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Quelle place pour L’.I.S.I ??…..

Quelle place pour l’I.S.I dans la prévention Française ??

Plus scientifique que l’approche préventive actuelle, l’ingénierie de la sécurité incendie (I.S.I) fait débat chez les professionnels du risque incendie depuis quelques années. Faisant appel à des outils technologiques très poussés, elle est parfois présentée comme la  solution idéale pour équiper au mieux un bâtiment contre les sinistres. En France, elle n’en est qu’à ses balbutiements. (Allo Dix Huit mai 2011).

L’I.S.I, en tant que méthode autoporteuse, est une manière de concevoir la prévention incendie qui nous vient de l’étranger. Cette discipline est utilisée depuis des années dans les pays tels que les Etats-Unis, l’Angleterre, le Canada, l’Australie, le Japon ou encore la Nouvelle-Zélande. Cette- ci a pu se développer grâce à l’incendie et à leur exploitation du fait de l’évolution des techniques de modélisation informatique. « Actuellement en France, la prévention est empirique, globale et descriptive: la règlementation incendie a évoluée au fil des sinistres et des études menées en la matière », explique le Dt Joël Kruppa, ingénieur au centre technique industriel de la construction métallique et coanimateur au P.N.I.S.I (Programme National Ingénieurie Sécurité Incendie). La prévention est aujourd’hui fondée sur une obligation de moyens:  selon son activité, ses caractéristiques ou encore le nombre de personnes qu’il peut recevoir, un bâtiment est soumis à un certain nombre de textes auxquels il doit se conformer. « L ‘I.S.I n’a pas la vocation de remplacer la règlementation actuelle, elle viendra l’appuyer », commente Mr Bernardini, délégué général de l’Institut pour la recherche appliquée et l’expérimentation en génie civil.  » Elle est surtout destinée aux projets de construction pour des bâtiments de grande envergure ou pour la remise aux normes de bâtiments existants ». Le docteur Kruppa de poursuivre: « Le niveau de sécurité atteint par la règlementation actuelle est en effet satisfaisant pour la plupart des bâtiments. Celle-ci est cependant lourde et volumineuse, imprécise, mal adaptée et coûteuse pour le traitement des cas rares comme des constructions spéciales, et même parfois inadaptées, voire inutilisables, pour la mise en sécurité de construction existantes ».

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Une méthode plus flexible. Dans le cas de l ‘I.S.I, on parle plutôt d’obligation de résultat. Dans l’absolu, il s’agit d’une méthode qui s’adapte à n’importe quel type de bâtiment et n’impose pas ou peu de techniques prédéterminées. Elle peut donc représenter une solution pour la mise en sécurité des ouvrages complexes, anciens ou à architecture originale. Son champ d’application pourrait également s’étendre aux installations industrielles générant des risques particuliers (industries pétrolières, chimiques, nucléaire,…..). L’ingénierie propose alors une mise en sécurité « personnalisée », propre au bâtiment étudié, et donc mieux adaptée. L’adéquation entre le risque encouru par les personnes, les installations ou plus génériquement les biens, et les mesures de sécurité appliquées est plus appropriée. Dans certains cas, « l’ingénierie permettrait de démontrer qu’on peut atteindre un niveau de sécurité acceptable sans forcément répondre à toutes les contraintes de la règlementation actuelle », indique le Lt-Colonel Poilverd, chef du bureau prévention de la B.S.P.P. Le coté visuel et didactique des simulations d’incendie peut également permettre aux exploitants de mieux appréhender les effets d’un sinistre potentiel sur leurs ouvrages, et donc de prendre davantage en compte la sécurité incendie

Science, technologie et prévention. La méthode proposée par l’ I.S.I est en fait une analyse de risques structurés. Lorsqu’on débute une étude d’ingénierie sur un bâtiment, on commence par déterminer le périmètre du projet. Celui-ci peut concerner l’ensemble de la sécurité préventive du bâtiment ou s’intéresser uniquement à quelques domaines (désenfumage, stabilité au feu, etc ……). Des objectifs de sécurité et des performances en termes de protection contre l’incendie sont ensuite fixés, et les moyens pour les atteindre sont proposés. A travers l’étude de scénarii d’incendies, des outils d’évaluation offrent la capacité de savoir si les solutions présentées sont adaptées. Parmi ces outils: des logiciels permettent de simuler le développement des flammes et l’envahissement des locaux par les fumées ou le comportement au feu des ouvrages. Des outils simulant l’évacuation du public sont également à l’étude.

