)

Chapitre VI : Risques d’incendies et d’explosions et évacuation

Section 1 : Dispositions générales (Articles R4216-1 à R4216-4)

Section 2 : Dégagements (Articles R4216-5 à R4216-12)

Section 3 : Désenfumage (Articles R4216-13 à R4216-16)

Section 4 : Chauffage des locaux (Articles R4216-17 à R4216-20)

Section 5 : Stockage ou manipulation de matières inflammables (Articles R4216-21 à R4216-23)

Section 6 : Bâtiments dont le plancher bas du dernier niveau est situé à plus de huit mètres du sol (Articles R4216-24 à R4216-29)

Section 7 : Moyens de prévention et de lutte contre l’incendie (Article R4216-30)

Section 8 : Prévention des explosions (Article R4216-31)

Section 9 : Dispenses de l’autorité administrative (Articles R4216-32 à R4216-34)

Chapitre VII : Installations sanitaires, restauration(Articles R4217-1 à R4217-2)

TITRE II : OBLIGATIONS DE L’EMPLOYEUR POUR L’UTILISATION DES LIEUX DE TRAVAIL

Chapitre Ier : Dispositions générales (Article R4221-1)

Chapitre II : Aération, assainissement

Section 1 : Principes et définitions (Articles R4222-1 à R4222-3)

Section 2 : Locaux à pollution non spécifique (Articles R4222-4 à R4222-9)

Section 3 : Locaux à pollution spécifique (Articles R4222-10 à R4222-17)

Section 4 : Pollution par les eaux usées (Articles R4222-18 à R4222-19)

Section 5 : Contrôle et maintenance des installations (Articles R4222-20 à R4222-22)

Section 6 : Travaux en espace confiné (Articles R4222-23 à R4222-24)

Section 7 : Protection individuelle (Articles R4222-25 à R4222-26)

Chapitre III : Éclairage, ambiance thermique

Section 1 : Éclairage (Articles R4223-1 à R4223-12)

Section 2 : Ambiance thermique (Articles R4223-13 à R4223-15)

Chapitre IV : Sécurité des lieux de travail

Section 1 : Caractéristiques des lieux de travail (Articles R4224-1 à R4224-8)

Section 2 : Portes et portails (Articles R4224-9 à R4224-13)

Section 3 : Matériel de premier secours et secouriste (Articles R4224-14 à R4224-16)

Section 4 : Maintenance, entretien et vérifications (Articles R4224-17 à R4224-19)

Section 5 : Signalisation et matérialisation relatives à la santé et à la sécurité (Articles R4224-20 à R4224-24)

Chapitre V : Aménagement des postes de travail

Section 1 : Postes de travail extérieurs (Article R4225-1)

Section 2 : Confort au poste de travail

Sous-section 1 : Mise à disposition de boissons (Articles R4225-2 à R4225-4)

Sous-section 2 : Mise à disposition de sièges (Article R4225-5)

Section 3 : Travailleurs handicapés (Articles R4225-6 à R4225-8)

Chapitre VI : Installations électriques

Le présent chapitre ne comprend pas de dispositions réglementaires.

Chapitre VII : Risques d’incendies et d’explosions et évacuation

Section 1 : Champ d’application (Articles R4227-1 à R4227-3)

Section 2 : Dégagements (Articles R4227-4 à R4227-14)

Section 3 : Chauffage des locaux (Articles R4227-15 à R4227-20)

Section 4 : Emploi et stockage de matières explosives et inflammables (Articles R4227-21 à R4227-27)

Section 5 : Moyens de prévention et de lutte contre l’incendie

Sous-section 1 : Moyens d’extinction (Articles R4227-28 à R4227-33)

Sous-section 2 : Systèmes d’alarme (Articles R4227-34 à R4227-36)

Sous-section 3 : Consigne de sécurité incendie (Articles R4227-37 à R4227-41)

Section 6 : Prévention des explosions (Articles R4227-42 à R4227-54)

Section 7 : Dispenses partielles accordées par l’autorité administrative (Articles R4227-55 à R4227-57)

Chapitre VIII : Installations sanitaires, restauration et hébergement

Section 1 : Installations sanitaires

Sous-section 1 : Dispositions générales (Article R4228-1)

Sous-section 2 : Vestiaires collectifs (Articles R4228-2 à R4228-6)

Sous-section 3 : Lavabos et douches (Articles R4228-7 à R4228-9)

Sous-section 4 : Cabinets d’aisance (Articles R4228-10 à R4228-15)

Sous-section 5 : Dispenses accordées par l’inspecteur du travail (Articles R4228-16 à R4228-18)

 PRINCIPES GENERAUX DE PREVENTION

Chapitre Ier : Obligations de l’employeur

Article R4121-1

L’employeur transcrit et met à jour dans un document unique les résultats de l’évaluation des risques pour la santé et la sécurité des travailleurs à laquelle il procède en application de l’article L. 4121-3.

