Ces « accidents de la vie courante » tuent plus que la route et, pourtant, ils sont sous estimés par l’opinion et les experts (OF du 28/02/11).
Des chutes, des intoxications provoquées par l’ingestion de produits toxiques, des accidents de bricolages, des noyades, des incendies…..On déplore chaque année 11 500 morts qui surviennent à la maison et 7 000 qui se produisent à l’école ou pendant des activités de sports, de loisirs.
Les chutes provoquent la moitié des décès, devant les suffocations (15%). Les deux tiers des morts d’AcVC (Accident de la Vie Courante) sont âgés de plus de 75 ans. En 2006, date de la dernière étude nationale sur ce sujet, on déplorait 266 décès chez les enfants et adolescents de moins de 15 ans.
Pour mémoire, le nombre de tués sur la route s’élève à un peu plus de 4 000. On en parle beaucoup. Mais pourquoi l’opinion et les experts sous-estiment-ils ou se désintéressent-ils des AcVC, s’est interrogée une sociologue Toulousaine ?? Michèle Lalanne avance une première raison: « Le fait qu’ils se déroulent dans la sphère privée explique un déficit d’explication sociale. On parle de hasard, d’évènement stupide ou imprévisible« . Elle dit par exemple que, seuls, les pompiers seraient capables de croiser ces décès avec la qualité de l’habitat des victimes. Deuxième raison: « La culpabilité. Ce type d’accident est souvent peu glorieux, signe d’une maladresse ou d’une incapacité. Ou parfois d’un défaut de surveillance, quand des enfants sont concerné« . La sociologue déplore qu’en terme de prévention, il n’existe « aucune action coordonnée » qui lierait les fabricants de matériel, les services de secours, l’Education Nationale, etc….
Pour ma part, mon blog va totalement dans le sens de l’esprit « prévention » et donc du « développement de la culture du risque » dont c’est le fil conducteur. Je rejoins complètement les propos de cette sociologue qui fait un triste constat de notre société. Pourtant il serait si simple de coordonner nos actions afin de permettre à tout citoyen d’identifier le risque et de pouvoir ainsi le maîtriser.
Bruno
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