La Prévention Incendie pour tous!

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Que vous soyez particuliers ou professionnels, ce blog est là pour vous assister par l’intervention d’un expert en risque incendie spécialisé dans le « développement de la culture du risque « 

Mise en avant de la prévention contre les risques d’incendie dans les établissements recevant du public, l’habitation, les foyers logements, le code du travail et les installations classées.

Ce blog sera alimenté également par l’actualité liée aux risques incendie et domestiques, mais aussi par des sujets se rapportant aux nouvelles technologies aussi bien constructives que techniques.

« L’esprit » prévention exprimé à travers ce blog est développé dans diverses « pages » correspondant aux besoins de chacun à savoir:

L’incendie domestique,

Le risque en entreprise,

Droit et Prévention,

Règlementations,

Mes services,

Notions sur l’incendie.

D’autres articles en relation avec, le risque incendie, le risque domestique, les techniques, les conseils…… seront évoqués dans la rubrique « messages récents »

N’hésitez pas non plus à consulter les archives car se sont autant de sujets intéressants également tels que les commissions de sécurité, numéros utiles, le monoxyde de carbone, le blève, piscines et lieux de baignades, c’est l’été, les 10 commandements, connaître le gaz, l’accessibilité, spots France et étrangers, vidéos et cas concrets (archives oct et déc 2010), le code du travail, etc etc …. alors très bonne visite, bonne lecture et n’hésitez pas à laisser des commentaires.

Bruno

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Et oui,  les sapeurs pompiers ne font pas seulement que d’intervenir pour des incendies ou des accidents, ils font aussi ce que l’on appelle de la  » prévention«  en étant membre des commissions de sécurité et ce, dans le but d’éviter ou de limiter les sinistres. Ceci est mon quotidien et ce blog est fait pour vous guider et vous renseigner sur tout ce qui est lié au risque incendie.

Bonne lecture à tous et, participez à la vie de ce blog en laissant des commentaires sur les sujets, posez des questions…….ou les deux à la fois.

Cordialement

Bruno

 

Les Revêtements….

Suite à l’incendie du « CUBA CLUB » à Rouen, il y a beaucoup d’interrogations sur la propagation extrêmement rapide du feu. Comment cela se fait-il ??

LES AMENAGEMENTS INTERIEURS :

L’incendie survenu dans ce type d’établissement n’est pas une première en soi. En effet d’autres incendies de ce genre sont déjà survenus dans des conditions similaires où l’embrasement des matériaux de « décorations » et de « revêtement » ont largement contribué à une propagation rapide du feu.

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Il faut savoir que, dans un Etablissement Recevant du Public (E.R.P), il y a lieu de respecter les dispositions relatives à ce genre de matériaux. Pour éviter le développement rapide d’un incendie, qui pourrait compromettre l’évacuation du public, les parois intérieures finies (parois y compris leurs finitions), l’agencement, le gros mobilier et la décoration doivent répondre à certaines conditions, en référence aux dispositions des articles AM de l’arrêté du 25 juin 1980 modifié.

Cette caractéristique de comportement au feu fait l’objet de deux classifications distinctes :

- L’une s’exprime en termes de classes et s’applique aux produits de construction dès lors qu’ils relèvent d’une famille objet d’une spécification technique harmonisée ; cette classification est donnée à l’annexe 1 de l’arrêté du 21 novembre 2002 modifié relatif à la réaction au feu des produits de construction et d’aménagement et fait l’objet de la norme NF EN 13501-1 (9 / 2007) ;

- L’autre s’exprime en termes de catégories ; elle s’applique aux matériaux d’aménagement, de décoration et à ceux qui constituent le gros mobilier ; cette classification est donnée à l’annexe 2 de l’arrêté précité et fait l’objet de la norme NF P 92-507 (2 / 2004).

Lorsqu’il n’existe pas de spécification technique harmonisée applicable à une famille donnée de produits de construction, la performance de réaction au feu des produits de cette famille peut être établie selon l’une ou l’autre des classifications précitées.

En clair, les matériaux utilisés pour garnir le sol, les murs et les plafonds doivent avoir un « degré » de réaction au feu qui limitera de façon non négligeable, la propagation d’un incendie. (Voir également article « Maison en bois danger ? » archive juillet 20012)

Pour faire simple, les critères de réaction au feu sont classés en 5 catégories qui sont M0, M1, M2, M3 et M4, associés aux équivalences Européennes en terme de A1, A2, B, C, D, E, appelées « Euro classes »

Ces critères définissent les matériaux « facilement inflammable (M4), moyennement inflammable (M3), difficilement inflammable (M2), ininflammable et incombustible (M1 et M0)

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Dans la pratique, les revêtements de sols seront de catégorie M4, les murs de catégorie M2, les plafonds de catégorie M0 ou M1 et les éléments de décoration de catégorie M3.

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Dans le cas de l’établissement de Rouen, il semble que les éléments muraux et de plafonds étaient constitués de polystyrène et de carton, correspondant à une classification M4 ce qui expliquerait, en partie, cette propagation fulgurante.

Il faut savoir que cet établissement recevait moins de 200 personnes en simultané et était donc classé dans les E.R.P de 5ème catégorie, dit « petit établissement ». Il relevait donc de l’arrêté du 22 juin 1990 modifié qui, dans son article PE 13 relatif aux aménagements intérieurs, reprend les dispositions des articles AM  de l’arrêté du 25 juin 1980 précité.

VERIFICATION :

Compte tenu du classement en 5ème catégorie, cet établissement n’était pas soumis aux visites de sécurité avant ouverture ni périodique faites par la commission de sécurité, sauf si le Maire en fait la demande, conformément au décret du 8 mars 1995 modifié relatif au fonctionnement des commissions de sécurité (voir l’article sur ce sujet, « les commissions de sécurité, comment ça marche ? » archive de janvier 2011)

Néanmoins l’exploitant est tenu de respecter les dispositions du règlement de sécurité incendie en référence à l’article R.123-43 du Code de la Construction et de l’Habitation qui précise :

« Les constructeurs, installateurs et exploitants sont tenus, chacun en ce qui le concerne, de s’assurer que les installations ou équipements sont établis, maintenus et entretenus en conformité avec les dispositions de la présente réglementation. A cet effet, ils font respectivement procéder pendant la construction et périodiquement en cours d’exploitation aux vérifications nécessaires par les organismes ou personnes agréés dans les conditions fixées par arrêté du ministre de l’intérieur »

PROPAGATION :

Il faut savoir que lors d’un incendie se ne sont pas les flammes le plus dangereux mais les fumées. En effet, arrivées à une certaine température celles-ci s’enflamment de façon extrêmement rapide, c’est ce que l’on appelle l’embrasement généralisé ou « FLASH OVER » la vidéo ci-dessous est explicite. « Voir plus de vidéos similaires sur l’article « vidéos et cas concrets archive du 10/2010)

Conclusion :

Oui il est vrai que l’exploitant a une grosse part de responsabilité dans ce drame qui a couté la vie à 13 personnes, mais la méconnaissance de la réglementation sur la sécurité incendie dans les E.R.P est souvent constatée au sein des exploitants et responsables d’établissements recevant du public.

Pour ma part je pense que pour combler cette lacune, mainte fois constatée, les pouvoirs publics devraient mener une prévention adaptée et constructive dans ce domaine.

La participation, par exemple, des SDIS à des réunions ou des assemblées générales des syndicats hôteliers et restaurateurs me semblerait aller dans ce sens. Certes ce ne sera pas une réussite à 100%, car le risque zéro n’existe pas, mais cela aurait au moins le mérite d’exister.

Bruno

Réseau Sécurité Incendie, communiqué de presse

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Paris le 14 mars 2016

communiqué de Presse

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En France, un nouvel incendie est déclaré toutes les deux minutes, provoquant régulièrement des dégâts inestimables. Que ce soit dû à des appareils électriques vétustes, une cigarette ou une bougie, le départ de feu peut se déclencher rapidement et se propager en seulement quelques secondes.

La cause première : le manque de vigilance

Le manque d’attention est, généralement, l’origine de ces incendies domestique qui touchent un français sur trois. Ainsi, vous trouverez dans cette infographie 10 risques récurrents d’incendie parfois anodins, parfois sous-estimés ou parfois causasses, mais pourtant bien réels et dangereux.

Les risques de déclencher un incendie sont nombreux au sein d’une habitation : barbecue, cuisinière, cigarettes, bougies ou encore sapin de noël. Alors que la plupart de ces risques sont connus, ils n’en restent pas moins les principales causes d’incendie.

Pourquoi ? Tout simplement à cause du manque d’attention, qui peut conduire à une situation incontrôlable en quelques secondes seulement.

A travers cette infographie, le Réseau Sécurité Incendie a voulu rappeler 10 risques d’incendie domestique récurrents et trop souvent négligés par les particuliers dans le but de prévenir et anticiper tout risque d’incendie au sein des habitations.

Voir l’infographie :

Lien vers l’article :

http://www.securiteincendie.fr/10-risques-dincendie-domestique-a-connaitre/

Lien direct vers l’infographie : L’infographie

http://www.securiteincendie.fr/wp-content/uploads/2016/03/Infographie-10-risques-dincendie-domestique-768×4080.jpg

Pour aller plus loin

En France, un incendie est déclaré toutes les deux minutes. Pourtant, nombre d’entre eux pourraient être évités en adoptant quelques réflexes simples.

Les incendies domestiques en chiffres

Un français sur 3 se retrouve confronté à un incendie au cours de sa vie. S’il intervient rapidement, un verre d’eau devrait lui suffire pour éteindre un incendie au cours de la première minute. En revanche, 3 minutes plus tard, l’équivalent d’une citerne d’eau est nécessaire pour éteindre un feu.