Cette évaluation comporte un inventaire des risques identifiés dans chaque unité de travail de l’entreprise ou de l’établissement, y compris ceux liés aux ambiances thermiques.

Article R4121-2

La mise à jour du document unique d’évaluation des risques est réalisée :

1° Au moins chaque année ;

2° Lors de toute décision d’aménagement important modifiant les conditions de santé et de sécurité ou les conditions de travail, au sens de l’article L. 4612-8 ;

3° Lorsqu’une information supplémentaire intéressant l’évaluation d’un risque dans une unité de travail est recueillie.

Article R4121-3

Dans les établissements dotés d’un comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail, le document unique d’évaluation des risques est utilisé pour l’établissement du rapport et du programme de prévention des risques professionnels annuels prévus à l’article L. 4612-16.

Article R4121-4

Le document unique d’évaluation des risques est tenu à la disposition :

1° Des travailleurs ;

2° Des membres du comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail ou des instances qui en tiennent lieu ;

3° Des délégués du personnel ;

4° Du médecin du travail ;

5° Des agents de l’inspection du travail ;

6° Des agents des services de prévention des organismes de sécurité sociale ;

7° Des agents des organismes professionnels de santé, de sécurité et des conditions de travail mentionnés à l’article L. 4643-1 ;

8° Des inspecteurs de la radioprotection mentionnés à l’article L. 1333-17 du code de la santé publique et des agents mentionnés à l’article L. 1333-18 du même code, en ce qui concerne les résultats des évaluations liées à l’exposition des travailleurs aux rayonnements ionisants, pour les installations et activités dont ils ont respectivement la charge. Un avis indiquant les modalités d’accès des travailleurs au document unique est affiché à une place convenable et aisément accessible dans les lieux de travail. Dans les entreprises ou établissements dotés d’un  règlement intérieur, cet avis est affiché au même emplacement que celui réservé au  règlement intérieur.

     

Quatrième partie : Santé et sécurité au travail

Livre Ier : Dispositions générales

Titre IV : Information et formation des travailleurs

Chapitre Ier : Obligation générale d’information et de formation

 Objet et organisation de l’information et de la formation à la sécurité

R. 4141-1

La formation à la sécurité concourt à la prévention des risques professionnels.

Elle constitue l’un des éléments du programme annuel de prévention des risques professionnels prévu au 2° de l’article L. 4612-16.

R. 4141-2(Décret n° 2008-1347 du 17 décembre 2008)

L’employeur informe les travailleurs sur les risques pour leur santé et leur sécurité d’une manière compréhensible pour chacun. Cette information ainsi que la formation à la sécurité sont dispensées lors de l’embauche et chaque fois que nécessaire.

R. 4141-3

La formation à la sécurité a pour objet d’instruire le travailleur des précautions à prendre pour assurer sa propre sécurité et, le cas échéant, celle des autres personnes travaillant dans l’établissement.

Elle porte sur :

 Les conditions de circulation dans l’entreprise ;

 Les conditions d’exécution du travail ;

 La conduite à tenir en cas d’accident ou de sinistre.

R. 4141-3-1 (Décret n° 2008-1347 du 17 décembre 2008)

L’employeur informe les travailleurs sur les risques pour leur santé et leur sécurité. Cette information porte sur :

Les modalités d’accès au document unique d’évaluation des risques, prévu à l’article R. 4121-1 ;

Les mesures de prévention des risques identifiés dans le document unique d’évaluation des risques ;

Le rôle du service de santé au travail et, le cas échéant, des représentants du personnel en matière de prévention des risques professionnels ;

Le cas échéant, les dispositions contenues dans le règlement intérieur, prévues aux alinéas 1° et 2° de l’article L. 1321-1 ;

(Décret n° 2010-78 du 21 janvier 2010) « Les consignes de sécurité incendie et instructions mentionnées à l’article R. 4227-37 ainsi que l’identité des personnes chargées de la mise en œuvre des mesures prévues à l’article R. 4227-38. »

R. 4141-4

Lors de la formation à la sécurité, l’utilité des mesures de prévention prescrites par l’employeur est expliquée au travailleur, en fonction des risques à prévenir.