Actuellement, en France, le recours à ce type de méthode existe dans certains cas particuliers. Il s’agit bien souvent de bâtiments dans lesquels la règlementation actuelle est difficilement applicable. Pour promouvoir, encadrer et favoriser l’application de cette discipline, un Projet National Ingénierie de la Sécurité Incendie (P.N.I.S.I) a été lancé en 2005. Des groupes de travail regroupant les principaux acteurs publics et privés du domaine de la sécurité incendie, dont la B.S.P.P, ont été constitués à cette occasion.

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Quel avenir pour l’ I.S.I ??. « L’avenir de  l’ I.S.I en France, en tant que solution alternative complète de l’instruction d’un dossier de sécurité, reste encore à écrire » explique le Lt-Colonel Poilverd. « Aucune méthodologie générale, applicable dans les futures études d’ingénierie, n’existe actuellement ». L’un des objectifs du P.N.I.S.I est d’en développer une. pour pouvoir appliquer cette méthode, il faudra ensuite disposer d’un vivier d’ingénieurs formés à cette discipline; Le P.N.I.S.I se penche également sur le contenu des formations en ingénierie de la sécurité incendie. L’Ecole Nationale Supérieurs des Officiers de sapeurs Pompiers (E.N.S.O.S.P) dispense des formations dans ce domaine pour les sapeurs-pompiers, et certaines universités ont déjà diplômé les premiers ingénieurs spécialisés en I.S.I. Mais, actuellement, « nous n’avons  pas encore de textes règlementaires qui nous permettent d’aborder sereinement un projet I.S.I, depuis la phase des avant-projets jusqu’à la livraison de la construction, puis pendant son exploitation », insiste le Lt-Colonel Poliverd. Le P.N.I.S.I vise donc également à créer des ouvertures règlementaires.  » Seuls deux arrêtés autorisent une approche partielle, l’un concerne le désenfumage et l’autre la résistance au feu des structures. Cependant, grâce à une doctrine provisoire mise en place au sein du bureau prévention de la B.S.P.P, nous instruisons déjà des projets complets sous une approche quasiment globale ».

La  fin du projet National approchant, les travaux réalisés par les groupes de travail devraient être publiés prochainement. Nous saurons alors l’importance que prendra cette discipline dans la prévention française.

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Cette méthode, appelée I.S.I, est très prometteuse en effet et permettra une approche plus réelle de la prévention contre l’incendie dans n’importe quel domaine que ce soit. Quelques bureaux prévention de S.D.I.S la pratique également, suivant une doctrine « provisoire »……..à la grande satisfaction des acteurs de la construction.

Bruno

Prévention des incendies domestiques…l’inventivité des jeunes.

L’inventivité des jeunes récompensée

 

« le rappeur pompier », « pépère et mère », « bête comme un départ de feu », « les allumeuses », « les multiprises multirisques », « deux numéros à retenir »,…..Voici les titres des vidéos primées à la Macif Prévention dans le cadre de son concours C-Nario 2010. Sa 7ème édition intitulée « pas de fumée sans feu » proposait au grand public de réaliser des vidéos et des affiches visant à sensibiliser le grand public aux origines possibles d’un feu, au rôle du détecteur de fumée, aux consignes de sécurité, au comportement à adopter en cas d’incendie…….

Organisé autour de deux catégories « origine et détection du feu » et « comment se protéger en cas d’incendie ? », cet appel à création a été conduit en partenariat avec une plateforme communautaire web 2.0. Sur les 216 réalisations proposées (75 vidéos et 141 affiches) toutes plus imaginatives les unes que les autres, 3 ont été primées dans chaque catégorie. Les projets gagnants sont en ligne sur le site C-Nario: http//c-narion.macif.fr

le sujet de l’édition 2011 a d’ores et déjà été arrêté:le concours portera sur le port du casque de vélo.