Etre conscient de la difficulté d’éteindre un incendie, ainsi que de leur fréquence est un premier pas vers sa propre sécurité.

10 causes d’incendie domestique

La seconde partie de l’infographie met en lumière 10 risques d’incendie récurrents.

Certains de ces risques peuvent paraître anodins (comme cuisiner dans un moment de fatigue), d’autres causasses (le sapin de noël s’embrasant), ou évidents (qui n’a pas dit à ses enfants de ne pas jouer avec un briquet ou une allumette) mais ils sont pourtant bien réels et dangereux.

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À propos du Réseau Sécurité Incendie

Depuis 35 ans, le Réseau Sécurité Incendie propose ses produits et services de protection et lutte contre les incendies. De l’installation, au suivi et à la maintenance des équipements de lutte contre l’incendie en passant par la formation, le Réseau Sécurité Incendie s’efforce de trouver les solutions les plus adaptés en matière de sécurité incendie pour protéger les personnes et vos biens.

 Réseau Sécurité Incendie / Facebook / Twitter

Contact presse : securiteincendie21@gmail.com

Communiqué de presse bien sympathique qui rappelle très bien les règles de bases permettant de prévenir l’incendie domestique. Maintes fois rappelé dans ce blog ce communiqué s’inscrit pleinement dans l’esprit de « la prévention pour tous » développé au sein de ce blog. Enfin une dernière chose je vous rappelle que le détecteur de fumée (DAAF) est obligatoire depuis le 1er janvier de cette année….

Bonne lecture

Bruno

Détecteurs de fumée…..délai expiré !!!

Détecteurs de fumées: fin du délai…..

(O.F.12.15)

Près de 7 millions de foyers ne sont TOUJOURS PAS équipés alors que le dispositif est OBLIGATOIRE depuis le 1er janvier 2016.

Des retardataires: D’après un sondage commandé par l’association des brûlés de France (réalisé auprès d’un échantillon représentatif de 1003 personnes), dans 7 millions de foyers, le fameux détecteur autonome avertisseur de fumées (DAAF) n’a pas encore posé. D’abord prévue pour le 8 mars 2015, l’installation obligatoire a été reportée au 1er janvier 2016, en raison de nombreuses ruptures de stock et des indisponibilité  entreprises de pose.

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Ce que dit la Loi: Le propriétaire ou le bailleur du logement a l’obligation d’acheter ET d’installer l’appareil. Pour une habitation louée AVANT le 8 mars 2015, l’installation peut être faite par le locataire ou le propriétaire. Si elles est louée APRES cette date, c’est au propriétaire de le faire. l’entretien du dispositif, comme le changement des piles, demeure à la charge du locataire.

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Gare aux arnaques: Certains détecteurs ne respectent pas les normes, se déclenchent de manière intempestive. Les appareils doivent être aux normes Européennes. Vérifiez qu’ils comportent les mentions NF EN 14 604 et CE. Inutile de souscrire un contrat d’entretien. (+ voir article « attention aux arnaques  UFC Que choisir » de janvier 2015) 

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Si vous ne l’installer pas: En THEORIE, vous ne risquez rien….En THEORIE. Avec ou sans DAAF, les assureurs continueront de prendre en charge les dégâts matériels en cas de sinistre. Certains contrats vont sans doute changer et pourront prévoir des franchises élevées en cas d’absence de détecteur. Si vous êtes propriétaire et que vous n’avez pas équipé le logement de votre locataire, celui-ci pourra porter plainte en cas d’incendie.

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Manifestement il reste encore un peu de boulot pour convaincre les Français d’installer cet appareil qui, je le rappelle, peut vous sauver la vie…..Excuser du peu. Je pense qu’un peu plus de « prévention » de la part de nos dirigeants sur le sujet ne serait pas nuisible bien au contraire. Malheureusement les accidents domestiques, dont fait parti « l’incendie domestiques », ne font « que 20 000 morts par an » et que, comparé aux 3 500 morts sur les routes le choix est vite fait. Répression routière…….et rentière sortent vainqueurs. Désolant…….

Bruno

Avoir le Bon réflexe peut…..

  AVOIR LE BON REFLEXE PEUT SAUVER UNE VIE

(Fédération Nationale des Sapeurs-Pompiers de France)

Les sources d’accidents se multiplient et chacun d’entre nous peut se trouver confronté à une situation qui nécessite une intervention rapide. En respectant quelques principes de base, nous pouvons TOUS devenir le 1er  maillon d’une chaîne de secours nécessaire pour sauver des vies. Pour être acteur et responsable de notre sécurité mais aussi de celles des autres, 3 actions réflexes sont à adopter.

PROTEGER – ALERTER – SECOURIR

Voici quelques conseils faciles à mettre en œuvre, sélectionnés à partir des situations les plus couramment rencontrées par les sapeurs-pompiers. Volontairement ont été écartés les cas les plus difficiles qui requièrent une formation.

Toutefois, pour ne jamais avoir à se dire : « j’aurais voulu être utile, mais je n’ai pas su quoi faire » Il est vivement conseiller de s’engager à aller plus loin dans cette ambition citoyenne et à suivre une formation « prévention et secours civiques de niveau 1 » (PSC1)

L’apprentissage des gestes de 1er secours nécessite l’accompagnement d’un moniteur de secourisme. Il se déroule sur une dizaine d’heures au cours de laquelle vous acquerrez les bons gestes pour intervenir efficacement (Voir archives Janvier 2013 et Février 2013) (et aussi www.pompiers.fr)

Cette formation vous permettra ainsi de venir en aide à toute victime et pourra peut-être sauver un proche, un ami …. PENSEZ-Y !!!!

PAS

VOUS ETES TEMOIN D’UN ACCIDENT DE LA CIRCULATION

Votre 1ère action : PROTEGER

POURQUOI ?

Pour éviter un sur-accident : pour vous-même, pour la victime ou les autres témoins afin de ne pas mettre d’autres vies en péril.

Votre approche de la zone de l’accident doit être prudente : vous devez regarder autour de vous pour évaluer la présence de dangers et vous renseigner éventuellement auprès des témoins.

CE QU’IL FAUT FAIRE

En cas d’accident de la circulation

-          Allumer vos feux de détresse dès que vous êtes en vue de l’accident ;

-          Garer votre véhicule après le lieu de l’accident, (sur la bande d’arrêt d’urgence pour les voies express, autoroutes)

-          Mettre vos passagers à l’abri sur le bas-côté ou derrière les barrières de sécurité et inviter les autres témoins à se protéger ; (à l’aide de gilet de haute visibilité obligatoire dans chaque véhicule depuis le 1er juillet 2008)

-          Lorsque cela est possible, couper le contact du ou des véhicules accidenté et serrer le(s) frein à mains ;

-          Demander aux témoins de ne pas fumer ;

-          Prévenir les autres automobilistes en balisant la zone avant et après l’accident, avec d’autres témoins éventuels en disposant des triangles de pré-signalisation à 150 ou 200 mètres de l’accident ; (triangles obligatoire dans chaque véhicule depuis le 1er juillet 2008)

-          Ne pas retirer le casque d’un motard accidenté.

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VOUS ETES TEMOIN D’UN ACCIDENT….

 1ère Action : PROTEGER

 En cas d’électrocution :

-          Couper le courant au disjoncteur et/ou débrancher la prise avant de toucher la victime ;

-          Si vous ne pouvez pas le faire, NE TOUCHEZPAS la victime.

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En cas d’incendie : (plus voir archives décembre 2010)

-          Dégager la victime si votre vie ou celle d’autres témoins ne sont pas menacées, pour éviter l’asphyxie.

 DANS TOUS LES CAS, RECONFORTEZ LA VICTIME et PARLEZ LUI

VOUS ETES VICTIME OU TEMOIN D’UN ACCIDENT….

2ème Action : ALERTER

Quand alerter ?

-          Dans toute situation présentant des risque, ou lorsqu’une vie est en danger.

-          Le plus tôt possible après analyse rapide d’une situation.

Avec quoi alerter ? (plus voir archives Novembre 2010) 

-          18 : sapeurs-pompiers, pour tous les problèmes de secours durgence.

-          15 : Samu, pour des problèmes urgents de santé

-          17 : police ou gendarmerie, pour des problèmes de sécurité ou d’ordre publique.

-          112 : numéro européen d’urgence.

-          115 : Samu social, pour toute personne présentant une détresse sociale.

TOUS CES NUMEROS SONT ACCESSIBLES GRATUITEMENT

TOUS CES SERVICES SONT EN RELATION PERMANENTE

Comment préparer votre appel ?

-          Avant de téléphoner aux services de secours, vous devez observer / analyser la situation ;

-          La précision de vos informations peut sauver des vies ;

-          Les services de secours doivent avoir une image la plus précise possible de la situation grâce aux éléments que vous aurez communiqués.

Ce qu’il faut faire ?

Vous devez indiquer :

-          Le numéro de téléphone ou de la borne d’où vous appelez ;

-          La nature de l’évènement : malaise, feu, accident,……

-          Les risques éventuels : explosion, effondrement, produits chimiques, …

-          La localisation précise (ville, rue, numéro, bâtiment, étage, ….)

-          Pour les accidents de la route : le sens de circulation, le point kilométrique, le numéro de la voie rapide, les informations sur les panneaux de signalisation ;

-          Le nombre de victimes ;

-          Une appréciation de l’état de chaque victimes : elle parle, elle saigne, ….

