Quelle place pour L’.I.S.I ??…..

Quelle place pour l’I.S.I dans la prévention Française ??

Plus scientifique que l’approche préventive actuelle, l’ingénierie de la sécurité incendie (I.S.I) fait débat chez les professionnels du risque incendie depuis quelques années. Faisant appel à des outils technologiques très poussés, elle est parfois présentée comme la  solution idéale pour équiper au mieux un bâtiment contre les sinistres. En France, elle n’en est qu’à ses balbutiements. (Allo Dix Huit mai 2011).

L’I.S.I, en tant que méthode autoporteuse, est une manière de concevoir la prévention incendie qui nous vient de l’étranger. Cette discipline est utilisée depuis des années dans les pays tels que les Etats-Unis, l’Angleterre, le Canada, l’Australie, le Japon ou encore la Nouvelle-Zélande. Cette- ci a pu se développer grâce à l’incendie et à leur exploitation du fait de l’évolution des techniques de modélisation informatique. « Actuellement en France, la prévention est empirique, globale et descriptive: la réglementation incendie a évoluée au fil des sinistres et des études menées en la matière », explique le Dt Joël Kruppa, ingénieur au centre technique industriel de la construction métallique et co-animateur au P.N.I.S.I (Programme National Ingénieurie Sécurité Incendie). La prévention est aujourd’hui fondée sur une obligation de moyens: selon son activité, ses caractéristiques ou encore le nombre de personnes qu’il peut recevoir, un bâtiment est soumis à un certain nombre de textes auxquels il doit se conformer. « L ‘I.S.I n’a pas la vocation de remplacer la réglementation actuelle, elle viendra l’appuyer », commente Mr Bernardini, délégué général de l’Institut pour la recherche appliquée et l’expérimentation en génie civil.  » Elle est surtout destinée aux projets de construction pour des bâtiments de grande envergure ou pour la remise aux normes de bâtiments existants ». Le docteur Kruppa de poursuivre: « Le niveau de sécurité atteint par la réglementation actuelle est en effet satisfaisant pour la plupart des bâtiments. Celle-ci est cependant lourde et volumineuse, imprécise, mal adaptée et coûteuse pour le traitement des cas rares comme des constructions spéciales, et même parfois inadaptées, voire inutilisables, pour la mise en sécurité de construction existantes ».

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Une méthode plus flexible. Dans le cas de l ‘I.S.I, on parle plutôt d’obligation de résultat. Dans l’absolu, il s’agit d’une méthode qui s’adapte à n’importe quel type de bâtiment et n’impose pas ou peu de techniques prédéterminées. Elle peut donc représenter une solution pour la mise en sécurité des ouvrages complexes, anciens ou à architecture originale. Son champ d’application pourrait également s’étendre aux installations industrielles générant des risques particuliers (industries pétrolières, chimiques, nucléaire,…..). L’ingénierie propose alors une mise en sécurité « personnalisée », propre au bâtiment étudié, et donc mieux adaptée. L’adéquation entre le risque encouru par les personnes, les installations ou plus génériquement les biens, et les mesures de sécurité appliquées est plus appropriée. Dans certains cas, « l’ingénierie permettrait de démontrer qu’on peut atteindre un niveau de sécurité acceptable sans forcément répondre à toutes les contraintes de la réglementation actuelle », indique le Lt-Colonel Poilverd, chef du bureau prévention de la B.S.P.P. Le coté visuel et didactique des simulations d’incendie peut également permettre aux exploitants de mieux appréhender les effets d’un sinistre potentiel sur leurs ouvrages, et donc de prendre davantage en compte la sécurité incendie

Science, technologie et prévention. La méthode proposée par l’ I.S.I est en fait une analyse de risques structurés. Lorsqu’on débute une étude d’ingénierie sur un bâtiment, on commence par déterminer le périmètre du projet. Celui-ci peut concerner l’ensemble de la sécurité préventive du bâtiment ou s’intéresser uniquement à quelques domaines (désenfumage, stabilité au feu, etc……). Des objectifs de sécurité et des performances en termes de protection contre l’incendie sont ensuite fixés, et les moyens pour les atteindre sont proposés. A travers l’étude de scénarii d’incendies, des outils d’évaluation offrent la capacité de savoir si les solutions présentées sont adaptées. Parmi ces outils: des logiciels permettent de simuler le développement des flammes et l’envahissement des locaux par les fumées ou le comportement au feu des ouvrages. Des outils simulant l’évacuation du public sont également à l’étude.

Actuellement, en France, le recours à ce type de méthode existe dans certains cas particuliers. Il s’agit bien souvent de bâtiments dans lesquels la réglementation actuelle est difficilement applicable. Pour promouvoir, encadrer et favoriser l’application de cette discipline, un Projet National Ingénierie de la Sécurité Incendie (P.N.I.S.I) a été lancé en 2005. Des groupes de travail regroupant les principaux acteurs publics et privés du domaine de la sécurité incendie, dont la B.S.P.P, ont été constitués à cette occasion.

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Quel avenir pour l’ I.S.I ??. « L’avenir de  l’ I.S.I en France, en tant que solution alternative complète de l’instruction d’un dossier de sécurité, reste encore à écrire » explique le Lt-Colonel Poilverd. « Aucune méthodologie générale, applicable dans les futures études d’ingénierie, n’existe actuellement ». L’un des objectifs du P.N.I.S.I est d’en développer une. Pour pouvoir appliquer cette méthode, il faudra ensuite disposer d’un vivier d’ingénieurs formés à cette discipline; Le P.N.I.S.I se penche également sur le contenu des formations en ingénierie de la sécurité incendie. L’Ecole Nationale Supérieurs des Officiers de Sapeurs-Pompiers (E.N.S.O.S.P) dispense des formations dans ce domaine pour les sapeurs-pompiers, et certaines universités ont déjà diplômé les premiers ingénieurs spécialisés en I.S.I. Mais, actuellement, « nous n’avons  pas encore de textes réglementaires qui nous permettent d’aborder sereinement un projet I.S.I, depuis la phase des avant-projets jusqu’à la livraison de la construction, puis pendant son exploitation », insiste le Lt-Colonel Poilverd. Le P.N.I.S.I vise donc également à créer des ouvertures réglementaires.  » Seuls deux arrêtés autorisent une approche partielle, l’un concerne le désenfumage et l’autre la résistance au feu des structures. Cependant, grâce à une doctrine provisoire mise en place au sein du bureau prévention de la B.S.P.P, nous instruisons déjà des projets complets sous une approche quasiment globale ».

La  fin du projet National approchant, les travaux réalisés par les groupes de travail devraient être publiés prochainement. Nous saurons alors l’importance que prendra cette discipline dans la prévention française.

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Cette méthode, appelée I.S.I, est très prometteuse en effet et permettra une approche plus réelle de la prévention contre l’incendie dans n’importe quel domaine que ce soit. Quelques bureaux prévention de S.D.I.S la pratique également, suivant une doctrine « provisoire »……..à la grande satisfaction des acteurs de la construction.

Bruno

1 commentaire à “Quelle place pour L’.I.S.I ??…..”


  1. 0 Lola 23 juin 2011 à 20:46

    on pense que sa n’arive qu’aux autre mai sa n’arriverais pas si cela était vrai!! une bonne idée votre blog!! je voulais vous remercier pour le poste que vou avez laisser sur le topic merci beaucoup bonne soirée

    Dernière publication sur à coeur ouvert : Et si je parter quesque sa changerais reelement dans vos vies?

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