 

Excellente initiative que voilà et bravo les jeunes..!!!!

Bruno

Sécurité des briquets: Sujets brûlants.

D’après un sondage réalisé en février 2011 par une agence d’étude d’opinion (Apco) pour le compte du fabricant de briquet BIC, 85% des Européens s’inquiètent de la dangerosité des briquets de poche disponibles sur le marché. Les chiffres publiés par la Commission Européenne justifient cette préoccupation: la manipulation de briquets par de jeunes enfants, qui les considèrent comme des jouets, est à l’origine en Europe, de 1.500 à 1.900 blessés et de 34 à 40 décès par an.

Les briquets sont des produits intrinsèquement dangereux: ils produisent une flamme et de la chaleur grâce au combustible qu’ils contiennent. Le risque s’aggrave lorsqu’ils sont manipulés par de jeunes enfants. C’est généralement le cas pour les briquets jetables, considérés comme des objets de peu de valeur. Dans les mains d’un enfant, ils peuvent causer des blessures graves ou déclencher de incendies.

Qu’ils soient jetables, en plastique ou métalliques, les briquets doivent respecter la norme ISO 9994. Celle-ci définit notamment la hauteur de flamme maximale, la résistance à ses vacillements, le taux de remplissage de gaz et de la résistance du briquet à une chute d’une hauteur de 1,5 mètre. Cette norme est complétée par la norme « sécurité enfant » EN 13869/2002.

Cette  dernière impose qu’un briquet « sécurité enfant » subisse un test prouvant qu’au moins 85% des enfants de moins de 51 mois (4 ans et 3 mois) ne peuvent l’allumer. Par ailleurs, la décision Européenne adoptée le 13 février 2007, et entrée en vigueur le 11 mars 2008, interdit de vendre aux consommateurs des briquets dépourvus de cette norme et des briquets fantaisie (ayant la forme de personnages de dessins animés, de voiture, d’aliments, jouant de la musique……) particulièrement attrayants pour les jeunes. La mise sur le marché et l’importance de ces produits étaient déjà interdits depuis le 11 mars 2007, mais les entreprises ont disposé d’un délai de 1 an pour écouler leurs stocks.

Malgré ces obligations, de nombreux contrôles ont montré que les produits ne répondent pas aux normes de sécurité. Par exemple, les contrôles effectués entre 2007 et 2009 par le Forum Européen pour le respect de la sécurité des produits (Prosafe) ont montré que, sur 5.500 inspections de modèles importés, 500 se sont révélés dangereux et ont fait l’objet d’un retrait du marché.

Aussi, dans ce contexte, la commission de la sécurité des consommateurs recommande-t-elle aux consommateurs d’être particulièrement vigilants lorsqu’ils achètent et utilisent un briquet.

CQFD

Bruno

Accessibilité Handicapée

 OBLIGATIONS CONCERNANT LES E.R.P et I.O.P

Pour info, sachez que tout établissement devra être accessible aux personnes handicapées, quel que soit son handicap. L’obligation d’accessibilité porte sur les parties extérieures et intérieures des établissements et installations et concerne les circulations, une partie des places de stationnement automobiles, les ascenseurs, les locaux et leurs équipements. L’ensemble des prestations doit pouvoir être fourni dans une partie du bâtiment accessible aux personnes handicapées avant le 1er janvier 2015.

 OBLIGATIONS CONCERNANT LE CODE du TRAVAIL

Un décret du 7 novembre 2011 relatif à l’évacuation des personnes handicapées des lieux de travail en cas d’incendie est paru au J.O du 9 novembre 2011.  Le présent décret prévoit que les nouveaux bâtiments relavant du code du travail devront disposer d’un lieu protéger (espaces d’attente sécurisés ou espaces équivalents) permettant, en cas d’incendie, l’évacuation en 2 temps des personnes handicapées dont l’évacuation directe et rapide n’est pas possible. Ces personnes seront ainsi déplacées dans un premier temps vers le lieu protégé puis dans un le second temps vers l’extérieur du bâtiment. le décret adapte par ailleurs Les informations et la formations délivrées aux travailleurs sur ce sujet.