-          Les premières mesures prises et les gestes que vous avez effectués : répondez aux questions des services de secours. Un dialogue va s’instaurer pour apprécier au mieux les besoins.

 NE RACCROCHEZ JAMAIS SANS Y AVOIR ETE INVITE

Alerte

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3ème Action : SECOURIR

Une plaie simple c’est quoi ?

-          Une piqure.

-          Une éraflure.

-          Une coupure superficielle.

Ce qu’il faut faire :

-          Vous lavez les mains et nettoyer la plaie avec de l’eau et du savon. Vous pouvez vous procurer un antiseptique en demandant conseil à votre médecin ou au pharmacien ;

-          Mettre un pansement adhésif pour protéger.

Et demander l’avis médical SI :

-          La plaie est à proximité d’un œil, ou d’un orifice naturel (bouche, oreille, nez, …)

-          Il s’agit d’une morsure ;

-          Dans les jours qui suivent, la plaie gonfle, devient chaude, rouge, douloureuse ;

-          La victime n’est pas protégée contre le tétanos ou si sa vaccination date de plus de 5 ans. 

CHAQUE FOIS QUE VOUS AVEZ UN DOUTE ? PRENEZ UN AVIS MEDICAL

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VOUS ÊTES EN PRESENCE D’UNE PERSONNE VICTIME D’UNE MORSURE, D’UNE PICQÛRE de GUÊPE ou D’ABEILLE

En cas de morsure ou de griffure par un chien ou per un chat :

-          Nettoyer la plaie avec de l’eau et du savon ;

-          Mettre un pansement adhésif ;

-          Prendre un avis médical ;

-          Faire examiner impérativement l’animal par un vétérinaire pour détecter une éventuelle présence de rage.

En cas de piqûre de guêpe ou d’abeille :

-          Appelez les secours si la victime est allergique, a été piqué plusieurs fois ou dans la bouche et si elle ne se sent pas bien ;

-          Ne pas la laisser seule en attendant les secours.

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Une brûlure simple c’est quoi ?

-          Rougeur de la peau chez l’adulte.

-          Cloque inférieure à la moitié de la paume de la main de la victime.

 Ce qu’il faut faire :

-          Refroidir le plus tôt possible cette brûlure par ruissellement, avec de l’eau du robinet jusqu’à disparition de la douleur (pour une brûlure simple) ;

-          Surtout NE PAS PERCER la CLOQUE ;

-          Ne PAS APPLIQUER de pommade ni d’antiseptique, ni de corps gras, ni de pomme de terre ou tout autre produit ;

-          Mettre un pansement stérile.

Et demander l’avis médical SI :

-          La brûlure est profonde, d’aspect noirâtre ;

-          La brûlure présente uns cloque importante ;

-          La brûlure est localisée près du visage, des mains, des articulations ;

-          Il s’agit d’un nourrisson ou d’un enfant.

Et surtout :

-          Ne pas retirer les vêtements qui pourraient arracher la peau ;

Nota : si la brulure est d’origine chimique, retirez les vêtements qui ont été imprégnés par le produit chimique.

-          Couvrir, si besoin, d’une couverture pour éviter une hypothermie ;

-          Si la brûlure vous semble importante, ne pas hésiter à appeler les secours.

CHAQUE FOIS QUE VOUS AVEZ UN DOUTE, PRENEZ UN AVIS MEDICAL

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VOUS ÊTES EN PRESENCE D’UNE PERSONNE VICTIME D’UN MALAISE

Si la victime est consciente (elle vous répond)

-          L’allonger, SAUF si elle adopte une autre position ;

-          La rassurer et la questionner :

  • Depuis combien de temps dure ce malaise ?
  • A-t-elle déjà présenté ce type de malaise ?
  • Suit-elle un traitement médical ?, quels médicaments prend-elle ?
  • A-t-elle été gravement malade ou hospitalisé ?

-          Prendre un avis médical.

Si la victime est inconsciente, ne répond pas aux ordres simples comme :

  • Ouvrir les yeux
  • Serrer votre main

-          Mettre la personne sur le coté ;

-          Contacter immédiatement les secours.

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Cas particulier : Prise habituelle de médicament ou de sucre.

Pour certaines maladies, un traitement particulier doit être pris en cas de malaise.

Dans certains cas, le traitement et les doses à prendre sont connus par la victime et ont fait l’objet d’une prescription préalable du médecin.

-          Si une victime le demande, ou sur consigne du médecin du centre 15 préalablement alerté, il faut aider la personne à prendre ce traitement, en respectant les doses prescrites par son médecin.

-          De même, si une victime demande spontanément du sucre, lui en donner, de préférence en morceaux.

ATTENTION : NE JAMAIS ADMINISTRER DE MEDICAMENTS SANS AVISMEDICAL ? SAUF CAS PARTICULIERS DECRITS CI-DESSUS ; DANS TOUS LES CAS ? PARLEZ REGULIEREMENT A LA VICTIME ET LA RECONFORTER JUSQU’A L’ARRIVEE DES SECOURS.

TOUTE AGGRAVATION DES SYMTÔMES DEVRA LEUR ÊTRE SIGNALEE.

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Voila vous savez tout, alors dans votre vie quotidienne et, avant les prochaines vacances, ayez le bon réflexe et n’oubliez pas…..ça n’arrive pas qu’aux autres. (Voir aussi archive Juin 2010 « c’est l’été »)

Bruno

Attention aux arnaques par UFC-Que choisir

L’association UFC-Que choisir a déposé des plaintes contre des fabricants et importateurs pour pratiques commerciales trompeuses, alors que la loi imposant les particuliers à équiper leur logement de l’un de ces dispositifs entre en vigueur le 8 mars prochain.

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«Gare aux promesses fumeuses!» L’association UFC-Que Choisir lance ce lundi un avertissement musclé aux consommateurs sur l’efficacité des détecteurs de fumée. La loi obligeant les particuliers à équiper leur logement de l’un de ces appareils entre en vigueur le 8 mars prochain. Alors que 37 millions de logements privés devront être équipés d’un détecteur à cette date, de 60 à 65% des foyers n’auront pas installé leur dispositif à temps, estimait récemment la Fédération Française des Métiers de l’Incendie (FFMI). Et ce, alors même que le texte de loi a été voté en 2010!

La ruée prévisible des Français sur les détecteurs de fumée inquiète les associations de consommateurs et services administratifs comme la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF), qui se sont lancés dans une traque aux détecteurs de fumée non-conformes. L’UFC-Que Choisir divulgue ce lundi les «résultats accablants» des tests qu’elle a menés sur les appareils proposés à la vente. Sur les 18 produits passés au crible, l’association estime que six – soit un tiers – d’entre eux sont «problématiques».

Si deux d’entre eux ont présenté des anomalies «dès la prise en main», notamment le fait de «pouvoir refermer le boîtier sans les piles», les quatre autres sont jugés dangereux car, une fois installés, ils se sont déclenchés trop tardivement alors que les fumées avaient atteint un niveau d’opacité trop élevé. Ou bien ils n’ont tout simplement pas réussi à détecter les feux de bois ou de literie déclenchés pour les tests. «Source de préoccupation supplémentaire, l’un de ces détecteurs (BLYSS NB739-B1), acquis en juin 2014, avait fait l’objet d’une injonction de retrait du marché de la DGCCRF…. en janvier 2013, plus d’un an avant !» L’UFC-Que Choisir épingle par ailleurs un détecteur AREV Technic qui est «à la limite de la non-conformité compte tenu de sa vitesse de déclenchement à un niveau d’opacité des fumées déjà élevé».

La DGCCRF, de son côté, a mis en œuvre  dès 2012 un plan de surveillance des détecteurs de fumée et effectué des contrôles sur les sites de vente en ligne, dans les grandes surfaces et grandes surfaces de bricolage, chez les installateurs et les vendeurs itinérants. Dans le cadre de son enquête, elle avait rappelé et retiré du marché fin 2014 près de 75.000 appareils. Ce fut le cas dun détecteur de la marque AREV Technic vendu chez Leroy-Merlin et Bricorama, par exemple, ou d’un autre de la marque Eyston, ou encore de la marque Chik a Dee et vendu sous le nom «l’oiseau sur sa branche».

(Pour ma part, et selon une enquête de 60 millions de consommateurs, le détecteur de marque KIDDE arrive en tête de classement en terme de fiabilité)

Bruno

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Appel à la «vigilance»

A chacun de ces rappels, la DGCCRF a enjoint le consommateur à se méfier des appareils déficients souvent vendus à bas prix. «En règle générale la moyenne basse du prix d’un détecteur de fumée se situe entre 12 et 15€. Il existe des modèles vendus à des prix beaucoup plus bas ou élevés», a-t-elle rappelé. D’autre part, les emballages doivent obligatoirement faire figurer un marquage CE ainsi que la référence à la norme d’application obligatoire NF EN 14604. La FFMI assure au Figaro que «les produits CE+NF fournissent toutes les garanties au consommateur. Ces produits CE et NF représentent 90% du marché donc 90% des détecteurs vendus sont fiables et de qualité». La fédération reconnait qu’«il y a toujours des acteurs peu scrupuleux qui tentent de profiter de l’opportunité» mais confie en avoir signalé plusieurs à la DGCCRF.