R. 4141-5

La formation dispensée tient compte de la formation, de la qualification, de l’expérience professionnelle et de la langue, parlée ou lue, du travailleur appelé à en bénéficier.

(Décret n° 2008-1347 du 17 décembre 2008) « Le temps consacré à la formation et à l’information, mentionnées à l’article R. 4141-2, est considéré comme temps de travail. La formation et l’information en question se déroulent pendant l’horaire normal de travail. »

R. 4141-6 (Décret n° 2008-1347 du 17 décembre 2008)

Le médecin du travail est associé par l’employeur à l’élaboration des actions de formation à la sécurité et à la détermination du contenu de l’information qui doit être dispensée en vertu de l’article R. 4141-3-1.

R. 4141-7

Les formations à la sécurité sont conduites avec le concours, le cas échéant, de l’organisme professionnel de santé, de sécurité et des conditions de travail prévu à l’article L. 4643-1, et celui des services de prévention des organismes de sécurité sociale.

R. 4141-8

En cas d’accident du travail grave ou de maladie professionnelle ou à caractère professionnel grave, l’employeur procède, après avoir pris toute mesure pour satisfaire aux dispositions de l’article L. 4221-1, à l’analyse des conditions de circulation ou de travail.

Il organise, s’il y a lieu, au bénéfice des travailleurs intéressés, les formations à la sécurité prévues par le présent chapitre.

Il en est de même en cas d’accident du travail ou de maladie professionnelle ou à caractère professionnel présentant un caractère répété :

1° Soit à un même poste de travail ou à des postes de travail similaires ;

2° Soit dans une même fonction ou des fonctions similaires.

R. 4141-9

Lorsqu’un travailleur reprend son activité après un arrêt de travail d’une durée d’au moins vingt et un jours, il bénéficie, à la demande du médecin du travail, des formations à la sécurité prévues par le présent chapitre.

Lorsque des formations spécifiques sont organisées, elles sont définies par le médecin du travail.

R. 4141-10

Les dispositions du présent chapitre s’appliquent sans préjudice des formations particulières prévues pour certains risques ou certaines activités ou opérations par les livres III à V.

 Conditions d’exécution du travail

R. 4141-13

La formation à la sécurité relative aux conditions d’exécution du travail a pour objet d’enseigner au travailleur, à partir des risques auxquels il est exposé :

Les comportements et les gestes les plus sûrs en ayant recours, si possible, à des démonstrations ;

Les modes opératoires retenus s’ils ont une incidence sur sa sécurité ou celle des autres travailleurs ;

Le fonctionnement des dispositifs de protection et de secours et les motifs de leur emploi.

R. 4141-14

La formation à la sécurité relative aux conditions d’exécution du travail s’intègre à la formation ou aux instructions professionnelles que reçoit le travailleur.

Elle est dispensée sur les lieux du travail ou, à défaut, dans les conditions équivalentes.

R. 4141-15

En cas de création ou de modification d’un poste de travail ou de technique exposant à des risques nouveaux et comprenant l’une des tâches ci-dessous énumérées, le travailleur bénéficie, s’il y a lieu, après analyse par l’employeur des nouvelles conditions de travail, d’une formation à la sécurité sur les conditions d’exécution du travail :

Utilisation de machines, portatives ou non ;

Manipulation ou utilisation de produits chimiques ;

Opérations de manutention ;

Travaux d’entretien des matériels et installations de l’établissement ;

5° Conduite de véhicules, d’appareils de levage ou d’engins de toute nature ;

Travaux mettant en contact avec des animaux dangereux ;

Opérations portant sur le montage, le démontage ou la transformation des échafaudages ;

Utilisation des techniques d’accès et de positionnement au moyen de cordes.

R. 4141-16

En cas de changement de poste de travail ou de technique, le travailleur exposé à des risques nouveaux ou affecté à l’une des tâches définies à l’article R. 4141-15 bénéficie de la formation à la sécurité prévue par ce même article.

Cette formation est complétée, s’il y a modification du lieu de travail, par une formation relative aux conditions de circulation des personnes.

 Conduite à tenir en cas d’accident ou de sinistre

R. 4141-17

La formation à la sécurité sur les dispositions à prendre en cas d’accident ou de sinistre a pour objet de préparer le travailleur à la conduite à tenir lorsqu’une personne est victime d’un accident ou d’une intoxication sur les lieux du travail.