Entrée en vigueur: le décret est applicable aux opérations de construction de bâtiments

- Pour celles soumisse à permis de construire ou déclaration préalable lorsque les demandes ou déclarations ont été déposées plus de six mois après la date de publication du présent décret.

-  Pour les autres opération, lorsque le début des travaux est postérieur de plus de six mois à la date de cette même publication.

Public concerné: Maîtres d’ouvrage aménageant des lieux de travail dans des bâtiments neufs ou dans les parties neuves de ces bâtiments; employeurs et salariés.

Afin de connaître les éventuels travaux à effectuer au sein de votre établissement ou entreprise, je vous recommande de consulter le site suivant:

www.accessadvice.fr

 

Témoignages…

Cette rubrique est consacrée aux  « retours d’expérience » suite à des sinistres réels.  La plupart des témoins ont eu « chaud » voir « très chaud » mais ils en sont sortis. Par leur vécu, bien involontaire, ils apportent à travers leur témoignage leur contribution au développement de la culture du risque et,……….à convaincre ceux qui doutent encore.

 

Le détecteur de fumée sauve une famille entière (O.F du 14/02/11)

Une famille entière a eu la vie sauve grâce à son détecteur de fumée, à LEGE  (Loire Atlantique). Le lave-vaisselle de ce pavillon a pris feu dans la nuit vers 3h25. Dès les premières fumées, l’appareil s’est déclenché, réveillant aussitôt les 5 membres de la famille. Ils ont tous eu la temps de sortir de la maison et d’appeler les pompiers avant qu’il ne soit trop tard. Les sapeurs pompiers ont réussi à éteindre le feu rapidement. Les parents et leurs enfants n’ont pas été blessés et ont pu réintégrer leur maison peu de temps après.

Sans commentaire……..

Bruno

Depuis l’incendie, on voit la vie autrement (O.F)

« On s’est retrouvés dehors pieds nus… » Il a suffit de quelques minutes pour que la maison s’embrase « Un vrai feu de paille, nos enfants ont été sauvés c’était l’essentiel….dans le camion de pompiers, je suis restée sans voix tout le trajet en direction de l’hôpital ». Dans l’incendie, leur maison et celle des voisins ont été détruites. « L’urgence c’était de retrouver un toit ». Le couple a trouvé refuge 2 semaines chez des proches, les enfants chez des copains. La commune a aussi proposé son aide, le soir de l’incendie. Mais la famille s’est vite aperçue qu’ils ne pouvaient pas grand chose pour eux : » Il fallait constituer un dossier, avec nos bulletins de salaires et toutes sortes de papiers….mais nous, on n’avait plus rien..!!! » Décourageant. La famille se débrouillera finalement toute seule.

La nouvelle location dégotée en urgence semble un peu vide. « On campe, on n’a plus rien alors on apprend à vivre avec seulement l’essentiel ». Sur les conseils de leur assurance, une société a entièrement vidé la maison. « Ils ont fait le tri dans nos affaires et les ont nettoyées, pour l’instant on n’a sauvé qu’une table et des chaises ». La solidarité a fait le reste et on cherche encore comment  remercier les voisins et les proches qui ont volé à notre secours. La famille a partagé avec les voisins, eux aussi privés de tout. Depuis l’incendie on voit la vie autrement. En temps normal, un été pluvieux nous aurait fait râler. Là, ça nous parait anecdotique, on profite juste d’être ensemble. Les premiers jours nous avons eu du mal à accepter de porter les vêtements des autres. Maintenant, je relativise: quelle importance ? Je ne suis même pas retournée faire les magasins ».