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Toujours est-il que pour l’UFC-Que Choisir, les Français ne sont toujours pas assez informés. «Promise par la loi rendant obligatoire les détecteurs de fumées, la campagne d’information sur la conduite à tenir en cas d’incendie se fait toujours, 5 ans après, cruellement attendre en France.» Face aux abus qu’elle a constatés, l’UFC-Que Choisir a donc décidé de saisir la DGCCRF «pour que soient retirés du marché les détecteurs non conformes et qu’un rappel des produits déjà vendus soit opéré, avec un véritable suivi de cette injonction». L’association a également déposé plainte «contre trois fabricants/importateurs pour pratiques commerciales trompeuses». Enfin, elle appelle de nouveau les consommateurs «à la vigilance».

http://www.dailymotion.com/video/x2fd8j6

Oui en effet soyez TRES vigilants, il n’est pas besoin d’être un bricoleur averti pour installer ce genre d’appareil. Repérez bien la norme NF EN 14604 sur l’emballage et sur le détecteur. Bonne installation et n’oubliez pas de le faire AVANT le 9 mars 2015.

Bruno

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Nomination Liebster Award

Nomination Liebster Award ^^

Quelle bonne surprise !

J’ai été nominé par http://toutoblog.unblog.fr/

Quelle sont les règles ?

  • Ecrire 11 choses sur soi
  • Répondre aux 11 questions posées par la personne qui t’a nominée
  • Ecrire 11 questions
  • Nominer entre 5 et 11 autres blogs
  • Les avertir qu’ils ont été nominés
  • Informer la personne qu’on a joué le jeu.

Donc… eh bien, allons-y…

11 choses sur moi

  1. Je suis super sympa mais…..faut pas me faire ch……
  2. J’ai la rancune tenace.
  3. J’adore les voyages.
  4. Je prône l’amitié avec un très grand A.
  5. Je ne supporte pas la malhonnêteté, l’hypocrisie.
  6. Je passerais mon temps sur ma bécane………..sans la pluie.
  7. J’adore la Bretagne..
  8. J’ai un gros penchant pour les vielles voitures et tout ce qui est ancien en général.
  9. J’aurais aimé vivre dans les années rock a Billy, sixties
  10. Je ne pourrais pas vivre sans musique.
  11. Si un jour je suis sur une île j’amène la saga STAR WARS, la force sera avec moi.

Réponses aux 11 questions qui m’ont été posée

  1. Qu’aimes-tu le plus ? Ma famille, ma femme et mes enfants.
  2. Que détestes-tu le plus ? La pluie.
  3. Dans quelle pays ou région aimerais-tu vivre ? Le CANADA.
  4. Quel est ton moyen de locomotion préféré ? Ma Harley Davidson.
  5. Quel est ton animal préféré ? Le chien.
  6. Où se trouve ton smartphone la nuit ? Dans la placard.
  7. Es-tu plutôt livre papier ou ebook ? Livre papier.
  8. Qu’est-ce qui te fait peur ? Le néant.
  9. Qu’est-ce qui te rends heureux(-se) ? Un sourire.
  10. Que représente l’internet pour toi ? Un livre ouvert.
  11. Quel est ta devise ? Sauver ou périr.

Les 11 questions que je pose aux nominés

  1. Tu gagne au loto, tu fais quoi ?
  2. Qu’est ce qui t’énerve le plus ?
  3. Crois tu qu’un jour on ira sur Mars ?
  4. Quel est ta plus grande passion ?
  5. Quel est ton plat préféré ?
  6. Tes films préférés ?
  7. Tu dois quitter ta maison au plus vite t’emmène quoi ?
  8. Le foot pour toi c’est un sport ou l’antichambre d’un casting pour le cinéma?
  9. Qu’est-ce qui te fais le plus plaisir ?
  10. Quel est ton rêve le plus fou ?
  11. Le plus beau métier ?

Blogs nominés

Eh bien, je vais choisir les premiers blogs que j’ai découverts sur notre plateforme commune et que j’ai appréciés, qu’ils décident de participer ou non à ce petit jeu, l’essentiel c’est de les faire connaître :

  1. http:/callado/.unblog.fr/
  2. http://michelehardenne.unblog.fr/
  3. http://dann66.unblog.fr/
  4. http:/krikrimapuce/.unblog.fr/
  5. http://aides.unblog.fr/
  6. http://guatclement.unblog.fr/
  7. http://onsbouge.unblog.fr/
  8. http://locationvalmorel.unblog.fr/
  9. http:/cotentinghislaine/.unblog.fr/
  10. http://ellessaie.unblog.fr/arts-anes/
  11. http://lessenceduvoyageur.unblog.fr/

Je les préviens le plus vite possible (aujourd’hui ou demain.)

Propriétaires, syndics, administrateurs et Loi D.A.A.F….

  Rôle des propriétaires, syndics et administrateurs

Dans la sécurité incendie

La loi du 9 mars 2010 ne traite pas que des détecteurs de fumée dans les logements !

Il nous semble opportun d’attirer l’attention sur la portée de la loi du 9 mars 2010 visant à rendre obligatoire l’installation de détecteurs de fumée dans tous les lieux d’habitation, de son décret d’application du 10 janvier 2011 ainsi que de l’arrêté du 5 février 2013.

Nombreux sont ceux qui, compte tenu de l’intitulé de la loi, pensent qu’il s’agit là exclusivement de l’obligation d’installer des détecteurs autonomes de fumée. Cette obligation n’incombe d’ailleurs aux propriétaires que dans certains cas particuliers (logements à caractère saisonnier, les logements-foyers visés au R. 351-55 dont la gestion est assurée par le propriétaire ou par un organisme autres que ceux mentionnés à l’article L. 365-4, les résidences hôtelières à vocation sociale, les logements attribués ou loués en raison de l’exercice d’une fonction ou d’un emploi et les locations meublées ; aux organismes agréés mentionnés à l’article L. 365-4 exerçant les activités d’intermédiation locative et de gestion locative sociale pour les logements-foyers et logements familiaux gérés par ces organismes). Dans la situation la plus courante, le logement classique, c’est donc à l’occupant du logement, qu’il soit propriétaire ou locataire, de se conformer.

Or, force nous est de constater qu’une partie de l’article 2 du décret du 10 janvier 2011 (codifiée sous article R 129-14 du Code de la construction et de l’habitation) est passée relativement inaperçue dans le milieu des propriétaires, gestionnaires, administrateurs de biens et syndics d’immeubles.

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Que prescrit l’article R 129-14 du Code de la construction et de l’habitation ?

« Dans les parties communes des immeubles à usage d’habitation, les propriétaires mettent en œuvre des mesures de sécurité contre l’incendie. Ces mesures indiquent les consignes à respecter en cas d’incendie et visent également à éviter la propagation du feu des locaux à risques vers les circulations et dégagements. Un arrêté conjoint des ministres en charge de la construction et de la sécurité civile fixe les modalités d’application du présent article. »

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Les précisions du ministre chargé du logement

Par une question écrite du Député Verchère (n° 107009 publiée aux JO des 26 avril 2011 et 21 février 2012) souhaitait savoir si le Gouvernement entend adopter de nouvelles normes de sécurité et s’il entend renforcer les contrôles relatifs à la salubrité et à la sécurité des immeubles d’habitation. Le Parlementaire fondait sa démarche sur l’argumentaire suivant :

« Une dépêche de l’AFP dresse la liste de tous les incendies survenus ces six dernières années. Au total, 17 immeubles ont brûlé emportant avec eux 108 personnes. Le 13 avril 2011, un nouveau sinistre a fait cinq morts dans le XXe arrondissement de Paris et six blessés graves. Le maire de Paris, Bertrand Delanöe (à cette époque), a déclaré que l’immeuble concerné n’était pas « vétuste ». Cependant, le maire du XXe arrondissement précise que les escaliers, en bois, étaient particulièrement étroits. Un habitant de l’immeuble ajoute qu’aucune issue de secours n’existait. On a ainsi assisté à des scènes de défenestration. »

La réponse de M. le secrétaire d’Etat auprès de la ministre de l’écologie, du développement durable, des transports et du logement, chargé du logement, apporte, entre autre, une précision intéressante :

« La loi visant à rendre obligatoire l’installation de détecteurs de fumée dans tous les lieux d’habitation a été promulguée le 9 mars 2010. Outre cette obligation, la loi impose également la mise en place de mesures de sécurité dans les parties communes des immeubles collectifs contre l’incendie. Ces mesures devront permettre d’éviter la propagation du feu dans les dégagements et circulations des immeubles, notamment dans les cas où le départ de l’incendie intervient dans les locaux à risques…/… Au regard des nouvelles obligations issues de la loi du 9 mars 2010 et des possibilités actuelles de contrôles relatifs à la salubrité et à la sécurité des bâtiments d’habitation, le Gouvernement n’envisage pas, à court terme, un renforcement des règles en la matière »

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Le doute n’est plus permis : la vigilance s’impose !

Au regard de ce qui précède, force nous est de constater que la loi du 9 mars 2010 est bien citée en référence.

Il y a donc effectivement lieu de prendre conscience des nouvelles obligations législatives et réglementaires s’imposant aux propriétaires d’immeubles, quel que soit l’âge des bâtiments, en vue de diminuer les risques d’incendie qu’ils sont susceptibles de présenter.

Les dispositions réglementaires existantes offrent largement la possibilité de répondre efficacement aux situations les plus urgentes, bien qu’à ce jour l’arrêté fixant les modalités d’application visé par le décret du 10 janvier 2011 n’ait pas été publié.

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En résumé, la prudence est de mise dans une société procédurière comme nous la connaissons aujourd’hui et je rappelle que « l’incendie n’arrive pas qu’aux autres !!  A bon entendeur…..

Petit Rappel Vidéo

Image de prévisualisation YouTube

DAAF…….2015 c’est DEMAIN !!!