R. 4141-18

Le travailleur affecté à l’une des tâches énumérées à l’article R. 4141-15 bénéficie d’une formation à la conduite à tenir en cas d’accident ou de sinistre.

R. 4141-19

Lors d’un changement de poste de travail ou de technique, le travailleur exposé à des risques nouveaux ou affecté à l’une des tâches définies à l’article R. 4141-15 bénéficie d’une formation à la sécurité relative à la conduite à tenir en cas d’accident ou de sinistre.

R. 4141-20

La formation à la sécurité sur les dispositions à prendre en cas d’accident ou de sinistre est dispensée dans le mois qui suit l’affectation du travailleur à son emploi.

 Obligations du maître d’ouvrage pour la conception des lieux de travail

 



 Livre II - Dispositions applicables aux lieux de travail

TITRE II – Obligations de l’employeur pour l’utilisation des lieux de travail

Obligations de l’employeur pour l’utilisation des lieux de travail



Chapitre IV – Sécurité des lieux de travail

Section 3 – Matériel de premier secours et secouriste

R. 4224-14

Les lieux de travail sont équipés d’un matériel de premiers secours adapté à la nature des risques et facilement accessible.

R. 4224-15

Un membre du personnel reçoit la formation de secouriste nécessaire pour donner les premiers secours en cas d’urgence dans :

1° Chaque atelier où sont accomplis des travaux dangereux ;

2° Chaque chantier employant vingt travailleurs au moins pendant plus de quinze jours où sont réalisés des travaux dangereux.

Les travailleurs ainsi formés ne peuvent remplacer les infirmiers.

R. 4224-16

En l’absence d’infirmiers, ou lorsque leur nombre ne permet pas d’assurer une présence permanente, l’employeur prend, après avis du médecin du travail, les mesures nécessaires pour assurer les premiers secours aux accidentés et aux malades. Ces mesures qui sont prises en liaison notamment avec les services de secours d’urgence extérieurs à l’entreprise sont adaptées à la nature des risques.

Ces mesures sont consignées dans un document tenu à la disposition de l’inspecteur du travail.

  • Chapitre VII : Risques d’incendies et d’explosions et évacuation

Section 2 – Dégagements

R. 4227-4

Les établissements comportent des dégagements tels que portes, couloirs, circulations, escaliers, rampes, répartis de manière à permettre une   évacuation rapide de tous les occupants dans des conditions de sécurité maximale.

Ces dégagements sont toujours libres. Aucun objet, marchandise ou matériel ne doit faire obstacle à la circulation des personnes ou réduire la largeur des dégagements au-dessous des minima fixés à l’article R. 4227-5.

Ces dégagements sont disposés de manière à éviter les culs-de-sac.

R. 4227-5

Les locaux auxquels les travailleurs ont normalement accès sont desservis par des dégagements dont le nombre et la largeur exigibles s’établissent comme suit :

 

FFECTIF

NOMBRE
de dégagements

LARGUEUR
totale cumulée

Moins de 20 personnes

1

0,80 m

De 20 à 100 personnes

1

1,50 m

De 101 à 300 personnes

2

2 m

De 301 à 500 personnes

2

2,5 m

Au-delà des cinq cents premières personnes :
– le nombre minimum des dégagements doit être augmenté d’une unité par cinq cents personnes ou fraction de cinq cents personnes ;
– la largeur totale des dégagements doit être augmentée de 0,50 mètre par cent personnes ou fraction de cent personnes.
La largeur de tout dégagement faisant partie des dégagements réglementaires ne doit jamais être inférieure à 0,80 mètre.

 

R. 4227-6

Les portes obéissent aux caractéristiques suivantes :

1° Les portes susceptibles d’être utilisées pour l’évacuation de plus de cinquante personnes s’ouvrent dans le sens de la sortie ;

2° Les portes faisant partie des dégagements réglementaires s’ouvrent par une manœuvre  simple ;

3° Toute porte verrouillée est manœuvrable   de l’intérieur dans les mêmes conditions qu’au 2° et sans clé.

R. 4227-7

Les portes coulissantes, à tambour ou s’ouvrant vers le haut ne peuvent constituer des portes de secours. Elles ne sont pas considérées comme des dégagements réglementaires.

Toutefois les portes coulissantes motorisées qui, en cas de défaillance du dispositif de commande ou du dispositif d’alimentation, libèrent la largeur totale de la baie par effacement latéral ou par débattement sur l’extérieur par simple poussée peuvent constituer des dégagements réglementaires.