L’essentiel est ailleurs. « Notre maison sera bientôt démolie. Elle est inhabitable ». Pas question de tourner la page pour autant: « Ma maison est là-bas, pas ici. On la reconstruira au même endroit ». Et à l’identique, comme le stipule  les assurances. A l’identique ou presque: « On y ajoutera des détecteurs de fumées. Si ça s’était passé la nuit, on ne serait sans doute plus là.!! »

Un incendie est toujours traumatisant et il ne reste rien après un tel sinistre dans la majorité des cas. Le détecteur de fumé est sans nulle doute une arme pour prévenir le risque et avertir les occupants du logement à temps. Cependant et toutefois, le comportement humain à toute sa place dans la prévention des risques contre l’incendie. Voir l’article sur se sujet dans « le citoyen acteur indispensable de la Prévention »

Bruno

Réveillé par l’alarme incendie (O.F du 28/11/11)

« L »alarme incendie les a réveillés » témoigne un élu municipal de la commune. Vers 4h30, ce dimanche matin, les cinq membres de l’habitation alertent les secours: les flammes ont pris dans les combles. « Les parties de la maison occupées le jour ont été détruites » témoigne un des vingt pompiers présents sur place. la famille, indemne, a été relogée par la municipalité. L’origine de l’incendie serait liée à un feu de cheminée.

Une fois de plus, le détecteur de fumé (DAAF) à fait preuve ici de toute sont efficacité. Sans lui, l’incendie aurait fait de nouvelles victimes. Je ne le dirais jamais assez, n’attendez pas 2015 pour vous équiper en DAAF (Détecteur Autonome Avertisseur de Fumée) normalisé NF 14-604. En outre prudence avec les cheminées (voir le sujet sur ce blog)

Bruno

 

Chutes, noyades….18.500 morts par an..!!

Ces « accidents de la vie courante » tuent plus que la route et, pourtant, ils sont sous estimés par l’opinion et les experts (OF du 28/02/11).

Des chutes, des intoxications provoquées par l’ingestion de produits toxiques, des accidents de bricolages, des noyades, des incendies…..On déplore chaque année 11 500 morts qui surviennent à la maison et 7 000 qui se produisent à l’école ou pendant des activités de sports, de loisirs.

Les chutes provoquent la moitié des décès, devant les suffocations (15%). Les deux tiers des morts d’AcVC (Accident de la Vie Courante) sont âgés de plus de 75 ans. En 2006, date de la dernière étude nationale sur ce sujet, on déplorait 266 décès chez les enfants et adolescents de moins de 15 ans.

Pour mémoire, le nombre de tués sur la route s’élève à un peu plus de 4 000. On en parle beaucoup. Mais pourquoi l’opinion et les experts sous-estiment-ils ou se désintéressent-ils des AcVC, s’est interrogée une sociologue Toulousaine ?? Michèle Lalanne avance une première raison: « Le fait qu’ils se déroulent dans la sphère privée explique un déficit d’explication sociale. On parle de hasard, d’évènement stupide ou imprévisible« . Elle dit par exemple que, seuls, les pompiers seraient capables de croiser ces décès avec la qualité de l’habitat des victimes. Deuxième raison: «  La culpabilité. Ce type d’accident est souvent peu glorieux, signe d’une maladresse ou d’une incapacité. Ou parfois d’un défaut de surveillance, quand des enfants sont concerné« . La sociologue déplore qu’en terme de prévention, il n’existe « aucune action coordonnée » qui lierait les fabricants de matériel, les services de secours, l’Education Nationale, etc….

Pour ma part,  mon blog va totalement dans le sens de l’esprit « prévention » et donc du « développement de la culture du risque » dont c’est le fil conducteur. Je rejoins complètement les propos de cette sociologue qui fait un triste constat de notre société. Pourtant il serait si simple de coordonner nos actions afin de permettre à tout citoyen d’identifier le risque et de pouvoir ainsi le maîtriser.

Bruno   

 

Réserves communales de Sécurité Civile

Bonjour,

Dans cette rubrique vous trouverez un lien sur lequel je vous conseille d’aller. Ce lien vous permettra de vous connecter à un blog relatif aux réserves communales de sécurité civile.

En effet, la Loi de modernisation de la sécurité civile du 13 août 2004 à créé un nouvel outil de mobilisation civique: « Les réserves communales de sécurité civile » qui ont pour but d’apporter un élément de réponse aux difficultés de mobilisation des personnels nécessaires à la gestion des crises et au traitement de leurs effets.

Alors n’hésitez pas…..tout le monde est concerné par le développement de la culture du risque.