Bref petit rappel que des Détecteurs Autonomes Avertisseurs de Fumée DOIVENT équiper TOUS les logements au plus tard le 9 mars 2015 suite à la parution de la Loi de 2010. (voir rubrique « l’incendie domestique » pour plus d’info)

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La loi ALUR (accès au logement et un urbanisme rénové) adoptée définitivement le 20 février 2014 ! 

Ce que modifie notamment la loi dans le domaine des détecteurs de fumée normalisés:

La loi n° 2010-238 du 9 mars 2010 visant à rendre obligatoire l’installation de détecteurs de fumée dans tous les lieux d’habitation est ainsi modifiée.

« Art. L. 129-8 : Le propriétaire d’un logement installe dans celui-ci au moins un détecteur de fumée normalisé si le logement est mis en location, s’assure de son bon fonctionnement lors de l’établissement de l’état des lieux mentionné à l’article 3-2 de la loi n° 89-462 du 6 juillet 1989 tendant à améliorer les rapports locatifs et portant modification de la loi n° 86-1290 du 23 décembre 1986.

L’occupant d’un logement, qu’il soit locataire ou propriétaire, veille à l’entretien et au bon fonctionnement de ce dispositif et assure son renouvellement, si nécessaire, tant qu’il occupe le logement. 

Cette obligation incombe au propriétaire non occupant dans des conditions définies par décret en Conseil d’Etat, notamment pour les locations saisonnières, les foyers, les logements de fonction et les locations meublées. Ce décret fixe également les mesures de sécurité à mettre en œuvre par les propriétaires dans les parties communes des immeubles pour prévenir le risque d’incendie.

L’occupant du logement notifie cette installation à l’assureur avec lequel il a conclu un contrat garantissant les dommages d’incendie. »

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« Art. L.129-9 : Un décret en Conseil d’Etat définit les modalités d’application de l’article L. 129-8, notamment les caractéristiques techniques du détecteur de fumée normalisé et les conditions de son installation, de son entretien et de son fonctionnement. » 

« Art. L. 122-9 : L’assureur peut prévoir une minoration de la prime ou de la cotisation prévue par la police d’assurance garantissant les dommages incendie lorsqu’il est établi qu’il est satisfait aux obligations prévues aux articles L. 129-8 et L. 129-9 du code de la construction et de l’habitation. 

Pour les logements occupés par un locataire au moment de l’entrée en vigueur de l’article 1er de la loi n° 2010 238 du 9 mars 2010 (9 mars 2015) visant à rendre obligatoire l’installation de détecteurs de fumée dans tous les lieux d’habitation, l’obligation d’installation faite au propriétaire est satisfaite par la fourniture d’un détecteur à son locataire ou, s’il le souhaite, par le remboursement au locataire de l’achat du détecteur. » 

DAAF 1

 

 

 

 

 

 

2015, c’est demain alors n’attendez pas, équipez-vous dès maintenant car l’incendie ne prévient pas et surtout…….ça n’arrive pas qu’aux autres !!!!

Bruno

La Notice de Sécurité

LA NOTICE de SECURITE

Tout dossier soumis pour avis à la commission de sécurité doit comprendre la fameuse « notice de sécurité ». Nous allons ensemble détailler ce document devenu incontournable et parfois (souvent ??) compliqué pour celui qui doit la rédiger.

La notice descriptive (article R.123-22 du CCH et GE 2 §1) constitue la pièce n°3 des bordereaux de pièces du dossier destiné à la vérification de la conformité aux règles de sécurité incendie:

-          De la demande d’autorisation de construire, d’aménager ou de modifier un ERP (autorisation de travaux) : document Cerfa n°13824 ;

-          Du dossier spécifique du permis de construire (PC 39 et PC 40) ou du permis d’aménager (PA50 et PA51) permettant de vérifier la conformité des ERP aux règles d’accessibilité et de sécurité contre l’incendie et la panique (pièce annexe du document Cerfa n°14570).La Notice de Sécurité dans REGLEMENTATION 100-approuve-300x152

Sur un aspect réglementaire donc, l’article R.123-22 du CCH (Code de la Construction et de l’Habitation),  précise :

Le dossier permettant de vérifier la conformité d’un établissement recevant le public avec les règles de sécurité, prévu par le b de l’article R.111-19-17, comprend les pièces suivantes :

1° Une notice descriptive précisant les matériaux utilisés tant pour le gros œuvre que pour la décoration et les aménagements intérieurs ;

2° Un ou plusieurs plans indiquant les largeurs des passages affectés à la circulation du public, tels que dégagements, escaliers, sorties, la ou les solutions retenues pour l’évacuation de chaque niveau de la construction en tenant compte des différents types et situation de handicap ainsi que les caractéristiques des éventuels espaces d’attente sécurisés.

 

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En complément, l’article GE 2 de l’arrêté du 25 juin 1980 modifié précise :

§ 1. Le dossier de sécurité permettant de vérifier la conformité d’un établissement recevant du public avec les règles de sécurité tel que prévu à l’article R-123.22 du C.C.H doit contenir :

-          Une notice récapitulant les dispositions prises pour satisfaire aux mesures prévues par le règlement de sécurité ;

-          Un plan de situation, des plans de masse et de façades des constructions projetées faisant ressortir, d’une part, les conditions d’accessibilité des engins de secours, et plus particulièrement les largeurs des voies et les emplacements des baies d’intervention pompiers, et, d’autre part, la présence de tout bâtiment ou local occupé par des tiers ;

-          Afin de vérifier des points particuliers concernant le règlement de sécurité, des plans de coupe et des plans des niveaux, ainsi qu’éventuellement ceux des planchers intermédiaires aménagés dans la hauteur comprise entre deux niveaux ou entre le dernier plancher et la toiture du bâtiment ;

-          Lorsque le projet nécessite une demande de dérogation au présent règlement, le dossier doit comporter pour chaque point dérogatoire une fiche indiquant notamment les règles auxquelles il est demandé de déroger (référence aux articles et libellé du point de la règle concernée) les éléments du projet auxquels elles s’appliquent (localisation sur les plans) et le justification des demandes (motivation et mesures compensatoires proposées).

-          En application de second principe de l’article GN 8, le dossier de sécurité devra également présenter la ou les solutions retenues pour l’évacuation des personnes de chaque niveau de la construction en tenant compte des différentes situations de handicap.

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Ceci étant dit, passons maintenant à la pratique.

En premier point, la notice DOIT correspondre au projet présenté pour avis à la commission de sécurité, c’est à dire avec les articles correspondant à la catégorie de l’établissement (5ème ou 4ème à 1ère catégorie).

De même s’il s’agit d’un projet de construction, donc de création, ou de simple restructuration il y a lieu de « personnaliser » la notice avec le projet réel. A titre d’exemple si l’ERP en question n’est pas concerné par les installations de désenfumage, de cuisine ou d’ascenseur il est donc INUTILE d’en faire référence dans la notice pour une meilleure lisibilité.

Deuxième point le paragraphe de la notice correspondant à la description du projet doit être rapport avec le projet. Par exemple :

-          Le projet) concerne la construction d’un bâtiment à simple RDC (ou R+2..) d’une superficie de x m² et comportant……. (liste des locaux) et destiné à abriter une activité de type…..

OU

-          Le projet consiste à la restructuration d’un établissement existant à vocation de…. intéressant principalement les locaux suivants……. Le reste de l’établissement n’étant pas concerné par les travaux.

OU

-          Il s’agit d’un réaménagement intérieur concernant les locaux…..associé à une extension de…

Pour vous aider dans la constitution d’une notice de sécurité sachez que celle-ci est téléchargeable sur le site du Conseil national de l’Ordre des architectes développée conjointement avec la Direction Générale de la Sécurité Civile et de la Gestion des Crises. 

image-securite-incendie-1

Enfin la notice DOIT être datée et signée par le maître d’ouvrage.

« Je soussigné, …………………….……. Maître d’ouvrage, m’engage à respecter les dispositions édictées dans la présente notice et m’engage à respecter les règles générales de construction, prise en application du chapitre 1er du titre 1er et du livre 1er du Code de la Construction et de l’habitation ».

Date et signature

Il faut savoir que ce document est OBLIGATOIRE dans toute demande de travaux (PC ; AT ; …). Tout dossier ne respectant pas cette règle sera retourné par le service instructeur, et donc….retard pour le début des travaux.

Bruno

Le Comportement Humain face à l’Incendie

Bonjour, petite analyse sur le comportement que nous avons face à un événement qui sort de l’ordinaire…..

Bien souvent le comportement de chaque individu a une influence non négligeable sur ses réactions qui parfois s’avèrent dramatiques par le choix ou la décision prise……….trop tard ou trop tôt.

Alors il est important de savoir pratiquer « l’analyse environnementale » afin de pouvoir s’extraire d’une situation critique, mais pas forcément désespérée et une Identification suivie d’une Analyse pour parvenir à une Maîtrise de la situation, doit permettre de s’en sortir sans trop de dégâts, mais voyons cela ensemble.

Au cours d’un incendie, certaines personnes décèdent parce qu’elles paniquent et d’autres pas assez. !!

Il est de coutume bien installée que, lors d’un sinistre dans un établissement, les personnes ressortent par où elles sont entrées. Ceci tout simplement parce qu’elles connaissent le cheminement menant à l’extérieur. Mais est-ce le chemin le plus court et le plus sécurisant ?? Pas sûr.

Face un sinistre « débutant » l’humanoïde bien pensant cherchera à savoir s’il doit sortir ou pas et « voir » de visu la nature de l’incident, même si des renseignements lui parviennent de source sûre : il veut « jeter un coup d’œil » et être sûr de devoir évacuer. L’humain semble programmé à faire les choses de façon personnalisée en fonction de sa réaction, du rôle qu’il joue, de son expérience, de son éducation, de sa personnalité, da sa capacité physique, de sa perception de la menace que représente l’incendie, et de la réaction des autres personnes.