R. 4227-8

L’existence d’ascenseurs, monte-charge, chemins ou tapis roulants ne peut justifier une diminution du nombre et de la largeur des dégagements.

R. 4227-9

Les escaliers se prolongent jusqu’au niveau d’évacuation sur l’extérieur.

Les parois et les marches ne comportent pas de matériaux de revêtement classés, selon leur réaction au feu, dans une catégorie de rang inférieur à celle précisée par arrêté conjoint des ministres chargés du travail et de l’agriculture.

R. 4227-10

Les escaliers sont munis de rampe ou de main-courante.

Ceux d’une largeur au moins égale à 1,5 mètre en sont munis de chaque côté.

R. 4227-11

Les escaliers desservant les étages sont dissociés, au niveau de l’évacuation sur l’extérieur, de ceux desservant les sous-sols.

R. 4227-12

Les largeurs minimales fixées à l’article R. 4227-5 sont augmentées de la moitié pour les escaliers desservant les sous-sols.

R. 4227-13

Une signalisation indique le chemin vers la sortie la plus proche.

Les dégagements qui ne servent pas habituellement de passage pendant la période de travail sont signalés par la mention sortie de secours.

R. 4227-14

Les établissements disposent d’un éclairage de sécurité permettant d’assurer l’évacuation des personnes en cas d’interruption accidentelle de l’éclairage normal.

Section 5 – Moyens de prévention et de lutte contre l’incendie

Sous-section 1 – Moyens d’extinction

R. 4227-28

L’employeur prend les mesures nécessaires pour que tout commencement d’incendie puisse être rapidement et efficacement combattu dans l’intérêt du sauvetage des travailleurs.

R. 4227-29

Le premier secours contre l’incendie est assuré par des extincteurs en nombre suffisant et maintenus en bon état de fonctionnement.

Il existe au moins un extincteur portatif à eau pulvérisée d’une capacité minimale de 6 litres pour 200 mètres carrés de plancher.

Il existe au moins un appareil par niveau.

Lorsque les locaux présentent des risques d’incendie particuliers, notamment des risques électriques, ils sont dotés d’extincteurs dont le nombre et le type sont appropriés aux risques.

R. 4227-30

Si nécessaire, l’établissement est équipé de robinets d’incendie armés, de colonnes sèches, de colonnes humides, d’installations fixes d’extinction automatique d’incendie ou d’installations de détection automatique d’incendie.

R. 4227-31

Les dispositifs d’extinction non automatiques sont d’accès et de manipulation faciles.

R. 4227-32

Quand la nécessité l’impose, une quantité de sable ou de terre meuble proportionnée à l’importance de l’établissement, à la disposition des locaux et à la nature des travaux exécutés est conservée à proximité des emplacements de travail, avec un moyen de projection, pour servir à éteindre un commencement d’incendie.

R. 4227-33

Les installations d’extinction font l’objet d’une signalisation durable aux endroits appropriés.

   Sous-section 2 – Système d’alarme

R. 4227-34

Les établissements dans lesquels peuvent se trouver occupées ou réunies habituellement plus de cinquante personnes, ainsi que ceux, quelle que soit leur importance, où sont manipulées et mises en œuvre des matières inflammables mentionnées à l’article R. 4227-22 sont équipés d’un système d’alarme sonore.

R. 4227-35

L’alarme sonore générale est donnée par bâtiment si l’établissement comporte plusieurs bâtiments isolés entre eux.

R. 4227-36

Le signal sonore d’alarme générale est tel qu’il ne permet pas la confusion avec d’autres signalisations utilisés dans l’établissement. Il est audible de tout point du bâtiment pendant le temps nécessaire à l’évacuation, avec une autonomie minimale de cinq minutes.

Sous-section 3 – Consigne de sécurité incendie

 

R. 4227-37

Dans les établissements mentionnés à l’article R. 4227-34, une consigne de sécurité incendie est établie et affichée de manière très apparente :

1° Dans chaque local pour les locaux dont l’effectif est supérieur à cinq personnes et pour les locaux mentionnésà l’article R. 4227-24 ;

2° Dans chaque local ou dans chaque dégagement desservant un groupe de locaux dans les autres cas.