Bruno
http://reserves-communales.blogspost.com/

Les Commissions de sécurité………Comment ça marche ????

Bonjour,

Vous trouverez ici une  rubrique  consacrée à la « commission de sécurité ». Sans rapport direct avec l’incendie certes mais, directement liée à la prévention qui est principalement l’objet de ce blog dans le but de développer une certaine culture du risque auprès de vous chers concitoyens. Je vais vais donc faire au plus simple pour vous expliquer à quoi sert la commission de sécurité et comment fonctionne t-elle.

Tout d’abord, et chose importante, la commission de sécurité est compétente uniquement dans les Etablissements Recevant du Public (ERP dans la suite du texte). Tout autre intervention, en dehors des ERP, est sans fondement. Juridiquement parlant cette commission a fait l’objet d’un décret  en date du 8 mars 1995 et d’une circulaire d’application en date du 22 juin 1995, fixant les dispositions de sa composition, de ses compétences, de son fonctionnement, des procédures et de ses modalités de mise en oeuvre . Enfin autre point important, la commission de sécurité n’émet qu’un avis CONSULTATIF. Ceci étant dit commençons d’abord par définir ce qu’est un ERP.

Définition d’un Etablissement Recevant du Public : « Constituent des ERP tous bâtiments, locaux ou enceintes dans lesquels des personnes sont admises soit librement, soit moyennent une rétribution ou une participation quelconque, ou dans lesquels sont tenus des réunions ouvertes à tout venant ou sur invitation, payantes ou non. Cela peut être un établissement public ou privé. Sont considérées comme faisant partie du public toutes les personnes admises dans l’établissement à quelque titre que se soit en plus du personnel » (article R-123-2 du C.C.H) Ceci étant établit passons à la suite.

LES ACTEURS DE LA SECURITE INCENDIE ET LEUR RÔLE

L’exploitant-Maître d’ouvrage: La sécurité de l’établissement incombe en 1er lieu au maître d’ouvrage et à l’exploitant. Ils sont responsables de la sauvegarde du public admis et donc, de l’application des règles précisées par le Code de la Construction et de l’Habitation (C.C.H) L’existence d’un dispositif de contrôle par la commission de sécurité ne diminue en rien cette responsabilité. Après l’ouverture de l’établissement, l’exploitant DOIT tenir celui-ci en conformité avec la règlementation.

Le Maire: Le Maire en tant qu’autorité de police est chargé de veiller au respect des mesures de protection contre les risques d’incendie et de panique dans les établissements implantés dans sa commune. Tout E.R.P qui reçoit du public doit, au préalable, avoir l’autorisation du Maire. Pour l’exercice de son pouvoir de police dans les E.R.P, le Maire consulte la commission de sécurité. Puis il notifie le procès verbal portant avis de la commission de sécurité et de sa décision à l’exploitant. Ce n’est donc jamais l’avis de la commission de sécurité qui s’impose à l’exploitant, mais la décision du Maire.

Le Préfet-le Sous-Préfet: Le Préfet (ou Sous-Préfet) est le représentant de l’Etat, il est Président de la commission de sécurité. 

Le sapeur pompier préventionniste: Il a pour mission d’apporter les conseils nécessaires aux concepteurs, constructeurs, architectes, maitres d’ouvrage, etc…. d’étudier tout projets relatif aux E.R.P (Permis de construire, visite de sécurité) afin de constater le respect, ou non, des règles de sécurité par rapport aux textes règlementaires. Il est le rapporteur des dossiers en séance plénière de la commission de sécurité.

Les organismes de contrôles: Ils procèdent aux contrôles techniques et constructifs des installations de construction.

Les commissions de sécurité: Comme indiqué auparavant, elles ont un rôle consultatif, leur avis ne sont que des mesures préparatoires aux décisions des autorités de police. Leur avis est soit FAVORABLE ou DEFAVORABLE.