Souvent la personne capte des indications initiales, tente de les confirmer ou les interprète mal.

De même quand l’incendie ou l’incident est perceptible, la personne tente d’obtenir plus d’informations, de contacter d’autres personnes et commence à se diriger vers la sortie.

Parfois, la personne tente de combattre l’incendie, agit avec d’autres personnes et s’enfuit….. (S’il est encore temps !!)

Tous cela occasionnent des pertes de temps inutiles qui ne font qu’aggraver la situation et, à l’inverse, ceux qui courent dans tous les sens à la première odeur suspecte génèrent un affolement généralisé en un point bien précis, qui est la sortie par laquelle tout le monde est entré, créant ainsi un attroupement totalement désordonné et parfois fatal (voir vidéo ci-après-Concert station club-Fatal fire at the concert-100 DCD 115 blessés)

Image de prévisualisation YouTube

Quelques exemples de comportement:

Prenons celui des courses du week-end au supermarché. En règle générale le parcours est déjà planifié et certains commenceront par ce qui est le plus encombrant, le plus lourd, le plus frais, le plus proche, etc,  pour ressortir ….par où ils sont entrés…CQFD.

Chacun a donc SON parcours et au fil des ans, le connait par cœur. Ainsi lors d’une évacuation on se dirigera en suivant SON chemin qui nous emmène « à coût sûr » à l’extérieur. Là est bien souvent l’erreur car d’autres possibilités s’offrent à nous mais nous ne les voyons pas, mieux, nous les ignorons.

Autre exemple de comportement : Vous êtes invités à dîner chez un ami et vous connaissez parfaitement le parcours pour vous y rendre, mais un panneau indique une déviation. Qui n’a pas essayé de contourner le panneau pour « jeter un coup d’œil » pour constater si la déviation est bien justifiée ?? Là encore nous voulons être sûrs, on VEUT voir.

Maintenant imaginez la même scène mais cette fois avec un gendarme en faction à la place du panneau. On ne se pose pas de question on suit les directives du gendarme en faction, on VOIT à qui on a à faire.

1 situation identique sans le moindre facteur de gravité mais 2 réactions différentes. Je vous laisse imaginer les réactions en cas d’incendie.

Dernier exemple, l’alarme incendie se déclenche dans un établissement. Qui sait interpréter ce signal qui traduit une évacuation générale et immédiate ??

La majorité des personnes présentes va continuer son  activité sans se soucier de quoi que ce soit et rare vont être ceux qui vont se diriger vers l’extérieur dès que retentit l’alarme. Il en est de même lors d’un exercice d’évacuation, certaines personnes vont absolument vouloir terminer ce qu’elles ont commencé ou emporter « quelque chose » (sac, téléphone, pc, vêtement,….) avant de sortir et, généralement, les portes seront laissées ouvertes en quittant les lieux, favorisant ainsi la propagation d’un éventuel incendie.

En cas de sinistre « le temps d’alarme augmenté du temps d’évacuation doit être inférieur, pour chaque occupant, au délai de sécurité (ou délai de survie) au bout duquel le séjour dans les lieux sinistrés entraîne des lésions puis la mort »

La phase d’évacuation s’effectue en 3 temps :

1er temps : L’alarme, qui est la durée qui s’écoule entre le début du sinistre et le moment où les occupants comprennent la situation.

2ème temps : La réaction, qui est déterminée par l’aptitude des occupants à prendre des décisions, des caractéristiques de l’incendie (vitesse de propagation des flammes et des fumées)

3ème temps : L’évacuation, qui dépend de la conception des dégagements de secours et de la façon dont les gens agissent en fonction de la situation.

En matière de sécurité incendie et de panique, il convient donc de se « familiariser » avec les lieux dans lesquels nous sommes et de savoir identifier les signaux d’alerte et d’alarme afin de les interpréter à bon escient.

En somme, lorsque vous aller à l’hôtel, dans un magasin, un cinéma, une discothèque, un immeuble, etc … prenez le temps d’observer les lieux. Repérer les sorties de secours les plus proches, le balisage des dégagements (éclairage de sécurité), les extincteurs, les consignes de sécurité, etc … bref, identifier tous les moyens et dispositifs mis à votre disposition pour assurer votre sécurité, ….au cas où.

Concernant les sorties de secours, tous les établissements recevant du public possèdent un nombre suffisant de dégagements en rapport à l’effectif susceptible d’y être reçu. Il n’est donc pas nécessaire de se ruer vers la sortie par laquelle nous sommes rentrés en cas d’évacuation mais d’utiliser les sorties de secours ou les escaliers, judicieusement répartis, permettant une évacuation rapide et sûre de l’établissement. Leur présence est balisée par un pictogramme blanc sur fond vert éclairé sur lequel sont représentés une silhouette et une flèche.

Le Comportement Humain face à l'Incendie dans LA PREVENTION e.c-14

 

 

 

 

 

 

 

 

Il importe donc de se familiariser avec notre environnement afin de réagir, non pas de façon rapide, mais de façon efficace et sûre. En clair, ne pas confondre vitesse et précipitation car un bon balisage des dégagements, destiné à faciliter l’évacuation ne garantit pas pour autant la sécurité des occupants en cas de sinistre si l’on a une méconnaissance de base des aspects de sécurité. La technique ne fait pas tout….

En ce sens, des exercices d’incendie sont nécessaires pour assurer une évacuation ordonnée. Ils sont indispensables dans l’ensemble des établissements qu’ils soient publics ou privés. D’ailleurs ces exercices sont prévus par le code du travail (1 à 2 fois /an) mais sont rarement respectés.

Pourtant si les textes et règlements étaient rigoureusement respectés, chaque individu serait en mesure d’assurer la fonction de « personne désignée » bien souvent citée dans le cadre d’organisation de festivals, de réunions, de rassemblements, de fêtes communales ou de manifestations diverses organisées au sein d’associations et servirait également……..dans le domaine de l’habitation.

En dernier exemple, pour confirmer que la connaissance et la maîtrise de son environnement peut être salvatrice. Lorsqu’une panne de courant plonge notre domicile dans l’obscurité, ou lors d’une levée nocturne pour satisfaire un besoin pressant, on se débrouille très bien pour se diriger dans la pénombre….sans lumière !!! Alors pourquoi panique-t-on dans un environnement sinistré et doté d’un éclairage de sécurité,…….voir même en plein air ? (voir vidéo ci-après- Feu stade Angleterre – Bradford 1985 feu au stadium club-56 morts)

Image de prévisualisation YouTube

Voilà donc un « petit et très court » exposé sur le comportement humain face à l’incendie, ou autres situations d’urgence, mais dorénavant, après l’avoir lu et vu les vidéos, je suis certain que vous ne vous ne vous déplacerez plus comme avant.

Soyez observateurs, apprenez à lire et repérez les moyens de secours, Identifiez, Analysez pour mieux Maîtrisez les situations d’urgences (I.A.M)

Bref, développez votre culture du risque à la façon d’un « Indiana Jones » partant à la découverte de la sécurité……avec le chapeau et le fouet si vous voulez, ça rendra les courses moins monotones pour certains.

Bruno

PS: En complément n’hésitez pas à visionner les vidéos sur le sujet dont celles d’archive de octobre 2010.

Rôles des propriétaires, syndics et administrateurs dans la sécurité incendie.

Rôles des propriétaires, syndics et administrateurs

dans la sécurité incendie

Article publié sur :

http://www.defifeu.fr/l-expertise-de-l-incendie/role-des-proprietaires-syndics-et-administrateurs-dans-la-securite-incendie

La loi du 9 mars 2010 ne traite pas que des détecteurs de fumée dans les logements !

Il nous semble opportun d’attirer l’attention sur la portée de la loi du 9 mars 2010 visant à rendre obligatoire l’installation de détecteurs de fumée dans tous les lieux d’habitation, de son décret d’application du 10 janvier 2011 ainsi que de l’arrêté du 5 février 2013.

Nombreux sont ceux qui, compte tenu de l’intitulé de la loi, pensent qu’il s’agit là exclusivement de l’obligation d’installer des détecteurs autonomes de fumée. Cette obligation n’incombe d’ailleurs aux propriétaires que dans certains cas particuliers (logements à caractère saisonnier, les logements-foyers visés au R. 351-55 dont la gestion est assurée par le propriétaire ou par un organisme autres que ceux mentionnés à l’article L. 365-4, les résidences hôtelières à vocation sociale, les logements attribués ou loués en raison de l’exercice d’une fonction ou d’un emploi et les locations meublées ; aux organismes agréés mentionnés à l’article L. 365-4 exerçant les activités d’intermédiation locative et de gestion locative sociale pour les logements-foyers et logements familiaux gérés par ces organismes). Dans la situation la plus courante, le logement classique, c’est donc à l’occupant du logement, qu’il soit propriétaire ou locataire, de se conformer.

Or, force nous est de constater qu’une partie de l’article 2 du décret du 10 janvier 2011 (codifiée sous article R 129-14 du Code de la construction et de l’habitation) est passée relativement inaperçue dans le milieu des propriétaires, gestionnaires, administrateurs de biens et syndics d’immeubles.

Rôles des propriétaires, syndics et administrateurs dans la sécurité incendie. dans L'INCENDIE DOMESTIQUE defifeu-11-199x300

Que prescrit l’article R 129-14 du Code de la construction et de l’habitation ?