(Décret n° 2010-78 du 21 janvier 2010) « Dans les autres établissements, des instructions sont établies, permettant d’assurer l’évacuation rapide des personnes occupées ou réunies dans les locaux. »

R. 4227-38

La consigne de sécurité incendie indique :

1° Le matériel d’extinction et de secours qui se trouve dans le local ou à ses abords ;

2° Les personnes chargées de mettre ce matériel en action ;

3° Pour chaque local, les personnes chargées de diriger l’évacuation des travailleurs et éventuellement du public ;

4° Les mesures spécifiques liées, le cas échéant, à la présence de handicapés ;

5° Les moyens d’alerte ;

6° Les personnes chargées d’aviser les sapeurs-pompiers dès le début d’un incendie ;

7° L’adresse et le numéro d’appel téléphonique du service de secours de premier appel, en caractères apparents ;

8° Le devoir, pour toute personne apercevant un début d’incendie, de donner l’alarme et de mettre en œuvre les moyens de premier secours, sans attendre l’arrivée des travailleurs spécialement désignés.

R. 4227-39

La consigne de sécurité incendie prévoit des essais et visites périodiques du matériel et des exercices au cours desquels les travailleurs apprennent à reconnaître les caractéristiques du signal sonore d’alarme générale, à se servir des moyens de premier secours et à exécuter les diverses manœuvres nécessaires.

Ces exercices et essais périodiques ont lieu au moins tous les six mois. Leur date et les observations auxquelles ils peuvent avoir donné lieu sont consignées sur un registre tenu à la disposition de l’inspection du travail.

R. 4227-40

La consigne de sécurité incendie est communiquée à l’inspection du travail.

R. 4227-41

Des arrêtés conjoints des ministres chargés du travail et de l’agriculture peuvent préciser certaines dispositions relatives aux moyens de prévention et de lutte contre l’incendie et rendre obligatoires certaines normes concernant ce matériel.

Section 7 – Dispenses partielles accordées par l’autorité administrative

R. 4227-55

Le directeur régional du travail, de l’emploi et de la formation professionnelle peut accorder une dispense temporaire ou permanente d’une partie des prescriptions prévues par le présent chapitre à un établissement, sur proposition de mesures compensatoires assurant un niveau de sécurité jugé équivalent, lorsqu’il est reconnu qu’il est pratiquement impossible d’appliquer l’une de ces prescriptions.

R. 4227-56

La dispense est accordée après enquête de l’inspection du travail.

Elle est accordée après avis :

1° Du comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail ou, à défaut, des délégués du personnel ;

2° De la commission consultative départementale de sécurité et d’accessibilité pour les établissements recevant du public.

R. 4227-57

Le silence gardé pendant plus de quatre mois par le ministre compétent saisi d’un recours hiérarchique contre une décision du directeur régional du travail, de l’emploi et de la formation professionnelle vaut décision de rejet.

Jurisprudence

Article L. 4142-2 du Code du travail – L’employeur organise une formation pratique et appropriée à la sécurité au bénéfice :

1° Des travailleurs qu’il embauche ;

 2° Des travailleurs qui changent de poste de travail ou de technique ;

 3° Des salariés temporaires, à l’exception de ceux auxquels il est fait appel en vue de l’exécution de travaux urgents nécessités par des mesures de sécurité et déjà dotés de la qualification nécessaire à cette intervention ;

 4° A la demande du médecin du travail, des travailleurs qui reprennent leur activité après un arrêt de travail d’une durée d’au moins vingt et un jours. Cette formation est répétée périodiquement dans des conditions déterminées par voie réglementaire ou par convention ou accord collectif de travail.

      

Avis de la Cour de Cassation: Le visionnage d’une vidéo, la remise du règlement intérieur et des consignes de sécurité ne sont pas suffisants pour satisfaire aux obligations imposées par l’article L. 4142-2 du Code du Travail.

En effet, dans un arrêt de la Cour de Cassation daté du 2  février 2010 (09-84-250), les magistrats ont rappelé que la « formation pratique et appropriée à la sécurité des travailleurs » vise en particulier à enseigner les comportements et gestes les plus sûrs en ayant recours si possible à des démonstrations, à leur expliquer les modes opératoires retenus s’ils ont une incidence sur sa sécurité ou celle des autres salariés, à leur montrer le fonctionnement des dispositifs de protection et de secours et à leur expliquer le motif de leur emploi…

 

 

 

 

 

 

 

 

Feux en Russie……et ailleurs

Rubrique déplacée  dans messages récents à « feux d’ailleurs »

Bruno


1234


regimeusedukan |
Prendre-sa-vie-en-main |
Passion : Sage-Femme |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Le Club du rire de Dammarti...
| Pour mieux vivre ...
| balanceenderoute