FONCTIONNEMENT 

Phase de Permis de construire: 

  1. L’exploitant fait une demande de PC ou d’autorisation de travaux
  2. Le Maire consulte la commission de sécurité pour avis
  3. La commission étudie sur dossier et sur plan, puis rend son avis » favorable » ou « défavorable »
  4. Le Maire délivre, ou non, le PC (ou AT) et notifie son avis à l’exploitant par arrêté municipal

Phase d’ouverture de l’ E.R.P:

  1. L’exploitant fait une demande d’autorisation d’ouverture de son établissement au Maire
  2. Le Maire saisie la commission de sécurité pour une visite avant ouverture
  3. La commission visite l’établissement et rend un avis CONSULTATIF favorable ou défavorable à l’ouverture de l’ E.R.P
  4. Le Maire autorise, ou non, l’ouverture et notifie son avis à l’exploitant par arrêté municipal

Phase d’exploitation de l’ E.R.P:

  1. 1er cas: Le Préfet et le Maire peuvent saisir la commission de sécurité à tout moment pour faire effectuer une visite
  2. 2ème cas: L’établissement fait l’objet de visite périodiques prévues par la règlementation
  3. Procédure: la commission rend un avis favorable ou défavorable de poursuite d’activité d’exploitation
  4. Le Maire notifie son avis à l’exploitant par arrêté municipal autorisant, ou non, la poursuite d’activité  de l’ établissement assorti des délais de réalisation des prescriptions émises par la commission de sécurité
  5. Le Maire s’assure de la réalisation des prescriptions dans les délais prononcés

Voila donc résumé (très simplement) le rôle et le fonctionnement des commissions de sécurité. Si vous souhaitez plus d’informations à ce sujet, faites part de votre demande par des commentaires et j’y répondrais très volontiers……le sujet est assez vaste.

Bruno

Conseils pour éviter les brûlures….et l’incendie

Pour prévenir les risques d’accident, il faut d’abord respecter des règles simples et s’équiper d’un appareil de cuisson bien isolé. Vous lirez ici 6 conseils pour éviter des brûlures et par la même occasion, de déclencher un début d’incendie.(source AGPM prévention)        

Des plaques de cuisson inaccessibles aux enfants: Même lorsqu’elles sont éteintes, les plaques de cuisson électriques restent chaudes longtemps. Pour ne pas s’y brûler, il faut les recouvrir de protège-plaques isolants. Se méfier aussi des tables de cuisson en vitrocéramique, qui restent chaude même lorsque le bouton régulateur est sur « OFF ». Seules les tables de cuisson à induction ne chauffent que s’il y a contact avec un récipient, ce qui supprime tout risque de brûlure. Dans tous les cas, il est facile d’installer une barrière de protection amovible pour empêcher les enfants d’atteindre les plaques.

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Une protection isolante pour a porte du four: La porte du four est souvent chaude, voir brûlante, lorsque celui-ci est allumé. Pour qu’un enfant ne s’y brule pas les mains en y prenant appui, il est possible d’équiper cette porte de protection isolante, qui permet tout de même de voir ce qui cuit dans le four. certaines cuisinières sont également directement conçues avec porte isotherme, ce qui donne la possibilité de cuisiner en toute sécurité (la même précaution de protection est à appliquer pour les cheminées dotées d’un insert)

Les manches des casseroles vers l’intérieur: Un enfant peut être tenté d’attraper une poêle ou une casserole, surtout s’il a faim et que le manche « lui tend les bras ».! Pour éviter tout risque de brûlure, prendre l’habitude d’orienter les queues des récipients posées sur les plaques de cuisson vers l’intérieur de la cuisinière. Vérifier également que les manches de vos récipients sont bien fixés. Si ils devaient lâcher, on risquerait d’ébouillanter quelqu’un.

Respecter le mode d’emploi du micro-ondes: Ne pas faire cuire d’oeufs avec leur coquilles, d’escargots ou de contenants hermétiques (bouteilles fermées) dans un micro-ondes, ils exploseraient dans le four. Petits pots et biberons doivent être ouverts avant d’être réchauffés. Utiliser des récipients ou des emballages adaptés (plastiques, « spécial micro-ondes », verre, votrocéramique) Les plats métalliques peuvent être employés dans certains fours récents (suivre la notice). En revanche, il faut tester la réaction des vaisselles poreuses (porcelaine, céramique, poterie,…..)