« Dans les parties communes des immeubles à usage d’habitation, les propriétaires mettent en œuvre des mesures de sécurité contre l’incendie. Ces mesures indiquent les consignes à respecter en cas d’incendie et visent également à éviter la propagation du feu des locaux à risques vers les circulations et dégagements. Un arrêté conjoint des ministres en charge de la construction et de la sécurité civile fixe les modalités d’application du présent article. »

Les précisions du ministre chargé du logement

Par une question écrite du Député Verchère (n° 107009 publiée aux JO des 26 avril 2011 et 21 février 2012) souhaitait savoir si le Gouvernement entend adopter de nouvelles normes de sécurité et s’il entend renforcer les contrôles relatifs à la salubrité et à la sécurité des immeubles d’habitation. Le Parlementaire fondait sa démarche sur l’argumentaire suivant :

« Une dépêche de l’AFP dresse la liste de tous les incendies survenus ces six dernières années. Au total, 17 immeubles ont brûlé emportant avec eux 108 personnes. Le 13 avril 2011, un nouveau sinistre a fait cinq morts dans le XXe arrondissement de Paris et six blessés graves. Le maire de Paris, Bertrand Delanöe, a déclaré que l’immeuble concerné n’était pas « vétuste » Cependant, le maire du XXe arrondissement précise que les escaliers, en bois, étaient particulièrement étroits. Un habitant de l’immeuble ajoute qu’aucune issue de secours n’existait. On a ainsi assisté à des scènes de défenestration. »

La réponse de M. le secrétaire d’Etat auprès de la ministre de l’écologie, du développement durable, des transports et du logement, chargé du logement, apporte, entre autre, une précision intéressante :

« La loi visant à rendre obligatoire l’installation de détecteurs de fumée dans tous les lieux d’habitation a été promulguée le 9 mars 2010. Outre cette obligation, la loi impose également la mise en place de mesures de sécurité dans les parties communes des immeubles collectifs contre l’incendie. Ces mesures devront permettre d’éviter la propagation du feu dans les dégagements et circulations des immeubles, notamment dans les cas où le départ de l’incendie intervient dans les locaux à risques…/… Au regard des nouvelles obligations issues de la loi du 9 mars 2010 et des possibilités actuelles de contrôles relatifs à la salubrité et à la sécurité des bâtiments d’habitation, le Gouvernement n’envisage pas, à court terme, un renforcement des règles en la matière »

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Le doute n’est plus permis : la vigilance s’impose !

 Au regard de ce qui précède, force nous est de constater que la loi du 9 mars 2010 est bien citée en référence.

Il y a donc effectivement lieu de prendre conscience des nouvelles obligations législatives et réglementaires s’imposant aux propriétaires d’immeubles, quel que soit l’âge des bâtiments, en vue de diminuer les risques d’incendie qu’ils sont susceptibles de présenter.

Les dispositions réglementaires existantes offrent largement la possibilité de répondre efficacement aux situations les plus urgentes, bien qu’à ce jour l’arrêté fixant les modalités d’application visé par le décret du 10 janvier 2011 n’ait pas été publié.

L’obligation de conseil

La loi du 9 mars 2010 a une incidence méconnue sur les obligations des propriétaires d’immeubles d’habitation, en matière de sécurité incendie. Nous ne saurions donc que conseiller à tout syndic, administrateur de biens, syndicat de copropriétaires, une vigilance particulière qui, selon nous, devrait, a minima, se traduire par une démarche d’analyse et d’évaluation des risques, en vue d’apporter des réponses graduées et adaptées à chaque situation.

Si le maître d’ouvrage reste souverain dans sa décision, il doit, en revanche, pouvoir mûrir ses décisions en parfaite connaissance de ses droits et obligations ! Le devoir conseil doit le guider dans ce sens.

 

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Commentaires: Très bel article que voilà car effectivement il convient dès à présent de prendre conscience du risque incendie dans les immeubles d’habitations et, dans notre société actuelle où les responsabilités sont sans cesse recherchées, il vaut mieux prévenir que guérir, dicton bien connu des préventionnistes du risques incendie. Un conseil donc n’attendez pas l’échéance du 8 mars 2015 pour vous équiper de DAAF et, dans la cadre d’une analyse du risque, faites appel à des experts en incendie……gaffe aux soit disant techniciens. Exigez des références.!!

Bruno

Références : http://www.defifeu.fr/l-expertise-de-l-incendie/role-des-proprietaires-syndics-et-administrateurs-dans-la-securite-incendie

Le Défibrillateur

La culture du risque est en marche..!!!!

Un arrêté du 16 juillet 2010 organise l’initiation du grand public à la prise en charge de l’arrêt cardiaque et à l’utilisation de défibrillateur automatisés  externes. Cette initiation s’inscrit dans le cadre de la « sensibilisation de la population aux gestes de premiers secours » défini par l’Observatoire National de Secourisme.

En France, l’arrêt cardiaque représente près de 200 décès par jour (40 000 à 60 000 par an). Il nous menace tous, à tout âge, à tout moment, n’importe où et souvent sans alerte préalable. Le délai entre le moment où la victime s’effondre et celui où elle reçoit le premier choc est décisif: il faut savoir agir dans les 2 à 3 minutes. Après 10 minutes, les chances de survie sont quasiment nulles.

1 minute perdue = 10% de chance de survie en moins.!!

L’intérêt de disposer d’un défibrillateur à proximité est reconnu par les plus grandes instances: « Le taux de survie après un arrêt cardiaque est estimé à seulement 2 ou 4% en France contre 20 à 50% aux Etats-Unis ou dans les pays anglo-saxons où le défibrillateur automatisé externe est à disposition du grand public. Publié au journal officiel de la République Française du 4 août 2011, l’arrêté dont le directeur de la sécurité civile est chargé de l’exécution, précise:

Art.1er; Dans le cadre de la sensibilisation de la population aux gestes de premiers secours, il est mis en place une initiation à la prise en charge d’une victime qui présente un arrêt cardiaque et à l’utilisation d’un défibrillateur externe.

Art.2; Cette initiation a pour objet l’acquisition par la population des connaissances nécessaires à

  •  Identifier les signes permettant de reconnaître un arrêt cardiaque,
  • Réaliser, auprès d’une victime d’un arrêt cardiaque, les gestes permettant d’augmenter ses chances de survie.

Art.3; Cette initiation, non obligatoire, est dispensée sur une durée maximale d’une heure dans les conditions suivantes:

  • Groupe de 10 à 12 personnes par formateur, si la démonstration est effectuée par le formateur sur un moyen de simulation,
  • Groupe de 50 personnes par formateur, si la séance est réalisée au moyen d’un dispositif individuel d’initiation, associé à un support multimédia.

Art.4; Cette initiation est dispensée par les formateurs en premiers secours des organismes habilités ou des associations agréés à l’enseignement de secourisme ou par les formateurs S.S.T.

Art.5; Cette initiation ne donne lieu à aucune délivrance de diplôme ou d’attestation.

Vidéo démontrant le fonctionnement du défibrillateur.

Image de prévisualisation YouTube

Pour info, il y a eu  la diffusion d’un spot T.V sur l’utilité du défibrillateur en lieux public. Ce spot montre que la France tente de rattraper son retard dans le domaine de la prévention (il n’est jamais trop tard).

Visionnage ci-dessous du spot réalisé à cet effet pour ceux qui ne l’aurait pas vu………..ça peut vous servir un jour.

Bruno

Image de prévisualisation YouTube

La vidéo suivante démontre l’efficacité du défibrillateur. Intervention lors d’une  situation réelle…….je précise.

Image de prévisualisation YouTube

L’assistance à personne

Passer une formation en secourisme

Petit article récupérer dans le quotidien Ouest France qui fait état de secourisme. Article très bien fait dont je vous fais profiter dans le cadre du développement de la culture du risque et des bonnes résolutions à prendre en ce début d’année. Bonne lecture et bravo à A.Liscoët de O.F.

Seuls 7%des Français apprennent les gestes de premiers secours. Pourtant, les propositions sont nombreuses.

L'assistance à personne  dans LA PREVENTION images-41

 

 

 

 

 

 

 

 Quelles formations peut-on acquérir ?

L’appellation Brevet national de secourisme (BNS) n’existe plus. Le PSC1 (Prévention et Secours Civique niveau 1), destiné au grand public, a pris la suite. Les participants s’initient aux gestes qui sauvent et apprennent comment intervenir efficacement avant l’arrivée des secours.

Concrètement, j’apprends quoi ?

Le PSC1 repose sur l’apprentissage des gestes et sur la réalisation de situations concrètes (simulation d’accident par les formateurs). Cette formation est suffisante pour intervenir dans la plupart des situations d’urgence. Les gestes sont simples et ne nécessitent pas d’entraînement physique.

images-6 assistance dans LA PREVENTION

Quels sont les critères pour accéder à la formation ?

La formation de base PSC1 est accessible à partir de 10 ans et sans limite d’âge. Comptez environ 10 heures, mais cela peut varier légèrement en fonction des moniteurs et des associations. Le prix de la formation se situe autour de 60 € en moyenne selon les associations. Certaines municipalités apportent une aide financière pour le PSC1, PSE1 et PSE2 (Prévention Secours en Équipe niveau 1 et 2), allant de 20 à 60% en fonction du quotient familial.

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Obtient-on un diplôme ?

Le brevet d’Etat n’existe plus, mais l’obtention du PSC1 donne lieu à la délivrance d’une attestation de formation émise par les associations agrées. Vous pouvez ensuite passer le PSE 1 et PSE 2 (35 heures de formation) pour devenir secouriste en équipe. Ceux qui veulent pratiquer une activité où ils seront amenés à porter secours (plongeurs, maîtres-nageurs, etc, …) suivent une formation spécialisée (Brevet National de Sécurité et de Sauvetage Aquatique, …)

images-3 défibrilateur

Ma formation est-elle valable à vie ?