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Nettoyer la hotte aspirante: Quotidiennement, les graisses projetées depuis la cuisinière s’accumulent sur la hotte aspirante. Une flamme un peu forte peut alors y mettre le feu et provoquer un incendie par propagation de la chaleur (voir la rubrique notion de l’incendie) Le risque devient inexistant si l’on nettoie régulièrement la hotte.

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Des tuyaux d’alimentation de sécurité: Sur les cuisinières à gaz, il est plus sûr d’installer un système « vissogaz ». Un tuyau flexible en inox, sans limite de durée de vie, est vissé à une extrémité sur l’appareil et à l’autre sur un robinet de sécurité. Ce dernier coupe automatiquement le gaz si le tuyau se désolidarise.

Que faire en cas de brûlures ? Visionner la vidéo ci-après pour connaitre la conduite à tenir en cas de brûlure.

Image de prévisualisation YouTube

Suivez ces quelques conseils et vous éviterez ainsi de vous retrouver dans des situations dramatiques. Je rappelle également la nécessité de se procurer un extincteur……..au cas ou.

Bruno

Les dix commandements

 

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                                    DOMESTIQUE                                                              

 

PAS DE PANIQUE… !!

 

En France, un incendie domestique survient toutes les 2minutes et provoquent 10 000 victimes, dont près de 800 décès, par ans. La température d’une pièce en feu atteint 600 °C en 3 minutes.

70% des incendies mortels ont lieu la nuit, la fumée surprenant les habitants dans leur sommeil. L’intoxication par les fumées, et non les flammes, est la première cause de décès et 1 incendie sur 4 est dû à une  installation électrique défectueuse.

Afin de vous prémunir au mieux contre le risque d’incendie pour que vos biens ne partent pas en fumée adoptez les mesures associées aux quelques conseils suivants :

Comment être averti à temps ?

Il est conseillé d’équiper sa maison ou son appartement avec des Détecteurs Autonomes Avertisseurs de Fumées (certifié CE 14-604. Installés à chaque étage, de préférence près des chambres, ils vous réveilleront dès les premières fumées.

Ces détecteurs sont disponibles dans les magasins de bricolage ou les hypermarchés et fonctionnent avec une pile de 9 volts, ils sont donc faciles à installer car aucun branchement n’est nécessaire.

Dans les pays Nordiques, où quasiment toutes les habitations sont équipées de détecteurs de fumées, le nombre de victimes a été réduit de 50%.

Que faire en cas d’incendie ?

1er cas :      SI l’incendie se déclare chez vous.

       Faites sortir tout le monde et fermez les portes.

       Une fois dehors appelez les Sapeurs Pompiers en composant le 18 ou le 112.

2ème cas :   SI l’incendie se déclare à l’étage inférieur ou sur votre palier.

       Restez sur place.

       Fermez les portes.

       Arrosez la porte palière.

       Attendez les secours en vous manifestant à une fenêtre.

      En cas fumées dans la pièce, baissez-vous vers le sol et couvrez-vous  le nez ou la bouche avec un linge humide.

3ème cas :    SI l’incendie se déclare à l’étage supérieur.

       Sortez par l’issue la plus proche.

  

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 1 – Connaître les numéros d’appel d’urgence. (18 ; 15 ; 17 ; 112)

2 – Il est recommandé à tout particulier de s’équiper d’un extincteur.

3 – La pose de détecteurs autonomes avertisseurs de fumées est indispensable.

4 – Faîtes vérifier vos installations techniques (électricité ; gaz ; conduit de cheminée) par des professionnels une fois par an.

5 – Ne pas surcharger les prises électriques.                 

6 – Ne pas fumer au lit.

7 – Tenir briquets et allumettes hors de portée des enfants.

8 - Ne rien laisser sur le feu sans surveillance.

9 – Ne pas mettre de produits inflammables à proximité d’une source de chaleur tel que : radiateur ; ampoules ; plaques chauffantes ; etc…..

10 – Ne pas laisser les appareils électriques en veille.               

  

            «  A LA MAISON, UN REFLEXE EN PLUS

                                                          C’EST UN RISQUE EN MOINS »

 

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