Les diplômes de premiers secours sont valables sans limite de durée, mais l’on estime qu’au delà de 3 années, la plupart des notions vues en formation sont oubliées. Rien ne vous oblige, mais il est conseillé de suivre un recyclage.

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A qui m’adresser ?

On peut suivre des formations dans toute la France, via des organismes ou des associations agréées. Le site secourisme.net propose une liste de contact par département. Dans certaines universités, les services de médecine préventive proposent aussi, pour leurs étudiants, des sessions dédiées aux premiers secours.

Effectivement tout citoyen devrait pouvoir être mesure de savoir pratiquer les bons gestes dans le cadre d’une situation d’urgence, et le recyclage tous les 3 ans est vivement recommandé car les techniques s’oublient, mais évolues aussi. En tout état de cause ce type de formation est intégré dans la loi N° 2004-811 du 13 août 2004 de modernisation de la sécurité civile qui précise, notamment :

« Tout élève bénéficie, dans le cadre de sa scolarité obligatoire, d’une sensibilisation à la prévention des risques et aux missions des services de secours ainsi que d’un apprentissage des gestes élémentaires de premier secours.. »…CQFD.

 Bruno

 

 

 

 

 

 

 

Vivez d’air pur….

Le logement, tout comme nos poumons, respire, ventile. Lorsque l’air de l’habitation n’est pas suffisamment renouvelé, il s’appauvrit en oxygène et les risques de malaise et d’inconfort menacent par le fait que dans un espace clos, l’air n’étant pas renouvelé, la quantité d’oxygène diminue alors que le gaz carbonique augmente. Ainsi en renouvelant l’air dans l’habitat l’équilibre on rétablit les conditions normales nécessaire à la santé, à la vie.

Le cas le plus fréquent, en terme d’asphyxie, est sans nul doute l’intoxication au monoxyde de carbone. En période de froid il est fréquent de constater que cette intoxication résulte de l’obstruction de conduits de ventilation des locaux, de matériel de chauffe non entretenu ou mal utilisé. Pourtant ce type d’évènement pourrait être facilement évité car trop souvent il s’agit d’imprudence.

Le monoxyde de carbone est un gaz très toxique qui se forme lors de la combustion de substances brûlées (gaz, charbon, bois, etc, …), lorsque cette combustion s’effectue en présence d’une quantité d’oxygène insuffisante. En clair la combustion du produit carboné s’effectue mais les fumées ou les gaz brûlés provenant de cette combustion ne s’évacuent pas vers l’extérieur mais restent confinés dans l’habitat. C’est comme respirez avec un sac sur la tête, vous finissez par respirer votre propre gaz carbonique. !!

Tout type d’appareil de chauffage à combustion possède son conduit d’évacuation des fumées (poêle, chaudière, cheminée, chauffe bains, etc, ..) le principe de fonctionnement de ces appareils nécessite l’apport régulier d’oxygène permettant ainsi une bonne combustion, une bonne évacuation des résidus brûlés à l’extérieur de habitation.

Vivez d'air pur.... dans LA PREVENTION affiche-co-251x300

Les circonstances de pollution :

-          La mauvaise évacuation des gaz brûlés due à l’obturation des conduits de fumées (fermeture volontaire, accumulation des suies, nids d’oiseaux, …)

-          Les cheminées ou les conduits de fumées mal conçus ou fissurés.

-          L’installation d’une aspiration mécanique contrariant la ventilation normale de l’appareil et pouvant inverser le sens du tirage.

-          L’utilisation d’un appareil de chauffage mobile à butane hors des prescriptions règlementaires et des normes qui lui sont applicables.

-          Le fonctionnement des appareils à charbon à l’extrême ralenti.

Ce qu’il ne faut pas faire :

         Faire installer un chauffage dans une pièce trop petite.

-          Obturer les grilles de ventilation.

-          Bricoler son installation de chauffage seul.

-          installer un chauffage d’appoint dans une pièce sans ventilation.

-          Faire un barbecue dans une pièce sous prétexte d’une météo pluvieuse. !!!

Ce qu’il faut faire :

         Respecter les conditions d’installation et de fonctionnement des appareils.

-          Surveiller le bon état des conduits de ventilation et d’aération (attention aux nids d’oiseaux)

-          Procéder à un ramonage annuel des conduits de cheminée.

-          Faire vérifier annuellement les appareils de chauffage.

affiche-intox-co-300x126 asphyxie dans LA PREVENTION

 Quatres règles de sécurité :

-          Bonne installation.

-          Bonne utilisation.

-          Bonne ventilation.

-          Bon entretien et contrôle.

Respecter ses quelques conseils et vous vivrez d’air frais en plus d’amour et d’eau fraîche. Vous pouvez aussi consulter les articles sur le monoxyde de carbone dans « archives d’octobre 2010″ Bonne lecture.

Bruno

Maison en Bois, Danger ..???

MAISONS EN BOIS, DANGER ???

A l’heure actuelle où les méthodes constructives et techniques doivent répondre à la politique du développement durable, la construction de maisons à faible consommation d’énergie font de plus en plus leur apparition dans notre paysage quotidien. Pour autant, une certaine méfiance est présente envers certains matériaux et en particulier le bois. Alors, les maisons en bois sont-elles plus dangereuses par rapport aux autres bâtisses de construction dite « traditionnelle » ???

Tout d’abord, et en règle générale, les personnes succombent à un incendie par l’inhalation des fumées provenant des matériaux présents dans l’habitat et l’arrêt cardiaque survient donc bien avant que les victimes soient exposées aux flammes. De plus, selon les statistiques (consultable sur ce blog), la plupart des incendies domestiques tiennent leurs origines dans la cuisine, les mégots mal éteint ou des installations électriques surchargées ou mal entretenues. Ce sont les émanations toxiques, provenant de la combustion du mobilier, des appareils électriques en plastique et des revêtements muraux qui entraînent  la suffocation.

En ce sens on peut donc dire que la sécurité incendie d’une maison à très peu de rapport avec la résistance au feu des éléments utilisés pour la construction que l’on appelle le gros œuvre et que bien souvent les sources d’incendie proviennent d’un manque d’attention et de négligences. Voir à ce sujet l’article sur « le citoyen, un acteur indispensable de la Prévention »

LE BOIS :

Le bois est un combustible, il brûle bien sûr, mais, cependant et toutefois sa composition lui confère des propriétés de combustion lente et une résistance au feu en terme de « stabilité » très satisfaisante contrairement au fer qui, sous l’action de la chaleur, va se déformer et entraîner dans sa chute l’ensemble des éléments de la construction, ou le béton qui peut éclater. De plus, en se consumant lentement il ne transfère pas sa chaleur aux autres parties voisines, n’éclate pas et dégage moins de fumées nocives.

Ainsi le bois n’est donc pas un facteur aggravant en terme d’incendie, et la résistance au feu d’une maison en bois massif est bien supérieure aux autres types de construction.

En cas d’incendie le bois possède une faible conductivité thermique permettant une transmission de chaleur 10 fois moins importante que le béton. Sa teneur en eau entraîne la formation d’une croute carbonisée faisant office d’isolant.

Maison en Bois, Danger ..??? dans L'INCENDIE DOMESTIQUE Rondins-bois   Charpente-bois-300x154 bois dans L'INCENDIE DOMESTIQUE

LA RESISTANCE AU FEU (+ voir vidéo ci-après):

En incendie il y a 2 notions biens distinctes à connaître à savoir : la réaction au feu et la résistance au feu (un article plus complet sera fait sur ce sujet).

Pour faire simple, la réaction au feu est la « réaction » que va avoir un matériau sous l’action de la chaleur. A titre d’exemple une feuille de papier va brûler très facilement alors qu’un morceau de bois en chêne va lui brûler, certes, mais plus difficilement. Ces 2 éléments réagissent donc bien de façon  différente sous l’effet de la chaleur.

Cette réaction est classée en 5 catégories définies par les termes M4, M3, M2, M1 et M0 et qui détermine si le matériau brûle facilement, moyennement, difficilement, ininflammable ou incombustible.

En ce qui concerne la résistance au feu, cette notion fait référence au temps durant lequel un élément de construction résiste à l’action d’un feu. Cette résistance est exprimée en temps, (½ h, 1h, 1h1/2, 2h, etc …) et est caractérisée par les critères de Pare Flamme (PF) ; Coupe Feu (CF) et Stable au feu (SF).

panneau01-300x110 feu

Dans le domaine de la construction et de la prévention des risques d’incendie et de panique dans les établissements recevant du public (ERP) il est bon de souligner que toutes les portes Coupe Feu sont en bois..!!! et les bâtiments, dont l’ossature est en bois lamellé collé, offre une Stabilité au Feu d’au moins ½ heure. Ces dispositions constructives sont d’ailleurs validées par les commissions de sécurité.

 Image de prévisualisation YouTube

En conclusion et en tant sapeur pompier, c’est donc une fausse idée de dire que les maisons en bois présentent un risque plus important en cas d’incendie par rapport à d’autre type de construction. Plus que la structure, c’est surtout le mobilier et autres matériaux fortement combustibles et toxiques qui sont aggravants dans un incendie. D’ailleurs au CANADA, pays ou la culture du risque y est la plus développée, ce type d’habitation y est courant, comme quoi…….    

Ganeeva-300x165 réaction

Pour plus d’information sur ce type de construction, vous pouvez consulter le site WWW.ganeeva .fr

Bruno


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